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Résultats avec Windows Live® Search Cortázar, JulioArticle
Plan de l'article
Présentation ; Une culture francophile ; Le monde comme dédale ; Une prose novatrice au service d’un questionnement métaphysique ; Militant de tous les combats
Cortázar, Julio (1914-1984), romancier, nouvelliste et conteur argentin naturalisé français. Humoriste visionnaire, théoricien littéraire toujours en quête de formes nouvelles, Julio Cortázar a été aussi un ardent défenseur des droits de l’homme en Amérique latine.
Né à Bruxelles d’un père diplomate qui abandonne le foyer familial après la Première Guerre mondiale, Julio Cortázar est élevé par sa mère et sa grand-mère dans la banlieue de Buenos Aires. Diplômé de l’École normale, il enseigne le français en province de 1937 à la fin des années quarante. « Pour ne pas mourir de tristesse provinciale », il dévore les œuvres de Mallarmé — dont l’influence est sensible dans ses premiers poèmes, Présence (Presencia, 1938) —, Cocteau (une « révélation »), Apollinaire et Jarry. La littérature fantastique anglo-saxonne (Poe, en particulier) et l’œuvre de Franz Kafka constituent deux autres grands modèles auxquels se réfère l’œuvre de Cortázar.
Dans la plupart de ses ouvrages, le monde extérieur est représenté comme un dédale illusoire dont on doit s’échapper : la légende du Minotaure est amplement développée dans un long poème dramatique en prose, les Rois (Los reyes, 1949), édité aux frais d’un ami ; un recueil de nouvelles, Bestiaire (Bestiario, 1951), est salué par la critique. Opposant au régime du général Perón, Cortázar s’installe à Paris en 1951, où il occupe un poste de traducteur à l’Unesco. Il finit par s’y fixer définitivement et obtient la nationalité française en 1981.
Très influencé par son compatriote Jorge Luis Borges, qui l’a fait connaître, il affiche cependant son originalité par l’usage d’une langue épurée pour décrire un monde irrationnel et fantastique, dans des nouvelles comme Fin du jeu (Final del juego, 1956), et surtout dans le recueil les Armes secrètes (Las armas secretas, 1959), dont l’une des nouvelles servira de base au scénario du film d’Antonioni, Blow up (1966). Chargée d’insolite, l’intrigue de son premier roman, les Gagnants (Los premios, 1960), se déroule dans un univers où se côtoient le drame et l’humour : la croisière des personnages est l’occasion pour chaque passager d’effectuer un voyage intérieur, auquel Cortázar confère une dimension métaphysique. Un autre roman (ou « antiroman »), Marelle (Rayuela, 1963), représentatif du réalisme magique, lui apporte une renommée internationale. La composition éclatée de l’ouvrage, dont les chapitres ne s’enchaînent pas selon un ordre chronologique, invite le lecteur à participer au processus de création : ce procédé littéraire, qui reste subordonné à une réflexion existentielle, est à l’origine d’un important renouveau de la prose latino-américaine (voir littérature hispano-américaine).
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