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Résultats avec Windows Live® Search jeunesse, littérature pour laArticle
Plan de l'article
Présentation ; La tradition avant la littérature pour la jeunesse ; Le développement de la littérature pour la jeunesse aux xviiie et xixe siècles ; La littérature pour la jeunesse au xxe siècle
jeunesse, littérature pour la, ensemble de textes composés à l’intention des jeunes, destinés à leur être racontés ou à être lus par eux. La littérature pour la jeunesse, tout au long de son histoire, a aussi intégré de nombreuses œuvres primitivement écrites pour un public adulte.
Tant que l’enfant n’a pas eu d’existence sociale propre et que la notion même d’enfance n’a pas été clairement définie (voir histoire de l’enfance), la littérature pour la jeunesse s’est longtemps résumée à des assimilations ou à des adaptations, orales ou écrites, de formes littéraires originellement destinées à un public adulte. La tradition orale des contes populaires, des légendes, des mythes, des comptines ou des poèmes a ainsi constitué le premier réservoir de textes littéraires susceptibles de toucher les jeunes. En Grande-Bretagne par exemple, les histoires transmises par les parents aux enfants, de génération en génération, étaient des ballades mettant en scène des héros légendaires ou encore des contes chantés par des bardes ambulants, comme Taliesin (poète gallois du vie siècle), en l’honneur d’ancêtres mythiques.
Avec l’avènement de l’imprimerie, au milieu du xve siècle, des ouvrages à vocation pédagogique destinés aux enfants commencent à paraître. Ainsi, le premier imprimeur anglais, William Caxton, publie Book of Curtesye en 1477. Ce « livre de courtoisie » est un ensemble de poèmes rimés qui définit les règles de conduite d’un enfant sage. Les enfants sont donc soumis à la lecture d’ouvrages non illustrés et moralisateurs — soit exactement l’inverse de ce qu’on attend aujourd’hui de la littérature pour la jeunesse. Le Télémaque de Fénelon (1699) procède de la même logique. Le Voyage du pèlerin (The Pilgrim’s Progress), de John Bunyan, publié en deux parties en 1678 et 1684, connaît un grand succès auprès d’un lectorat très jeune, auquel le livre n’était pas initialement destiné. Ce processus de détournement sera un phénomène constant durant plusieurs siècles.
L’exemple le plus manifeste et le plus célèbre de glissement d’un public adulte vers celui des jeunes est sans conteste le Robinson Crusoé (1719) de Daniel Defoe. Conçue à l’origine comme une réflexion sur le libéralisme bourgeois et individualiste, l’histoire de ce naufragé sauvé par sa foi et son ingéniosité est devenue un chef-d’œuvre de la littérature pour la jeunesse. Le thème de l’aventure sur une île coupée du monde donnera lieu par la suite à nombre de récits, qu’ils soient de véritables « robinsonnades » (le Robinson suisse, de Johann David Wyss, en 1812 ; Vendredi ou la Vie sauvage, de Michel Tournier, en 1971) ou non (l’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson, en 1883).
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