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pontificaux, ÉtatsArticle
Plan de l'article
Présentation ; La « donation de Pépin » ; Les États pontificaux sous suzeraineté ; Le Grand Schisme d’Occident ; L’émiettement des territoires
Avec la Révolution française, les États du pape se voient progressivement émiettés : annexions françaises d’Avignon et du Comtat venaissin (1791), annexions italiennes entérinées par le traité de Tolentino (1797), déchéance du pape comme souverain temporel et institution de la République romaine (1798). En 1801, le pape Pie VII retrouve néanmoins une certaine puissance ; mais, après avoir restitué à l’autorité spirituelle partie des États, Napoléon Bonaparte les rattache à l’Empire, et crée ainsi les départements de Rome et de Trasimène. De nouveau, avec le congrès de Vienne (1815) qui consacre la défaite de Napoléon Ier, les États de l’Église, sous protection autrichienne, sont restaurés. La dissolution définitive des États pontificaux se produit en 1870, lorsque la quasi-totalité des territoires, y compris Rome, sont annexés à l’Italie réunifiée par son roi, Victor-Emmanuel II. La juridiction du pape est confirmée sur le Vatican, dans lequel, en signe de protestation contre l’occupation italienne, Pie IX et ses trois successeurs immédiats se considèrent comme prisonniers, et ce jusqu’en 1929. La « Question romaine » est tranchée lorsque les accords du Latran reconnaissent la souveraineté totale et indépendante du Saint-Siège sur la cité du Vatican.
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