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protestantismeArticle
Plan de l'article
Les protestants affirment l’autorité de la Bible, l’unique source et la norme de leur enseignement ; ils rejettent la position catholique reconnaissant l’autorité suprême du pape pour tout ce qui concerne la morale et la foi. Martin Luther et ses successeurs ont donc entrepris de traduire la Bible afin de permettre aux laïcs de l’étudier et d’avoir recours à leur libre jugement en ce qui concerne la doctrine. Malgré cet accord général sur l’autorité de la Bible, les protestants sont en désaccord sur des questions d’interprétation et d’érudition biblique. Les uns acceptent les résultats de la « critique supérieure » et de l’étude historico-critique de la Bible, développées au cours des xixe et xxe siècles ; ils nient l’authenticité de certains passages de la Bible ou en présentent une interprétation symbolique ou allégorique. Les autres, des protestants conservateurs tels que les fondamentalistes ou la plupart des évangélistes, insistent sur le caractère infaillible de la Bible non seulement quant aux problèmes de foi, mais aussi dans tous les domaines de l’histoire, de la géographie et de la science. Par ailleurs, certains parmi les protestants n’admettent que le jugement individuel pour résoudre les problèmes d’interprétation biblique, tandis que d’autres s’en remettent aux credo formulés par les Églises pour guider leurs membres.
Les dirigeants de la Réforme se sont élevés contre l’institution catholique du sacerdoce et ont proclamé la « prêtrise de tous les croyants ». En outre, selon Martin Luther, l’engagement du chrétien dans la vie sociale est tout aussi satisfaisante aux yeux de Dieu que la vocation religieuse. La plupart des confessions ont cependant adopté l’ordination des pasteurs. Mais, tandis que le prêtre catholique est perçu comme un médiateur de la grâce divine, le pasteur protestant est considéré comme un laïc ayant simplement reçu la formation qui lui permet de remplir des fonctions religieuses : prédication et administration des sacrements. Cette idéologie de l’égalité fondamentale de tous les membres de l’Église a fait que l’administration des Églises protestantes est toujours restée plutôt démocratique. Il existe pourtant des différences. Les principales formes reconnues sont : l’administration épiscopale (les évêques y exercent l’autorité) des Églises épiscopale et méthodiste, comme dans l’anglicanisme ; l’administration presbytérienne (les presbytes ou anciens sont élus dans les organes dirigeants comme représentants des congrégations) des Églises presbytérienne et réformée ; enfin, l’administration congrégationaliste (la Congrégation elle-même y représente la plus haute autorité) des Églises congrégationaliste, baptiste ou autres.
Par comparaison avec la messe catholique ou la divine liturgie orthodoxe, les cultes protestants sont plus simples et insistent davantage sur le prêche. Les réformateurs ont institué la pratique des offices en langues locales et introduit le chant d’hymnes par l’assistance. Certains services (par exemple, le service pentecôtiste) ne possèdent pratiquement pas de structures et sont largement spontanés ; fondés sur la participation de l’assistance, ils privilégient les dons spirituels, comme la glossolalie. Dans toutes les traditions protestantes, le nombre des sacrements a été ramené, des sept existant dans le catholicisme, à deux : le baptême et l’eucharistie.
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