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forme (musique)

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Greensleeves, air shakespearienGreensleeves, air shakespearien
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1

Présentation

forme (musique), structure ordonnée des éléments musicaux. Au sens large, la forme musicale ne se réduit pas à une série structurée de parties, mais correspond à l'organisation de la mélodie, du rythme, de l'harmonie, mis en œuvre par le compositeur.

2

Structure des différentes parties

Les parties d'une composition peuvent être associées entre elles de quatre manières différentes, les trois premières utilisant le principe de la répétition : (1) répétition exacte ; (2) variation (répétition avec certaines modifications, comme l'ornementation de la mélodie ou l'altération de l'harmonie ou du rythme) ; (3) développement (des éléments de la partie initiale, tels qu'un fragment mélodique ou un rythme, sont extraits et combinés de manières différentes pour créer une nouvelle partie) ; (4) contraste (la nouvelle partie est complètement différente de la précédente). Ces relations constituent la base des formes musicales, qu'elles soient universelles ou spécifiques à des cultures ou à des périodes particulières.

2.1

Répétition et variation

Parmi les structures les plus simples se rangent les formules répétitives du chant grégorien et de nombreux chants traditionnels. Dans la forme strophique, la musique est répétée à chaque strophe d'une chanson ; dans la variation strophique, la musique varie à chaque strophe. En musique instrumentale, cette dernière méthode donne la forme de variation, comme les variations Ah, vous dirais-je maman, de Wolfgang Amadeus Mozart. Toutefois, les variations ne sont pas nécessairement fondées sur une mélodie complète. Souvent, l'élément unificateur est fourni par une série d'accords ou par un court motif. Par exemple, en jazz, les improvisations sont des variations qui s'adaptent aux harmonies d'une mélodie donnée.

Dans certaines mélodies non occidentales fondées sur des modes, comme le raga, en musique indienne et le maqam, en musique islamique, les variations prennent la forme d'improvisations sur les motifs et sur les structures spécifiques aux modes respectifs. Les formes musicales de la passacaille et de la chaconne fonctionnent de manière similaire à l'improvisation de jazz : une ligne de basse associée à des harmonies est répétée de manière continue sous la mélodie qui varie en permanence.

2.2

Formes contrastantes

De nombreuses formes musicales s'appuient sur le contraste et sur la répétition. La forme binaire se compose de deux parties contrastantes constituant un sujet et un contre-sujet. La structure peut être très simple ou compliquée par la répétition, comme dans une ballade médiévale, ou par la variation. La forme binaire est fréquente dans la musique baroque (v. 1600-1750), où la structure implique un changement de tonalité : la partie A commence dans une tonalité donnée et se termine dans une autre ; la partie B commence dans la nouvelle tonalité et revient à la tonalité initiale. Chaque partie est répétée, ce qui donne la structure AA BB.

Les chansons adoptent souvent la forme ABA (forme ternaire). Dans les arias da capo de l'opéra des XVIIe et XVIIIe siècles, la structure était ABA, c'est-à-dire que le chanteur exécutait une improvisation à la reprise de la partie A. Ensuite, aux XVIIIe et XIXe siècles, le menuet et le mouvement de scherzo de la sonate, de la symphonie ou de toute autre œuvre à plusieurs mouvements furent composés dans la forme ABA : un menuet initial ou scherzo, suivi d'une partie contrastante (trio), à laquelle succède la répétition du menuet. Il s'agit également d'un exemple de forme à niveaux hiérarchiques, puisque dans ce plan ABA chaque menuet ou chaque scherzo est lui-même construit sur un schéma binaire.

Une variante de la forme ternaire est la forme AABA, très courante dans les chansons populaires du XXe siècle. Dans cette forme, qui est celle de Au clair de la lune, la partie B est appelée le pont. La chanson I Want to Hold Your Hand de John Lennon et Paul McCartney, avec sa forme AA BA BA, illustre la manière dont les compositeurs étendent les schémas de base.

La modification des parties contrastantes a abouti à des formes comme le rondo et le ritornello que l'on rencontre dans les concertos. Dans ces derniers, la partie ritornello revient périodiquement. Les rondos, courants dans la musique des XVIIIe et XIXe siècles, présentent des structures diverses comme ABACA, ABACADA et ABACABA.

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