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Plan de l'article
Présentation ; Une réflexion séculaire, entre collectivité et individu ; Antiquité : recherche du bonheur collectif ; Moyen Âge et Renaissance : ordre politique et valeurs morales ; Âge classique et Lumières : des théories du contrat social au libéralisme ; Marxisme et totalitarisme ; Nouvelles interrogations
philosophie politique, branche de la philosophie qui a pour objet l’analyse du pouvoir et de ses institutions (l’État) et, plus globalement, les finalités de la vie en collectivité, à propos desquelles elle développe une réflexion critique, positive ou normative, sur la nature du bien commun.
Depuis l’Antiquité, la pensée politique centre sa réflexion sur la définition d’une organisation collective, éventuellement fondée sous l’autorité d’une transcendance, permettant au plus grand nombre d’atteindre le bonheur. À la Renaissance et au xviie siècle, les rapports entre la morale et la politique, ainsi que la conception théologico-politique du bien et du mal, évoluent, notamment sous l’impulsion de Machiavel et de Baruch Spinoza. Le xviiie siècle, marqué par le développement de l’économie, la sécularisation de la société et la découverte des civilisations non européennes, recentre l’interrogation portant sur l’ordre social et le bien commun sur le respect de l’individu, désormais placé au cœur de l’organisation sociale, que le xxe siècle doit confronter à l’apparition du phénomène totalitaire.
La pensée politique développée en Grèce, à partir du ve siècle av. J.-C., fait du bonheur des hommes (l’eudaimonia) le but ultime de la politique. Idéalement, la cité grecque (la polis) doit être formée par un ensemble de citoyens égaux entre eux. Par opposition à la tyrannie, dans laquelle un seul homme prétend s’élever au-dessus de tous les autres, elle constitue une extension du régime aristocratique au sein duquel seul un petit groupe des « meilleurs » s’organise sur une base égalitaire.
Cependant, si l’accord se fait sur le but à atteindre, il n’en est pas de même sur les moyens à employer. Protagoras estime notamment qu’il ne peut y avoir de cité si tous les citoyens, sans considération d’intelligence ou de richesse, ne sont pas doués d’une « sagesse politique », et qu’il faut par conséquent laisser à la délibération de tous le soin de prendre les décisions politiques.
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