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Schiller, Friedrich vonArticle
Plan de l'article
En 1799, sous l’influence de Goethe, Schiller revient au théâtre qu’il a négligé pendant plusieurs années. Il se consacre à la rédaction de pièces historiques, caractérisées par le même idéalisme moral que celui de ses premières pièces, mais également par une construction « classique » et par un langage poétique éloquent, d’une grande maîtrise. Il mène alors à bien cette œuvre ambitieuse, généralement considérée comme son chef-d’œuvre, et parfois comme l’une des meilleures pièces historiques jamais écrites : Wallenstein (1794-1799). Cette trilogie en vers, inspirée par les événements de la guerre de Trente Ans, relate la déchéance fatale d’un homme hors du commun dont l’ambitieux destin se brise. Elle est composée d’un prologue, le Camp de Wallenstein, et de deux très belles pièces en cinq actes, les Piccolomini et la Mort de Wallenstein. Plusieurs autres drames historiques en vers, tels que la Pucelle d'Orléans (1801) ou la Fiancée de Messine (1803), viennent témoigner de la liberté (thématique, structurelle et stylistique) dont Schiller faisait preuve — même dans sa période dite « classique ». Parmi les drames historiques de Schiller, figurent encore Marie Stuart (1800) et Guillaume Tell (1804), qui constituent de belles réussites, et Démétrius, laissé inachevé.
Schiller a également été le traducteur éclairé de plusieurs pièces, notamment Macbeth de William Shakespeare et Phèdre de Jean Racine. Il a en outre été l’auteur de plusieurs ouvrages historiques, parmi lesquels l’Histoire de la guerre de Trente Ans (1791-1793), et de textes de moraliste, où s’exprime sa pensée profondément humaniste, comme ses Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (1795), où il dit sa foi en la perfectibilité de l’homme par la beauté artistique, ou De la Poésie naïve et sentimentale (1795-1796). Schiller est aussi un grand poète : de sa production dans ce domaine, désormais classique, il faut retenir ses poèmes mythologiques et philosophiques, ses Ballades (1798) à la thématique plus légère, mais surtout le célèbre Chant de la cloche (1800) et l’Ode à la Joie (1785), qui a été mis en musique par Ludwig van Beethoven dans sa Neuvième Symphonie.
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