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François Ier (de France)

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Clouet, François IerClouet, François Ier
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3.3

Des nouvelles alliances

Cependant, conscient de la fragilité de cet apaisement, François Ier s’emploie à conclure de nouvelles alliances et offre en 1531, au grand scandale de l’Europe catholique, son soutien à la ligue de Smalkalde, formée contre Charles Quint par les princes luthériens allemands. D’autre part, il signe en 1535 un traité avec les Turcs de Soliman, comme lui désireux d’affaiblir la puissance des Habsbourg ; la guerre reprend alors dès l’année suivante lorsque l’empereur envahit la Provence. Repoussé par le duc Anne de Montmorency, qui obtient la charge de connétable en 1537, Charles Quint est contraint de signer une trêve de dix ans à Aigues-Mortes (1538).

Mais, comme la politique diplomatique de Montmorency pour l’obtention du duché de Milan reste vaine, François Ier le congédie et relance le conflit dès 1542. Face à la coalition anglo-germanique, les troupes françaises reprennent Nice avec l’appui des Turcs en 1543 ; l’année suivante, François Ier est victorieux à la bataille de Cérisoles. Cependant, menacé d’une invasion du royaume du fait de son alliance avec des « infidèles », il signe le traité de Crépy avec Charles Quint (1544), puis celui d’Ardres avec Henri VIII (1546). Mettant un terme à une guerre ruineuse qui n’a pas réussi à ébranler l’équilibre de l’empire des Habsbourg, ces accords consacrent l’abandon par la France de la Savoie, et la perte de l’Artois et de la Flandre.

4

Influence de la Renaissance italienne

Ces multiples expéditions mettent très vite le souverain français en contact avec la Renaissance italienne. François Ier, marqué par le raffinement de son éducation, est très sensible à ce renouveau qu’il cherche à introduire en son royaume.

4.1

Protecteur des Arts et des Lettres

Il se fait alors le protecteur des intellectuels, notamment des humanistes du cénacle de Meaux, qui reçoivent déjà toute la sympathie de Marguerite d’Angoulême. Le théologien humaniste Lefèvre d’Étaples devient le précepteur des enfants du roi ; l’érudit Guillaume Budé reçoit la charge de créer une bibliothèque royale à Fontainebleau, ancêtre de la Bibliothèque nationale ; puis, en 1530, il se doit d’organiser un collège trilingue, futur Collège de France, au sein duquel les lecteurs royaux enseignent le grec, l’hébreu et le latin. À la cour, François Ier accueille des poètes comme Mellin de Saint-Gelais ou Marot, auquel il donne des charges officielles.

De même, le roi attire en France de grands artistes étrangers, tels Jean Clouet (peintre officiel du roi de 1516 à sa mort), Fiorentino Rosso (qui remplace le premier de 1530 à sa mort), le Primatice (peintre, décorateur et architecte arrivé en France en 1531) ou Benvenuto Cellini (sculpteur invité de 1540 à 1545). Par cette politique d’invitation, François Ier inaugure le mécénat royal, repris par ses successeurs, notamment Louis XIV.

4.2

Un prince constructeur

Mais c’est sans doute en accueillant Léonard de Vinci dès 1516 que François Ier accomplit cette volonté d’adapter à la France l’art de la Renaissance. Après avoir installé l’artiste florentin au château du Clos-Lucé en Touraine, il lui commande de multiples œuvres dont le projet de construction du château de Chambord. Grand bâtisseur, François Ier fait également édifier les résidences royales de Saint-Germain, de Villers-Cotterêts et de Madrid (à Neuilly). Il fait redécorer Fontainebleau (Rosso pour la galerie royale, le Primatice pour, notamment, la salle de bal) et Blois (construction de l’escalier à claire-voie) dans le style italien. C’est sous son règne que l’école de Fontainebleau trouve son plein épanouissement.

4.3

Magnificence de la cour

Également influencé par les goûts italiens dans l’art du paraître, François Ier développe considérablement la cour. Centre de la vie fastueuse et mondaine, elle se déplace au gré des plaisirs du roi dans les somptueux châteaux. Le roi y multiplie les fêtes, les concerts et les compositions théâtrales inspirées de la culture italienne, tout en conservant les traditionnelles cérémonies du Moyen Âge (entrées royales dans les villes, tournois et chasse). Amateur de plaisirs, il entretient de nombreuses liaisons dont les plus marquantes restent la comtesse de Chateaubriand puis la duchesse d’Étampes. En attirant ainsi la noblesse, en multipliant les gages et faveurs, François Ier obtient un meilleur contrôle de cet ordre traditionnellement turbulent.

5

La consolidation de la monarchie

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