Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant science et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur science

Résultats avec Windows Live® Search

  • Science.gouv.fr

    Propose des liens vers des pages traitant de vulgarisation scientifique ainsi que des citations. Créé sous l'impulsion du ministère français de la recherche.

  • Science - Wikipédia

    La science (latin  : scientia, «  connaissance  ») désigne de nos jours à la fois une démarche intellectuelle particulière, et l'ensemble organisé des connaissances qui ...

  • Science magazine - Wikipédia

    Science magazine, généralement appelé Science, est une revue scientifique généraliste américaine hebdomadaire qui publie des articles dans tous les domaines scientifiques des ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

science

Article
Médias
Tablette de calcul babylonienneTablette de calcul babylonienne
Plan de l'article
1

Présentation

science (du latin scientia, de scire, « connaître »), dans son sens le plus large, connaissance systématisée ; dans un sens plus restreint, tout savoir considéré comme objectif et, par conséquent, vérifiable.

Chaque domaine de connaissance donne lieu à une science qui lui est propre : dans ce sens, il s'agit plus précisément d'un ensemble cohérent de lois, considérées comme valables jusqu'au moment où de nouvelles découvertes viendraient les infirmer, ou de conventions, décrites de manière que tous les spécialistes de ce domaine puissent partager un langage, des expériences et des résultats.

La recherche d’une définition exhaustive de la science, amorcée par les penseurs de l’Antiquité, constitue l’un des thèmes majeurs de la philosophie des sciences. En grec, dianoia, généralement employé dans le sens de pensée discursive, est une approche scientifique visant à la connaissance ; épistémé est, selon Platon, la connaissance parfaite ; ensemble, elles désignent le savoir. Selon Aristote, l'épistémé ne concerne que ce qui est objet de démonstration. Descartes va plus loin dans le rationalisme en affirmant que « toute connaissance qui peut être rendue douteuse ne doit pas être appelée du nom de science ». Connaissance, savoir, science, ces termes se renvoient l’un l’autre dans un cadre général appelé théorie de la connaissance.

2

Histoire des sciences

L’histoire des sciences est une approche fondamentale pour la compréhension et la mise en perspective des activités scientifiques.

2.1

Origines de la science

Les efforts visant la systématisation de la connaissance remontent aux temps préhistoriques. Nous en avons des indices par les dessins du paléolithique sur les murs des grottes, par les enregistrements numériques gravés sur les os ou la pierre et par les outils des civilisations néolithiques. Les documents écrits les plus anciens d'investigations protoscientifiques viennent des cultures de la Mésopotamie ; des listes de données astronomiques, de substances chimiques et de symptômes de maladies étaient inscrites en écriture cunéiforme sur des tablettes en argile. Les Babyloniens connaissaient le théorème de Pythagore, savaient résoudre les équations du second degré et avaient développé un système de mesure sexagésimal (à base 60) dont sont dérivées les unités modernes de mesure du temps et des angles.

Des documents écrits sur papyrus remontant à la même période ont été découverts dans la vallée du Nil ; ils contiennent des informations sur le traitement des plaies et des maladies, ou encore sur la distribution du pain et de la bière. Quelques-unes des unités de longueur actuelles nous viennent d'Égypte ancienne, tandis que le calendrier utilisé de nos jours est le résultat indirect d'observations astronomiques préhelléniques.

2.2

Essor de la théorie scientifique

En Égypte comme en Mésopotamie, la connaissance scientifique était est principalement de nature pratique. Parmi les premiers Grecs recherchant les causes fondamentales des phénomènes naturels, c'est le philosophe Thalès, au VIe siècle av. J.-C., qui émet l'hypothèse que la Terre est un disque plat flottant sur l'eau. Son disciple, le mathématicien et philosophe Pythagore, fonde une école de philosophie (v. 530 av. J.-C.) dans laquelle les nombres sont la principale préoccupation. Les disciples de Pythagore postulent que la Terre est sphérique et évolue sur une orbite circulaire. La philosophie ionienne naturelle et la science mathématique de Pythagore se combinent à Athènes au VIe siècle av. J.-C. pour donner naissance à la synthèse des philosophies logiques de Platon, disciple de Socrate, et d’Aristote. L'Académie de Platon met l'accent sur le raisonnement déductif et la représentation mathématique, tandis qu'au lycée d'Aristote on insiste sur le raisonnement par induction et la description qualitative.

Après la mort d'Alexandre le Grand, l’activité scientifique de la civilisation hellénistique est en pleine effervescence : le mathématicien, astronome et géographe Ératosthène, effectue une mesure extraordinairement exacte de la circonférence de la Terre à l’aide de cadrans solaires ; l'astronome Aristarque de Samos épouse l'idée d'un système planétaire héliocentrique (voir astronomie) ; le mathématicien Archimède pose les bases de la mécanique et de l'hydrostatique (partie de la mécanique des fluides) ; le philosophe et scientifique Théophraste pose celles de la botanique ; l'astronome Hipparque développe la trigonométrie ; les anatomistes et physiciens Hérophile et Érasistrate établissent la dissection comme base de l'anatomie et de la physiologie.

Après la destruction de Carthage et de Corinthe en 146 av. J.-C. par les Romains, l'investigation scientifique perd de sa vigueur jusqu'à un bref renouveau au IIe siècle apr. J.-C. sous l'empereur et philosophe romain Marc Aurèle. À cette époque, le système géocentrique proposé par l’astronome Ptolémée, et les travaux de médecine du physicien et philosophe Galien deviennent des traités scientifiques de référence pour les années à venir. Un siècle plus tard, résultant de la pratique de la métallurgie, la nouvelle « science » expérimentale de l'alchimie fait son apparition. Mais, vers l'an 300, l'aura de secret et de symbolisme qui entoure l'alchimie fait oublier les avantages qu'une telle expérimentation pourrait apporter à la science.

Page précédente
| |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft