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allemande, littérature

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Eschenbach, ParzivalEschenbach, Parzival
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1

Présentation

allemande, littérature, littérature écrite en langue allemande, du viiie siècle jusqu’à nos jours, et comprenant notamment les œuvres d’auteurs allemands, autrichiens et suisses.

On divise généralement l’histoire de cette littérature en différentes périodes, qui correspondent aux phases successives du développement de la langue allemande. À ce critère linguistique se substitue, à partir du xviiie siècle, celui, politique, de l’unification de la nation allemande.

Voir aussi littérature autrichienne ; littérature suisse.

2

Période de l’ancien haut allemand

2.1

Tradition païenne

L’œuvre littéraire la plus ancienne d’Allemagne est le poème épique intitulé Chant de Hildebrand, qui date des premières années du ixe siècle et dont on ne possède que quelques fragments. Cette œuvre en vers en forme d’allitérations, écrite dans un mélange de bas et de haut allemand, raconte la confrontation entre le héros légendaire Hildebrand et son fils.

D’autres textes de la même époque décrivent des personnages héroïques comme Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, Attila, roi des Huns, et Siegfried (voir Chanson des Nibelungen), que certains spécialistes ont identifié comme le chef germain de la tribu des Chérusques, Arminius, qui, en l’an 9 apr. J.-C., vainquit les Romains au Teutoburgerwald, en Basse-Saxe.

2.2

Écrits chrétiens

À côté de cette tradition païenne, on trouve celle des écrits apologétiques, conformes aux dogmes de l’Église catholique. Ainsi, dès 381, Ulfilas, évêque des Goths, traduit la Bible en langue vernaculaire, tandis qu’un prêtre anonyme écrit Muspilli (v. 900), un poème avec allitérations en dialecte bavarois décrivant la destruction du monde par le feu, le jour du Jugement dernier. Une autre œuvre importante, écrite dans un dialecte de l’ancien bas allemand (langue des Saxons) vers 830, est un poème biblique de six mille vers allitérés, intitulé Heliand.

Parmi les nombreuses abbayes fondées sous le règne du souverain franc Charles Martel et de ses successeurs figurent celles, célèbres, de Saint-Gall (aujourd’hui en Suisse) et de Fulda en Allemagne. Dans ces abbayes, les moines conservent les textes anciens mais rédigent aussi l’histoire du présent.

2.3

Veine épique et veine populaire

À l’époque, la plupart des œuvres littéraires sont écrites en latin, l’allemand étant essentiellement utilisé pour la traduction des langues anciennes. Le Waltharius (v. 930), poème épique écrit en latin par Ekkehard Ier l’Ancien, de Saint-Gall, raconte l’histoire du héros Walther, fils du roi d’Aquitaine, qui s’échappe avec sa femme Hildegund de la cour d’Attila. Mêlant des thèmes d’inspirations antique, chrétienne et spécifiquement germanique (y compris des personnages de la Chanson des Nibelungen), cette œuvre connaît un vif succès ; la légende qu’elle relate s’est d’ailleurs maintenue en Allemagne jusqu’au xiiie siècle. Outre ces poèmes épiques écrits pour les cours royales, une littérature orale et populaire se développe tout au long des ixe et xe siècles. Elle consiste surtout en contes et en ballades, qui ne sont consignés qu’au xive siècle.

3

Période du moyen haut allemand

3.1

Épanouissement de la littérature féodale

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