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caoutchouc

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Caoutchouc (principaux producteurs, importations et exportations)Caoutchouc (principaux producteurs, importations et exportations)
Plan de l'article
1

Présentation

caoutchouc, composé naturel ou synthétique, caractérisé par son élasticité, son imperméabilité et sa résistance électrique. Le caoutchouc naturel est obtenu à partir d'un liquide blanc laiteux appelé latex, fourni par de nombreuses plantes ; les caoutchoucs synthétiques sont des élastomères préparés à partir d'hydrocarbures insaturés.

2

Caoutchouc naturel

2.1

Historique

Certaines des propriétés et des utilisations du caoutchouc ont été découvertes dans l'Amérique du Sud précolombienne. Les Espagnols tentèrent pendant de nombreuses années, mais en vain, de reproduire les articles résistants à l'eau (chaussures, vestes et capes) des populations qu'ils colonisèrent. Le caoutchouc resta une simple curiosité de musée en Europe pendant les deux siècles qui suivirent.

Lors de son exploration géographique en Amérique du Sud, Charles de La Condamine expédia en France en 1736 plusieurs rouleaux de caoutchouc brut avec une description des produits fabriqués par les peuples de la vallée amazonienne. Cela fit renaître un intérêt scientifique général pour ce produit et ses propriétés. En 1770, le chimiste britannique Joseph Priestley découvrit que le caoutchouc peut effacer ou gommer des marques d'encre par frottement. En 1791, la première application commerciale du caoutchouc fut lancée par un industriel britannique, Samuel Peal, qui breveta une méthode d'imperméabilisation des tissus par traitement avec une solution de caoutchouc dans la térébenthine. En 1823, Charles Macintosh fit construire une usine à Glasgow pour la fabrication de tissus et de vêtements auxquels il a donné son nom.

2.1. 1

Vulcanisation

Les articles caoutchoutés acquirent une grande popularité au XIXe siècle, mais ils devenaient cassants par temps froid, et collants et nauséabonds par temps chaud. En 1834, les chimistes allemand Friedrich Ludersdorf et américain Nathaniel Hayward découvrirent que l'addition de soufre à la gomme de caoutchouc diminuait ou même éliminait la nature collante des produits finis. En 1839, Charles Goodyear montra, en utilisant les résultats de ces deux chimistes, que la cuisson du caoutchouc en présence de soufre supprimait les propriétés indésirables de la gomme : ce fut la découverte de la vulcanisation.

Le caoutchouc vulcanisé a une solidité et une élasticité accrues, ainsi qu'une plus grande résistance aux changements de température ; il n'est pas perméable aux gaz et résiste à l'abrasion, aux réactions chimiques, à la chaleur et à l'électricité ; il présente également une résistance élevée au frottement sur des surfaces sèches, et faible sur des surfaces mouillées par l'eau.

2.1. 2

Récupération des rebuts

Peu après l'invention du pneu par Dunlop en 1887, l'industriel américain Chapman Mitchell fonda une nouvelle branche de l'industrie en recyclant le caoutchouc usagé pour de nouvelles utilisations, avec un procédé de traitement acide. Ce procédé utilisait l'acide sulfurique chaud pour éliminer les tissus incorporés au caoutchouc, et ce dernier était traité à chaud pour le rendre suffisamment plastique et l'incorporer dans des lots de caoutchouc brut.

En 1905, le procédé de récupération alcalin fut découvert par le chimiste américain Arthur Marks, qui mit également en place le premier laboratoire industriel pour le caoutchouc. Son procédé alcalin permettait de traiter de grandes quantités de caoutchouc récupéré, avec pratiquement la même qualité des produits finis. L'année suivante, le chimiste américain George Oenslager, travaillant dans le laboratoire de Marks, découvrit les accélérateurs organiques de vulcanisation, comme l'aniline (phénylamine) et la thiocarbanilide. Ces accélérateurs non seulement réduisent la durée de chauffage nécessaire pour la vulcanisation de 60 à 85 p. 100, mais, de plus, améliorent la qualité du produit.

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