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Turkménistan, en turkmène Türkmenistan, pays d’Asie centrale. Sa capitale est Achgabat. Le Turkménistan est bordé au nord-ouest par le Kazakhstan, au nord par l’Ouzbékistan, à l’est et au sud-est par l’Afghanistan, au sud par l’Iran et à l’ouest par la mer Caspienne. Ancienne république socialiste soviétique du Turkménistan appartenant à l’URSS, le Turkménistan est indépendant depuis 1991.
Le Turkménistan couvre une superficie de 488 100 km². Le pays est essentiellement composé des plaines formées par le désert du Karakoum (littéralement « sables noirs »), le plus grand désert du monde, qui couvre près de 350 000 km² et de celles appartenant au bassin de l’Amou-Daria, à l’est. Les quatre cinquièmes du pays ont une altitude inférieure à 500 m et sont situés dans la cuvette aralo-caspienne. La dépression d’Akdjak, dans le centre-nord du pays, se trouve au-dessous du niveau de la mer, à une altitude de - 81 m, ce qui en fait le point le plus bas du pays. Ces plaines sont dominées au sud par les piémonts du Kopet-Dag ; celui-ci forme la frontière avec l’Iran. Les terres arables constituent seulement 5 p. 100 de la superficie totale du Turkménistan. Le climat est de type continental aride avec des hivers froids et des étés très chauds. La moyenne des températures au mois de janvier oscille entre - 6° et 5 °C, tandis qu’en juillet elle varie entre 27 ° et 32 °C. Les précipitations annuelles moyennes sont comprises entre 76 et 398 mm. Cependant, les deux tiers du pays reçoivent 150 mm d’eau par an ou moins. L’aridité est une caractéristique majeure de la géographie du Turkménistan : le ruissellement des eaux en provenance des montagnes est faible et très vite absorbé par le désert. Les rivières qui prennent leur source à l’extérieur du pays constituent les principaux apports en eau de surface du pays. L’Amou-Daria, qui forme une partie de la frontière du pays avec l’Ouzbékistan, et le Murgab, qui prend sa source en Afghanistan, sont les deux principaux fleuves du pays ; ils alimentent un vaste réseau de canaux qui approvisionnent le pays en eau soit pour l’irrigation, soit pour la consommation. Le canal du Karakoum, qui draine les eaux de l’Amou-Daria vers les régions ouest du pays, est long de 1 400 km ; c’est l’un des plus grands canaux du monde. Les quantités d’eau prélevées par cet ouvrage, ainsi que par les autres canaux, dans l’Amou-Daria sont particulièrement importantes et provoquent de graves problèmes écologiques : en aval, la mer d’Aral, alimentée par l’Amou-Daria et le Syr-Daria, a en effet vu son niveau baisser de façon considérable et inquiétante.
Avec une population de 5,18 millions d'habitants, en 2008, le Turkménistan est le plus petit État d’Asie centrale en termes de population. La densité y est de 10,6 habitants au km². La population est concentrée sur les piémonts, les oasis et le long des rivières et des canaux d’irrigation. Le Turkménistan est un pays essentiellement rural, la population urbaine ne représentant que 46 p. 100 de la population totale. La capitale, Achgabat (605 000 habitants en 1999), est située dans une oasis alimentée par le canal du Karakoum. Les autres grandes villes sont Tchardjoou (203 000 habitants), située dans l’est du pays, à la frontière avec l’Ouzbékistan, et Tachaouz (165 000 habitants), plus au nord du pays. Le pays est divisé en cinq régions (welaÿat). Les Turkmènes, peuple de langue turque et de religion musulmane sunnite, constituent le plus important groupe ethnique du pays : 85 p. 100 de la population. Les Russes et les Ouzbeks représentent chacun environ 5 p. 100 de la population. Figurent parmi les autres minorités ethniques les Kazakhs, les Tatars, les Ukrainiens, les Azéris et les Arméniens. Contrairement aux autres républiques soviétiques, le Turkménistan n’a pas connu une émigration massive de ses minorités au moment de l’indépendance, en raison de la politique d’apaisement vis-à-vis de celles-ci menée par le gouvernement turkmène.
Le Turkménistan présente encore des structures politiques très proches de celles de l’ère soviétique, en dépit de la Constitution adoptée en 1992. Les décisions politiques n’émanent que d’une seule personne, le président de la République. Il détient l’ensemble du pouvoir exécutif, exerçant à la fois les fonctions de président de la République et de chef du gouvernement. Le pouvoir législatif est constitué de deux assemblées, le Khalk Maslakhaty qui se réunit au moins une fois par an, et une assemblée législative active, le Mejlis, qui siège et vote les lois entre les réunions du Khalk Maslakhaty. Les cinquante membres du Mejlis sont élus au suffrage universel direct tous les cinq ans. Selon la Constitution de 1992, le président a le pouvoir de dissoudre le Mejlis, de nommer ou de révoquer tous les juges. Les libertés politiques et le droit à l’opposition n’existent pas ; de même, le droit à la liberté de la presse a été officiellement retiré de la Constitution. Le parti communiste de la RSS turkmène, rebaptisé Parti démocratique du Turkménistan après la dissolution de l’URSS en 1991, est dans les faits le parti unique. Jusqu’à sa mort en décembre 2006, le président Separmourad Nyazov, ancien membre du Politburo de l’URSS se faisait appeler turkmenbachi (« père des Turkmènes »). Il avait mis en place un véritable culte de la personnalité et exerçait un pouvoir quasi absolu. Candidat unique à l’élection présidentielle de 1992, il avait obtenu 99,5 p. 100 des suffrages. Lors d’un référendum en janvier 1994, 99,9 p. 100 des électeurs avaient approuvé une proposition prolongeant le mandat présidentiel jusqu’en 2002 mais, en 1999, Separmourad Nyazov avait été déclaré président à vie par le Parlement. Nommé président par intérim, Gourbangouli Berdimoukhamedov est élu à la présidence de la République en février 2007, avec 89,23 p. 100 des voix.
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