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  • Julien GREEN

    Œuvres Discours et travaux académiques. Romancier, diariste, auteur dramatique: Biographie. Né à Paris, le 6 septembre 1900. Parents américains établis en France depuis ...

  • Julien Green

    Paris, 1900 - Paris, 1998. Société internationale d'études greeniennes (SIEG) Statut : Loi 1901 Création: 1993 Cotisation annuelle: 20 € ; 15 € (étudiant)

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Green, Julien

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Julien GreenJulien Green
Plan de l'article
1

Présentation

Green, Julien (1900-1998), écrivain américain d’expression française.

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La culpabilité

Né à Paris de parents américains établis en France depuis 1893, Julien Hartridge Green, bien qu’attaché à sa citoyenneté et à son identité américaines (ce sera un motif de sa démission de l’Académie française en 1997), écrit en français une œuvre souvent tourmentée dont la morale, la religion et la sexualité constituent les thèmes principaux. En effet, il est très tôt confronté à la contradiction entre une sorte de tentation de la foi et un désir inavouable et coupable.

Élevé dans le protestantisme par sa mère, c’est adolescent que Green, lorsqu’elle meurt, se convertit au catholicisme (1916). Mais, rendu à la vie civile après avoir servi sur le front durant la Première Guerre mondiale, il oscille bientôt entre aspirations religieuses et rejet de ses croyances : ses premières publications (Pamphlet contre les catholiques de France, 1924) et son expérience personnelle (il perd alors la foi, mais se convertit de nouveau en 1939) attestent ces déchirements. Son indécision face au catholicisme tient également à ses inclinations homosexuelles, qu’il décèle durant son premier séjour aux États-Unis (à l’université de Virginie, 1919-1922), dans le désir jamais dévoilé qu’il éprouve pour un condisciple. Dès lors, selon Jacques Petit, l’impossible aveu revient indéfiniment, sous diverses formes, dans l’œuvre de Green.

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Le chemin de foi

On peut distinguer trois moments dans ses écrits et ses obsessions : d’abord, jusqu’au début des années trente, l’atmosphère sombre des romans, Mont-Cinère (1926), Adrienne Mesurat (1927) et Léviathan (1928), s’accorde avec l’impuissance des personnages à la destinée dramatique, dans un mélange de réalisme psychologique et d’inspiration onirique. La relative sérénité de l’Autre sommeil (1930) et la désolation paroxystique qui transparaît dans Épaves (1932) assurent une transition entre la première et la deuxième période. Durant cette transition, qui s’achève au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Green publie peu, hormis la première sortie de son Journal (1938). Il alterne ensuite, dans des romans teintés de mysticisme (le Visionnaire, 1934 ; Minuit, 1936 ; Varouna, 1940), le réel pesant et les échappatoires qui permettent de le fuir. Enfin, à partir de son roman Moïra (1950), il réussit pour ainsi dire à transcender ses contradictions, notamment en écrivant pour le théâtre. Ses pièces, Sud (1953), l’Autre (1971), et surtout Chaque homme dans sa nuit (1960), signalent alors une évolution vers une réconciliation interne, à la lumière de la foi retrouvée.

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La réconciliation

Prolixe, Green écrit jusqu’à sa mort. Durant le dernier quart du siècle, il publie romans (le Mauvais Lieu, 1977), récits pour enfants (la Nuit des fantômes, 1976), nouvelles (Histoires de vertige, 1984), biographie (Frère François, 1983), correspondance (avec Jacques Maritain, 1979). Il s’intéresse également à ses origines américaines, qui lui fournissent la matière d’une saga sudiste (les Pays lointains, 1987 ; les Étoiles du Sud, 1989 ; Dixie, 1995). Enfin, son Journal ne cesse de s’enrichir (le seizième et dernier volume paraît en 1996) et son autobiographie, commencée en 1963 avec Partir avant le jour, s’achève par la Fin d’un monde (1992).

Face aux contradictions qui l’obsèdent, la constante recherche de la vérité semble correspondre chez Green à un impératif. C’est la fiction, par la transposition qu’elle nécessite, qui lui permet d’atteindre un tel but. Toute son œuvre en témoigne, jusqu’aux dernières années qui sont celles de la sérénité, de la réconciliation, en quelque sorte de la vie éternelle, autrement dit — c’est le titre de son dernier ouvrage — de la Jeunesse immortelle (1998).

Élu à l’Académie française en 1971 au fauteuil de François Mauriac, Julien Green en a symboliquement démissionné en 1997 par une lettre au secrétaire perpétuel Maurice Druon, qui a suscité quelques remous.

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