Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur ballet

Résultats avec Windows Live® Search

  • Ballet - Wikipédia

    Le ballet est un genre dramatique dont l'action est figurée par des pantomimes et des danses. Selon les époques, les pays et les courants, le spectacle chorégraphique peut ...

  • Opéra national de Paris

    Sous ces airs de comédie pastorale, La Fille mal gardée est le plus ancien ballet français connu à ce jour. La version de Frederick Ashton (1960), récemment entrée au ...

  • Ballet cité des Papes à Avignon, école de danse, auditions

    Le ballet cité des Papes accueille de jeunes danseurs issus du conservatoire de danse d'Avignon où ils suivent une formation chorégraphique pluridisciplinaire. Un tremplin vers ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

ballet

Article
Médias
Tchaïkovski, Casse-NoisetteTchaïkovski, Casse-Noisette
Plan de l'article
1

Présentation

ballet, genre de spectacle de danse né en Europe occidentale à la Renaissance.

La technique du ballet consiste en positions et mouvements stylisés, généralement exécutés sur pointes pour les femmes. Ils ont été élaborés et codifiés au cours des siècles, formant ce qu’on appelle le ballet académique. Celui-ci n’a cependant pas cessé d’évoluer, notamment au xxe siècle avec l’apport de la danse moderne. Ces pas ont été à l’origine codifiés en France, c’est pourquoi le français est la langue internationale du ballet. Un ballet associe habituellement à la danse une musique et, souvent, des décors et des costumes.

2

Technique et style

Dans la position de base du ballet académique, les jambes sont tournées vers l’extérieur depuis les hanches. Cette posture n’est pas propre au ballet européen : elle est aussi utilisée dans de nombreuses danses asiatiques, telles que le bharata natyam, une des danses classiques de l'Inde. Mais, dans le ballet européen, elle est systématique et s’est accentuée avec le temps jusqu’à atteindre maintenant 180 degrés. Cette position de base se diversifie en cinq positions élémentaires des jambes, appelées « première », « seconde », etc., auxquelles correspondent des positions des bras, tenus la plupart du temps allongés mais légèrement arrondis.

La danse classique privilégie la verticale. Tous les mouvements des membres partent de cet axe, c’est pourquoi le corps doit être bien centré et stable afin d’assurer la plus grande aisance possible. Cette recherche de verticalité implique une lutte contre la gravité, qu’illustrent notamment l’importance et la diversité des sauts compliqués de tours ou changements de pieds en l’air et de « batteries ». Traditionnellement, les sauts sont plutôt considérés comme l’apanage des hommes, du moins les plus difficiles.

La notion d’élévation ou de lutte contre la gravité culmine dans l’invention des pointes, au début du xixe siècle. Leur utilisation se généralise dans les années 1830-1840, après que la ballerine italo-suédoise Marie Taglioni a fait la démonstration des effets poétiques qu’elles permettent. Le travail des pointes est à quelques exceptions près exclusivement réservé aux femmes.

La ligne est un concept important. Il désigne le dessin que forme en silhouette le corps du danseur, immobile ou en mouvement. Si la beauté de cette ligne dépend en partie des caractéristiques physiques naturelles de chacun, l’exercice peut néanmoins l’améliorer. En danse classique, certaines positions respectives des bras, des jambes, de la tête et du torse sont recherchées pour leur caractère harmonieux, tandis que d’autres, tout à fait admises dans des genres différents, sont considérées comme inesthétiques. On préfère les mouvements amples des membres entiers à ceux de faible amplitude, limités à certaines parties du corps. Le ballet est souvent considéré comme caractérisé par les notions d’ouverture et d’élévation. Dans l’idéal, bras et jambes doivent donner l’impression de se prolonger jusqu’à l’infini.

3

Apprentissage

Il existe diverses méthodes, désignées selon le pays où elles ont été créées (russe, française) ou selon les maîtres qui les ont mises au point (le danseur italien Enrico Cecchetti ou le chorégraphe danois August Bournonville, par exemple). Leurs différences concernent le style d’exécution et la méthode d’enseignement, mais pas les mouvements enseignés en eux-mêmes.

L’âge le plus favorable pour commencer un apprentissage sérieux de la danse classique se situe entre 8 et 10 ans pour les filles, parfois un peu plus tard pour les garçons (à l’École de danse de l’Opéra national de Paris, les enfants, garçon ou fille, sont admis dès 8 ans). Plus jeunes, les enfants risqueent de souffrir de l’intensité du travail corporel que cette discipline exige ; plus âgés, ils perdent en souplesse. Les filles commencent généralement les pointes au bout de trois ans de pratique.

Pour conserver force et souplesse, tous les danseurs, quels que soient leur niveau et leurs capacités, suivent des cours quotidiennement. Ceux-ci commencent généralement par des exercices à la barre, une barre ronde horizontale dont s’aident les danseurs pour travailler leur équilibre. Ces exercices servent à chauffer et étirer les muscles, à assouplir les tendons et les articulations. Le cours se poursuit sans le support de la barre par des exercices dits « au milieu ». Ils commencent par un travail de maintien assez lent, destiné à développer le sens de l’équilibre et la fluidité des mouvements, et se poursuivent par des pas vifs : d’abord les petits sauts et la petite batterie, puis d’amples déplacements en longueur avec des pirouettes, des tours et des sauts plus élevés. Un cours dure en général une heure et demie.

Au fur et à mesure des progrès de l’élève, les exercices à la barre deviennent plus compliqués, mais toujours à partir des mêmes mouvements de base. Les enchaînements exécutés au milieu visent à améliorer la capacité de rapidité ou au contraire de lenteur ; plus longs et plus complexes, ils deviennent aussi de plus en plus exigeants physiquement. Par la suite, les danseurs continuent à suivre des cours davantage pour maintenir leur niveau que pour apprendre de nouveaux pas.

Parmi les figures les plus fréquentes, citons l’arabesque, dans laquelle le danseur tient une jambe tendue horizontale en arrière, et l’attitude qui consiste à lever une jambe en avant, en arrière ou sur le côté, en gardant le genou plié. Les tours comprennent notamment les différentes sortes de pirouettes, tours sur soi effectués sur une jambe, l’autre étant levée, et de fouettés, dans lesquels la jambe libre donne l’impulsion nécessaire. Parmi les sauts, on peut mentionner l’entrechat, saut vertical au cours duquel le danseur exécute un ou plusieurs battements de pieds avant de retomber sur le sol, et le jeté, saut d’un pied sur l’autre. Tous les pas et figures présentent de nombreuses variantes.

Les danseuses travaillent les pointes dans des cours à part. Dans d’autres, hommes et femmes apprennent à danser ensemble, notamment à réaliser les pas de deux. Certaines écoles enseignent également le mime et la pantomime, les gestes des mains conventionnels utilisés pour figurer l’action dramatique dans les ballets du xixe siècle comme Giselle et le Lac des cygnes. Cette gestuelle codifiée (on exprime, par exemple, une invitation à danser en faisant tourner les mains au-dessus de la tête) est moins réaliste que le genre de mime popularisé par l’artiste français Marcel Marceau.

4

Un exemple d’organisation hiérarchique du corps de ballet

L’organisation d’un corps de ballet classique répond à une hiérarchie rigoureuse, et codifiée depuis la fin du xviie siècle. L’École de danse de l’Opéra national de Paris maintient ainsi une hiérarchie très précise, où chaque grade correspond à une fonction déterminée. Le jeune danseur doit d’abord être admis au sein de l’école, par un concours : il intègre alors le quadrille (ensemble de huit ou seize danseurs figurants), puis le coryphée (ensemble de figurants mais pouvant danser de courts solos). Le danseur passe ensuite au grade de sujet, puis premier (ou première) danseur. Chacune de ces étapes est franchie par un concours. Le grade d’étoile est en revanche accessible sur seule nomination du directeur de l’opéra. Le rôle du maître de ballet, autrefois responsable des chorégraphies, des danseurs, des répétitions, et même parfois de la musique, se réduit aujourd’hui à un rôle de répétiteur quotidien.

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2009 Microsoft