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Italie

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Italie : drapeau et hymneItalie : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.3. 5

Partis politiques et syndicats

La crise politique des années 1990 a bouleversé le paysage politique italien. En janvier 1994, la Démocratie chrétienne (DC), qui dominait la vie politique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, exsangue, se transforme en Parti populaire italien (PPI). De nouvelles formations apparaissent, de tendance populiste, reflet des disparités économiques et politiques du pays : Forza Italia (« Allez l’Italie ») de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord (fédéraliste) d’Umberto Bossi. Avec l’Alliance nationale (néofasciste, issu du Mouvement social italien) de Gianfranco Fini, ces deux partis forment un groupement de droite, l’Alliance de la liberté, qui remporte les élections de mars 1994, mais est battue le 21 avril 1996 par le Parti démocratique de la gauche (PDS) de Massimo D’Alema, issu de la transformation du Parti communiste.

L’Olivier, une coalition dirigée par Romano Prodi et rassemblant le PDS, Refondation communiste (RC) de Fausto Bertinotti, le PPI et les Verts (VERDI), accède au pouvoir en 1996. En mai 2001, la Maison des libertés, coalition formée par Forza Italia, la Ligue du Nord et Alliance nationale, remporte les élections législatives et Silvio Berlusconi redevient président du Conseil. En 1998, la fusion du PDS avec plusieurs petits partis donne naissance aux Démocrates de gauche (DS). En 2002, le PPI donne naissance, là aussi à la suite de fusions, à Démocratie et liberté-La Marguerite (MARGH). Citons également les Sociaux-démocrates italiens (SDI), le Parti des communistes italiens (CI), le Nouveau parti socialiste italien (NPSI) et l’Union des démocrates du centre (UDC). En 2006, Romano Prodi mène à la victoire aux élections générales une vaste coalition de centre-gauche, baptisée l’Unione.

Contrairement aux autres pays européens, le taux de syndicalisation reste important en Italie. En effet, trois syndicats regroupent à eux seuls 9 millions d’actifs : la Confederazione generale italiana del lavoro (« Confédération générale italienne du travail »), ou CGIL, contrôlée par les communistes (environ 4,6 millions de membres), la Confederazione italiana sindacati lavoratori (« Confédération italienne des travailleurs »), ou CISL, centriste (environ 3 millions d’adhérents) et l’Unione italiana del lavoro (« Union italienne du travail »), ou UIL, (1,4 million de membres). Les accords entre les syndicats et les entreprises fixent le montant des salaires dans tous les secteurs de l’économie.

3.3. 6

Défense nationale

L’Italie est membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) depuis sa création. En 2004, les effectifs des forces armées permanentes se répartissaient ainsi : 112 000 hommes dans l’armée de terre, 45 875 dans l’armée de l’air et 34 000 dans la marine. Le budget alloué à la défense représentait 1,9 p. 100 du produit intérieur brut (PIB). Le service militaire, obligatoire pour les hommes, dure un an.

3.4

Langues et religions

3.4. 1

Langues

La langue officielle parlée par la majorité de la population est l’italien. Elle appartient au groupe des langues romanes et à la famille des langues indo-européennes.

Le pays compte certaines minorités ethniques qui, par définition, se distinguent par une langue et une culture propres. Il existe 11 groupes principaux pour environ 2 millions de personnes.

La présence de l’albanais remonte à environ 400 apr. J.C., avec l’arrivée des premiers Albanais en Molise. Sous ses deux formes (arberesh italien et skipetar d’Albanie), cette langue concerne 45 communes et parties de communes rassemblant 80 000 personnes dans le Sud (Abruzzes, Sicile, Calabre, Pouilles, Campanie, Basilicate, Molise) et 50 000 dans le reste du pays.

Le catalan est parlé par 20 000 résidents du nord-est de la Sardaigne. Sa présence date du début de la domination de l’île par les Aragonais (xiiie siècle).

La langue sarde est l’apanage de la Sardaigne (1,2 million de personnes). Les autres langues minoritaires sont l’allemand (Trentin, régions frontalières de la Suisse et de l’Autriche), l’occitan (Piémont, Ligurie), le français (Val d’Aoste), le ladin (Trentin), le slovène (Frioul-Vénétie-Julienne), le grec (Pouilles, Calabre) et le serbo-croate qui se concentre sur 68 km2 (Molise). Enfin, le provençal est parlé par 90 000 personnes établies depuis les xiiie et xive siècles (Val d’Aoste, nord du Piémont).

3.4. 2

Religions

Le catholicisme est dominant (83,7 p. 100 des Italiens). Il fut longtemps religion d’État, et ce n’est qu’en 1984 qu’un concordat a mis fin définitivement à sa position prééminente. L’État n’a plus en charge l’instruction religieuse, facultative dans les écoles primaires et secondaires publiques. Comme dans beaucoup de pays européens, la pratique religieuse décline : aujourd’hui tout juste 25 p. 100 des Italiens vont à la messe régulièrement. La Constitution garantit la liberté de culte.

Les religions minoritaires principales sont le protestantisme, le judaïsme et l’islam.

3.5

Éducation

Gratuite et obligatoire pour les enfants de six à quatorze ans, l’éducation bénéficie de 4,7 p. 100 du PIB. En 2002–2003, la scolarisation du deuxième degré était assurée à 99 p. 100 et celle de l’enseignement supérieur à 57 p. 100. Le taux d’alphabétisation avoisinait 98,8 p. 100 en 2005.

Environ 92 p. 100 des écoles primaires sont publiques. L’enseignement élémentaire se déroule sur cinq ans, celui du cours moyen sur trois ans. Le secondaire dure huit ans et conduit à une formation professionnelle ou à l’université. Les élèves ont également accès aux instituts d’art et aux conservatoires de musique. La formation professionnelle couvre, entre autres secteurs, l’industrie et l’agriculture.

Les effectifs des 20 361 écoles primaires s’élèvent à 262 675 enseignants pour 2,81 millions d’élèves. Les 10 030 collèges d’enseignement secondaire accueillent environ 2,5 millions d’élèves et près de 2,8 millions de jeunes fréquentent le lycée.

L’enseignement supérieur est assuré par 32 universités ou instituts universitaires. Les universités relèvent de l’État, à l’exception des universités libres, comme la « Bocconi » de Milan, et les universités confessionnelles, comme l’université du Sacré-Cœur, toujours à Milan. Six universités italiennes ont été fondées au xiiie siècle et cinq autres au xive siècle. L’université de Bologne (xie siècle) est la plus ancienne du pays. L’université de Rome, la plus grande université d’Italie, accueille un effectif de 180 000 étudiants. Les autres établissements d’enseignement supérieur notables sont situés à Bari, Florence, Gênes, Milan, Padoue, Pérouse, Pise, Sienne et Trieste.

Le système éducatif italien a fourni de nombreux pédagogues de renommée comme Maria Montessori et a encouragé le déroulement d’expériences éducatives comme l’instruction télévisée pour adultes.

3.6

Arts et vie culturelle

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