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ItalieArticle
Plan de l'article
L’histoire culturelle est très riche et de nombreux sites regroupent les trésors de l’art italien. L’École française de Rome, créée en 1873, permet de propager la connaissance de la civilisation latine. Les métropoles possèdent des bibliothèques nationales : la Bibliothèque nationale de Naples abrite une précieuse collection de livres et de manuscrits, la Bibliothèque nationale centrale de Florence contient environ 4 millions d’ouvrages. La célèbre bibliothèque Ambrosienne, fondée en 1609, est située à Milan. De nombreux musées et palais possèdent de magnifiques collections d’art. Ainsi, le Musée national étrusque de la Villa Giulia, la galerie Borghèse, la galerie Doria-Pamphilj, la galerie Spada, la Galerie nationale d’Art antique du palais Barberini et les musées capitolins sont situés à Rome. La cité du Vatican conserve également de multiples œuvres réparties entre la basilique Saint-Pierre, la chapelle Sixtine et les musées du Vatican. Venise abrite les gallerie dell’Accademia ; Florence, la galerie des Offices, le palais Pitti, le Musée national du Bargello et la galleria dell’Accademia ; Milan, le château Sforza ; Naples, le Musée archéologique national regroupant les découvertes des fouilles effectuées à Pompéi et à Herculanum. Le cinéma, le théâtre et l’opéra occupent une place d’importance dans la culture italienne. Le théâtre italien a longtemps été marqué par les comédies populaires de la commedia dell’arte qui a influencé l’art théâtral européen et fut à l’origine de la Comédie-Italienne française. Depuis le xviiie siècle, le théâtre lyrique et l’opéra sont représentés sur la scène de la Scala à Milan, au théâtre de la Fenice à Venise et au théâtre San Carlo à Naples. Le cinéma italien, et particulièrement le néoréalisme et les œuvres de Federico Fellini, est symbolisé par le célèbre complexe de Cinecittà, construit en 1937 à Rome. Enfin, les cités italiennes abritent un grand nombre de trésors de l’architecture, de la sculpture et de la peinture. Citons, entre autres, les vestiges de l’Antiquité romaine tels que le Forum, le Panthéon ou le Colisée de Rome ; le Dôme de Florence, cathédrale gothique ; ou la basilique Saint-Marc de Venise. Voir aussi cinéma italien ; littérature italienne ; Renaissance ; art de la Renaissance ; musique de la Renaissance ; art romain ; mythologie romaine ; art roman.
Depuis l’abolition, en 1976, du monopole d’État sur la radiodiffusion et la télédiffusion, le nombre de stations de radio et de télévision est passé de moins d’une centaine à plus de mille. En même temps, les journaux et les magazines, surtout nationaux, ont décliné. Cependant, le poids des publications nationales, régionales et locales, dont celles des partis politiques et de l’Église, demeure important dans le pays. Le Corriere della Sera, à Milan et la Stampa, à Turin, figurent parmi les quotidiens nationaux les plus influents.
Pays essentiellement agricole avant la Seconde Guerre mondiale, l’Italie est devenue en quarante ans une puissance industrielle. Ce redressement spectaculaire s’est caractérisé par une véritable fièvre économique de 1960 à 1963, avant une période de crise, elle-même suivie par une stimulation de la croissance économique. L’Italie est un pays d’économie de marché, malgré une participation publique majoritaire dans de nombreuses entreprises commerciales et industrielles, comme dans le secteur pétrolier. L’État reste propriétaire de tout ou partie des principaux réseaux de transports et de télécommunications. Pourtant, une série de privatisations, bien accueillie par les financiers, s’est opérée à partir de 1994. Les deux principaux problèmes économiques de l’Italie sont le déséquilibre économique entre le Nord et le Sud et le poids de la dette publique. Le décalage structurel et les écarts traditionnels de richesses entre le Nord et le Sud demeurent : la Lombardie, la Vénétie et l’Émilie-Romagne se partagent 35 p. 100 du potentiel économique italien. Mais, dans le Sud, où le taux de chômage dépasse souvent les 20 p. 100 — contre une moyenne nationale de 8 p. 100 (2004) — la pauvreté touche 68 p. 100 des habitants, et 20 p. 100 des foyers vivent en dessous du minimum vital. Dans ce contexte difficile, certains sont tentés par les gains illicites et rapides des organisations criminelles telles que la Mafia sicilienne, la Camora napolitaine ou la N’drangheta calabraise. La lutte contre la pauvreté demeure donc une priorité. Rome doit supporter le poids d’une dette publique écrasante. À la fin des années 1980, le budget annuel de l’Italie comportait environ 362,4 milliards de dollars de recettes et quelque 450,7 milliards de dollars de dépenses. L’État fut contraint de réduire cette dette en vue de respecter le traité de Maastricht. Ainsi, après un taux de 6,6 p. 100 en 1996, le déficit budgétaire a été régulièrement réduit pour atteindre 2,4 p. 100 en 2003. Mais la dette publique italienne continue de représenter en 2003 plus de 106 p. 100 du PIB contre 64 p. 100 en moyenne pour le reste de l’Union européenne. Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie s’élevait à 1 851 milliards de dollars en 2006. Pour la période 1990-2003, son taux de croissance est de 1,6 p. 100. Le taux de chômage (9 p. 100 de la population active en 2002) demeure élevé en raison des suppressions d’emploi dans l’industrie et dans l’administration. La bataille contre l’inflation paraît bien engagée ; le taux continue de baisser : il est passé de 16,9 p. 100 en 1975 à 5,9 p. 100 vingt ans plus tard et à 2,5 p. 100 en 2002. Malgré des résultats qui ont permis le passage à l’euro, le spectre de la récession préoccupe toujours les autorités italiennes.
En 2006, l’agriculture représentait 2,1 p. 100 du PIB et employait 4,2 p. 100 de la population active. La balance agricole est très déficitaire : - 4,4 milliards d’euros en 2002. Pourtant, la diversité des climats, des sols et de l’altitude permet une mise en culture de produits variés sur environ 58 p. 100 du territoire. En 2006, la principale culture était celle du maïs avec 9,7 millions de tonnes. La viticulture italienne (8,3 millions de tonnes) était la première au monde, devant celle de la France. Parmi les cultures arboricoles prédominantes on trouve la pomme, la figue, la datte, la noix et les agrumes, notamment l’orange. L’Italie est également un des plus gros producteurs d’oléagineux du monde, et le deuxième producteur mondial d’huile d’olive derrière l’Espagne, ainsi qu’un gros producteur de tabac (120 000 t). La production laitière est importante. Il existe environ 50 variétés de fromages italiens, dont le gorgonzola, les pecorini, le grana padano, le parmigiano reggiano, la mozzarella di bufala (au lait de bufflonne). En revanche, l’élevage global est restreint : l’Italie possédait, en 2006, 6,25 millions de bovins, 205 000 buffles, 7,95 millions d’ovins et 9,20 millions de porcins. La principale région agricole est la plaine padane. Les plaines encaissées entre les Apennins et le littoral sont également exploitées. L’exploitation forestière est peu développée. La plupart des forêts, situées dans les Alpes et les monts Apennins, ont été surexploitées dès l’Antiquité, puis au cours du xixe siècle. Le cubage annuel de bois représentait 8,6 millions de m³ en 2006. De même, l’industrie de la pêche (thon, sardine) ne participe que très peu à la production nationale du secteur primaire (480 921 tonnes (2005)).
En 2006, le secteur secondaire représentait 26,6 p. 100 du PIB et occupait 30,7 p. 100 de la population active.
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