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Résultats avec Windows Live® Search Burke, EdmundArticle
Burke, Edmund (1729-1797), homme politique et théoricien britannique, dont la critique de la Révolution française apparaît comme le fondement du conservatisme européen moderne. Né à Dublin (République d’Irlande) il devient avocat. Il s’oppose à la philosophie des Lumières, estimant que le déroulement de l’Histoire ne peut être ni compris ni jugé à l’aune de la seule raison. Il exprime cette opposition dès son premier texte, Vindication of Natural Policy (1756). Publié à titre anonyme, cet ouvrage a un retentissement considérable tout comme Philosophical Enquiry into the Origin of our Ideas of the Sublime and Beautiful (Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, 1757). Fondateur de l’Annual Register, annuaire politique britannique, en 1758, Burke s’engage dans le combat politique après l’accession au trône de George III (1760). Le souverain, décidé à rétablir pleinement les prérogatives royales entamées par la seconde révolution d’Angleterre (1688-1689), a mis fin au long gouvernement des whigs, antiabsolutistes et représentants de l’aristocratie foncière. Burke est élu à la Chambre des communes et devient l’un des leaders des whigs. En 1770, il publie Thoughts on the Cause of the Present Discontents (Considérations sur la cause des mécontentements actuels), dénonçant la politique réactionnaire du gouvernement. La guerre de l’Indépendance américaine, puis la Révolution française sont pour Burke l’occasion de formuler sa théorie politique. Il défend une politique libérale, favorable aux revendications des colons anglais d’Amérique, appelant la Couronne à la conciliation. Mais il s’élève contre la Révolution française et ses partisans en Grande-Bretagne, position qui entraîne sa rupture avec les whigs. L’ouvrage Reflections on the Revolution in France (Réflexions sur la Révolution française, 1790), lu dans toute l’Europe, le pose en défenseur de l’ordre établi, produit du droit naturel que le rationalisme n’est pas en mesure de modifier. Burke critique l’œuvre législative des révolutionnaires, fondée sur des principes abstraits. Pour lui, le travail du législateur doit s’adapter au caractère de chaque nation et aux circonstances réelles. Soulignant avec Aristote la « ressemblance frappante » de la démocratie avec la tyrannie, Burke prédit que le mouvement révolutionnaire français aboutira à la dictature militaire. Réflexions sur la Révolution française constitue le fondement théorique du conservatisme européen moderne, influençant notamment les penseurs français de la contre-révolution, Joseph de Maistre et Louis de Bonald.
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