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ItalieArticle
Plan de l'article
Il reste un nombre limité de marmottes, de chamois et de bouquetins dans les Alpes (Parc national du Grand Paradis). L’ours ne subsiste plus que dans le Parc national des Abruzzes (Apennins centraux) créé en 1923 et s’étendant sur 40 000 ha. Le mouflon peuple le massif du Gennargentu, en Sardaigne. Le loup reste le prédateur caractéristique de la chaîne des Apennins et des Abruzzes. Les sangliers abondent dans les zones montagneuses. Le milan, oiseau prédateur, est typique du bassin méditerranéen.
Les chaînes montagneuses des Alpes et des Apennins morcellent et cloisonnent le territoire. L’Italie doit faire face à plusieurs problèmes naturels. Des maladies, telles que le paludisme, sévissent parfois dans les régions lacustres et les marais. Les tremblements de terre ont fréquemment ravagé l’Italie, 5 000 secousses sismiques ont eu lieu depuis l’Antiquité ; le tremblement de terre de Messine, en 1908, fit 100 000 victimes. Le pays doit également faire face aux glissements de terrain massifs, qui créent des difficultés de circulation, et aux crues des fleuves, qui provoquent parfois des inondations. Enfin, les volcans, résultats de l’activité du Quaternaire, sont présents dans le sud du territoire. Certains sont encore actifs : l’Etna (3 323 m), en Sicile ; le Stromboli, surnommé le « fanal de la Méditerranée » au nord-ouest du détroit de Messine, dans les îles Éoliennes et le Vulcano.
Le treizième recensement, effectué en octobre 1991 dénombrait une population de 56,7 millions d’habitants. En 2008, la population était estimée à 58,1 millions d’habitants, soit une densité de 197,8 habitants au km2. L’occupation du territoire n’est pas homogène. Pourtant, le flux migratoire important entre le Sud et le Nord (2,8 millions de migrants de 1950 à 1970) tend à se stabiliser et la répartition entre les deux régions, à s’équilibrer. Il subsiste encore de fortes densités dans le Nord, comme en Lombardie (394 habitants au km²) ou en Ligurie (294 habitants au km²), mais également dans le Mezzogiorno, notamment en Campanie (426 habitants au km²). Le phénomène provient plutôt de l’exode rural : les littoraux se peuplent, les métropoles industrielles du Nord, comme Milan, Turin et Gênes, grossissent. Alors qu’elle détenait, jusqu’aux années 1970, un taux de natalité important, l’Italie connaît depuis le début des années 1990 une relative stagnation démographique (0,6 p. 100 pour la période 1990-1995, -0,02 p.100 en 2008. L’infléchissement de la courbe démographique s’explique par une diminution du taux de natalité (8,4 p. 1 000 en 2008), résultant d’une baisse de l’indice de fécondité, passé de 1,92 en 1975 à 1,30 nombre en 2008 et d’une augmentation du nombre des avortements (231,7 p. 1 000 en 1994), très sensible dans le Nord (275,9 p. 1 000). Mais il provient également d’une modification du modèle familial italien, changement amorcé dès les années 1950 avec le passage d’une tradition agricole (structure patriarcale) à une industrie puissante (structure urbaine). La famille moyenne a ainsi chuté de 4 membres en 1951 à 3,3 membres en 1971, puis à 2,8 membres en 1991. Cette évolution est d’ailleurs plus remarquable dans le Nord, par exemple, dans le Piémont (2,5) ou en Ligurie (2,4). Dans le même temps, le nombre des cellules familiales s’est accru (11,8 millions en 1951 contre 19,7 millions en 1991) alors qu’on se marie moins (291 607 unions en 1994 contre 395 000 en 1970) et que la cellule familiale s’est fragilisée comme le prouvent, en 1994, les séparations dites légales (90 p. 1 000 habitants) et les divorces (48,1 p. 1 000 habitants). Malgré une croissance démographique très faible, l’accroissement naturel demeure significatif en raison d’un recul sensible de la mortalité, notamment infantile (de 18 p. 1 000 à 8 p. 1 000 en vingt ans), et de l’augmentation de l’espérance de vie (80,1 années en 2008 contre 73,6 ans en 1975). Il en résulte un vieillissement général : 15 p. 100 des Italiens ont moins de 15 ans et 20 p. 100 ont plus de 65 ans en 2008. Les conséquences en sont les mêmes que dans les autres pays développés confrontés à cette évolution et posent les problèmes du financement du système de sécurité sociale, du versement des retraites, etc. L’Italie fut longtemps réputée pour être un réservoir de main-d’œuvre, comme le prouvent ses nombreux émigrants vers l’Amérique mais aussi vers l’Europe (3 millions entre 1946 et 1978). Voir Émigration. Cet exode massif, inauguré au xixe siècle, a permis à de nombreux Italiens de s’établir et de constituer d’importantes communautés à l’étranger : aux États-Unis (15,5 millions), en France (1,53 million), en Amérique du Sud (36,82 millions) et particulièrement au Brésil (22,75 millions) et en Argentine (15,88 millions). Cependant, depuis 1975 et les effets du premier choc pétrolier de 1973, le mouvement inverse s’est produit : les émigrés ont commencé à rentrer alors que ceux qui partaient étaient moins nombreux. L’Italie est maintenant devenue, de même que la France ou l’Allemagne, un pays d’immigration. L’immigration clandestine existe mais est difficilement chiffrable, d’autant que l’Italie, comme l’Espagne, est un pays de transition vers la France et l’Europe du Nord. Cependant, devant l’afflux d’immigrés illégaux dans les années 1990, l’Italie a dû adopter une nouvelle politique d’immigration qui a entraîné un contrôle plus efficace (juillet 1998). Plus de 250 000 clandestins ont été régularisés en février 1999. La population immigrée légale provient surtout du bassin méditerranéen (Afrique du Nord, pays slaves) mais aussi de l’Est (Pologne), d’Asie (Philippine, Chine) ou d’Afrique (Éthiopie, Nigeria, Sénégal).
L’Italie comprend 20 régions : 15 régions de statut ordinaire et 5 régions de statut spécial (Sicile, Sardaigne, Trentin-Haut-Adige, Frioul-Vénétie-Julienne, Val d’Aoste) en raison de leurs caractéristiques ethniques, géographiques et linguistiques. Ces régions sont ensuite divisées en 103 provinces, puis en communes (8 102), dont 1 546 en Lombardie. La plus grande région est la Sicile (8,5 p. 100 du territoire) et la plus petite, le Val d’Aoste (1,1 p. 100). Sur le plan économique, l’Italie est traditionnellement divisée en trois grandes régions. Le Nord : Val d’Aoste, Piémont, Lombardie, Ligurie, Trentin-Haut-Adige, Vénétie, Frioul-Vénétie-Julienne, Émilie-Romagne. Le Centre : Toscane, Ombrie, Marches, Latium. Le Sud, ou Mezzogiorno : Abruzzes, Molise, Campanie, Pouilles, Basilicate, Calabre et les deux principales îles, Sardaigne et Sicile. Le Nord, où se concentre l’industrie avec la plaine padane, domine en contribuant à 54,1 p. 100 du produit intérieur brut (PIB), suivi par le Mezzogiorno (24,8 p. 100) et le Centre (21,1 p. 100). Cependant, la disparité qui existait entre ces extrêmes s’amenuise. Ainsi, au niveau commercial, si le Nord reste le plus actif (70,5 p. 100 des exportations), le Sud est passé de 8,7 à 9,2 p. 100. Une région comme les Abruzzes a même enregistré une progression de 54,4 p. 100 en 1995. Démographiquement, le Nord arrive en tête avec 44,36 p. 100 de la population répartis sur 35,81 p. 100 du territoire, soit 236,75 habitants au km2. Le Centre suit (19,04 p. 100 des habitants et 19,37 p. 100 de la surface habitée, soit 187,97 habitants au km2) et le Sud arrive en dernière position (36,6 p. 100 des Italiens sur 44,82 p. 100 du pays, soit 156,06 habitants au km2). Cette situation trouve son origine dans l’exode rural qui frappe depuis 1945 les régions du Sud, à vocation agricole.
Entre les années 1960 et 1980, 5 millions de personnes ont quitté la campagne. En 2005, avec un taux d’urbanisation de 67,5 p. 100, contre 65,6 p. 100 en 1975 et 64,3 p. 100 en 1970, les Italiens montraient leur attachement à la ville. Cette importance n’est pas seulement due à des raisons économiques mais aussi à une longue tradition citadine. En effet, l’Italie abrite de grandes métropoles et des villes moyennes très actives, héritières des cittadine d’autrefois, et de ce fait plus aptes à accueillir l’afflux massif des émigrants intérieurs. Les villes de plus de 300 000 habitants en 2007 se répartissent de la façon suivante. Au Nord : Milan (1 303 437 habitants), capitale économique du pays qui doit sa fortune à sa position privilégiée de débouché sur les pays alpins et danubiens ; Turin (900 569 habitants), nœud de communications et centre industriel important ; Gênes (615 686 habitants), premier port d’Italie et métropole commerciale ; Bologne (373 026 habitants), à la fois marché agricole, ville universitaire et centre de transit ferroviaire majeur. Au Centre : Rome, capitale politique, qui reste la plus grande ville d’Italie (2 705 603 habitants) avec ses trois pôles d’activité majeurs : le tourisme, la vie administrative et la vie religieuse ; Florence (365 966 habitants), cité culturelle, commerciale, industrielle et centre de communications important. Au Sud : Naples (975 139 habitants), port le plus actif de l’Italie méridionale ; Bari (325 052 habitants), où se tient la foire annuelle du Levant ; Palerme (666 552 habitants), capitale et port principal de la Sicile ; Catane (301 564 habitants), centre de manufacture et de commerce de la Sicile.
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