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Italie

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Italie : drapeau et hymneItalie : drapeau et hymne
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4.3. 1

Exploitation minière et énergie

L’industrie extractive participe faiblement au PIB, ce qui oblige l’Italie à importer notamment du fer pour ses aciers fabriqués principalement dans le Nord. Mais certains minerais sont extraits en quantité : zinc, plomb, magnésium, barytes et bauxite. La production de combustibles fossiles localisés dans la plaine padane, à Gênes, à Naples, à Tarente, en Sicile et en Sardaigne s’élevait pour 2003 à 35 millions de barils par an de pétrole et à 13,6 milliards de m3 de gaz naturel.

L’Italie importe la majeure partie de son énergie et dépend de l’extérieur pour le gaz, le charbon et le pétrole. Environ 82 p. 100 de sa production annuelle d’électricité (270,1 milliards de kWh en 2003) vient des centrales thermiques fonctionnant au gaz naturel, au pétrole, au charbon ou au lignite, et le reste provient des centrales hydrauliques. Les équipements sont disséminés à travers tout le pays : Nord, Latium, Ombrie, Calabre, Sardaigne, etc. En 1988, les centrales nucléaires de Trino et de Caorso ont été fermées.

4.3. 2

Industries

Après la Seconde Guerre mondiale, les industries ont connu une expansion rapide. Entre 1960 et 1980, le secteur a accru ses effectifs de 53 p. 100, faisant de l’Italie le 6e pays industriel du monde. Dépourvue de matières premières, l’Italie s’est orientée vers le domaine manufacturier et plus précisément vers la transformation des produits de base, notamment le secteur des machines qui totalise 34 p. 100 de la valeur ajoutée du secteur industriel. La structure des entreprises est en général petite ou moyenne. Environ 90 p. 100 de ces entreprises comptent moins de 100 salariés et elles sont, pour la plupart, engagées dans les échanges avec l’étranger.

La production chimique, également importante, inclut l’acide sulfurique, l’ammoniaque et la soude caustique. Les autres industries majeures sont l’acier, l’aluminium, le caoutchouc, l’outillage lourd, les appareils électriques (surtout les appareils ménagers) et les produits agroalimentaires (en particulier les pâtes alimentaires). La production annuelle d’automobiles a atteint 1,3 million de véhicules en 2003.

Gênes, Milan, Rome et Turin demeurent les centres majeurs du secteur secondaire.

4.4

Secteur tertiaire

En 2006, le secteur tertiaire représentait 71,4 p. 100 du PIB et employait environ 65,1 p. 100 de la population active.

4.4. 1

Monnaie et finances

La lire italienne (lira), divisée en cent centisimi, instituée en 1862, était l’unité monétaire du pays, jusqu’à l’entrée en vigueur de la monnaie unique européenne. Le 1er janvier 2002, l’euro est devenu la monnaie officielle de l’Italie, selon le taux de conversion suivant : 1 euro = 1936,27 lires. Les faces nationales des pièces en euros émises en Italie, toutes différentes, représentent le Castel del Monte, dans les Pouilles, le Môle d’Antonelli à Turin, le Colisée de Rome, la Naissance de Vénus de Botticelli, l’Homme en marche de Boccioni, la statue équestre de l’empereur Marc Aurèle, l’Étude de proportions de Léonard de Vinci et le portrait de Dante par Raphaël.

La Banque d’Italie — banque émettrice qui contrôle le crédit — est une institution publique, possédant une succursale dans chaque province. Il existe aussi un grand nombre de banques privées. Dans le cadre de la marche de la Communauté européenne (aujourd’hui Union européenne) vers la libre circulation des capitaux en Europe et de la future union monétaire, la loi bancaire de 1990 a introduit de nombreux changements dans le système bancaire italien en réduisant le contrôle de l’État sur les banques et sur les mouvements des capitaux extérieurs et étrangers. La loi Baratta de 1994 est venue compléter la législation en matière d’investissements étrangers. Milan et Rome sont les places financières les plus importantes du pays.

4.4. 2

Transports

L’Italie possède l’une des plus grandes flottes marchandes du monde. Gênes, Trieste, Tarente et Venise comptent parmi les principaux ports du pays.

L’Italie possède un réseau ferroviaire de 16 751 km de long, géré par l’État à 80 p. 100, et dont plus de la moitié est électrifié. Le réseau routier du pays couvre 484 688 km, dont 6 500 km de liaisons autoroutières et 45 000 km de voies rapides. Un des plus longs tunnels routiers du monde, celui du Mont-Blanc (12,6 km) inauguré en 1965, relie l’Italie à la France. Après un incendie meurtrier (quarante et un morts) en mars 1999, le tunnel a été fermé pour une durée indéterminée, entraînant de sérieux problèmes de trafic routier dans la région. Les deux pays communiquent également par le tunnel routier du col de Fréjus, ouvert en 1980.

Alitalia, la compagnie aérienne nationale, dessert aussi bien l’intérieur du pays que l’étranger. L’aéroport le plus actif du pays est l’aéroport Leonardo-da-Vinci de Rome-Fiumicino. Cependant, l’aéroport de Malpensa, près de Milan, est le plus grand aéroport international d’Italie.

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