Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur guerre

Résultats avec Windows Live® Search

  • La deuxième guerre de Tchétchénie - La Documentation française

    En dépit de multiples annonces des autorités russes sur la normalisation en Tchétchénie, la guerre menée contre les indépendantistes dans cette petite République du Caucase ...

  • guerre - EVENE

    guerre - Découvrez le meilleur des événements culture, les livres sur guerre, les auteurs, artistes et célébrités associés à guerre, les lieux guerre, musée guerre ...

  • Anovi - La Grande Guerre

    Histoire de la première guerre mondiale replacée dans son contexte. Chronologie détaillée, articles, biographies, documents.

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

guerre

Article
Médias
Bataille de CrécyBataille de Crécy
Plan de l'article
1

Présentation

guerre, conflit armé opposant plusieurs États ou plusieurs peuples dans des combats d’envergure, et dont la finalité, pour chacun des protagonistes, consiste à imposer sa volonté à l’adversaire. Lorsque les affrontements de cette nature opposent des populations soumises à une même souveraineté, on parle de guerre civile. Apparu dans l’histoire de l’humanité dès que des collectivités structurées et autonomes furent mises en présence, et surent organiser et manœuvrer des forces armées, le phénomène de la guerre a évolué en fonction des modifications affectant les sociétés et les techniques. Depuis le Moyen Âge, la guerre s’est progressivement codifiée, et un droit de la guerre s’est développé, qui fait aujourd’hui l’objet de nombreuses stipulations dans le cadre du droit international public.

2

Le monde antique et médiéval

Inévitable, du fait de la coexistence de sociétés poursuivant des buts différents et parfois antagonistes, la guerre ne commença à obéir à des règles relativement précises qu’à partir du Moyen Âge, période pendant laquelle l’interrogation dominante portait sur la légitimité des conflits armés.

2.1

Apparition et développement des armées

L’apparition de forces armées structurées remonte à l’Antiquité. Ainsi, l’on sait que les Assyriens comme les Perses possédaient des corps d’infanterie et de cavalerie armés de lances. Les Grecs, pour leur part, étaient en mesure de déployer des milices lourdement équipées, composées d’hoplites ; organisées en escadrons ou en phalanges, elles étaient réservées aux actions de choc utilisant des arcs et des flèches, des lances et des épées. Si elles étaient effectivement invincibles lors des attaques de front, ces milices manœuvraient toutefois difficilement. Alexandre le Grand, combinant l’emploi des phalanges d’infanterie et de cavalerie lourdes et légères, fit toutefois la preuve de leur efficacité, lorsqu’il parvint à écraser l’armée perse en 333 av. J.-C.

Les armées romaines surpassèrent toutes les armées qui les avaient précédées en matière d’exploits militaires et d’adresse tactique. Les légions d’infanterie de l’Empire romain, armées de boucliers, de glaives et de javelots, étaient réparties en trois lignes d’environ six rangs de profondeur. Bien entraînées et soumises à une discipline sévère, elles étaient capables d’effectuer de longues marches. À partir de 14 apr. J.-C., la puissance de cette organisation des forces armées permit à l’Empire romain d’étendre son pouvoir à travers l’Europe et la mer Méditerranée.

Toutefois, après l’an 400, l’Empire s’effondra sous la poussée des envahisseurs barbares venus de l’est, puis du nord. Ce n’est qu’en 800 que l’ancien Empire romain d’Occident fut momentanément reconstitué sous l’autorité des Mérovingiens et des Carolingiens, dont les cavaliers, dotés d’étriers, pouvaient pour la première fois manier l’épée et la lance avec précision et anéantir l’infanterie ennemie.

Au Moyen Âge, l’infanterie perdit son prestige, dans le cadre d’un système dominé par les valeurs de la chevalerie. Toutefois au XIVe siècle, l’infanterie légère fut progressivement équipée d’arbalètes, à la vitesse de tir plus réduite que les arcs ordinaires, mais dotées d’une force de perforation bien supérieure et nécessitant moins de force physique et moins d’adresse pour viser. Cette arme était d’une efficacité redoutable pour stopper la progression de la cavalerie ennemie.

Plus tard, avec l’apparition de la poudre, le rôle des chevaliers perdit de son importance. La poudre fut d’abord employée pour les canons, convoyés sur les champs de bataille au moyen de chariots. Au milieu du Xe siècle, l’usage d’armes portatives à canon lisse, le fusil à mèche ou arquebuse, se répandit, mais ces dernières étaient longues à charger, et avaient une portée et une puissance de perforation limitées. Toutefois, elles étaient moins chères à produire que les arbalètes, qui disparurent au XVIe siècle, quand les armées européennes remplacèrent l’arquebuse par le mousquet, plus puissant et d’une portée supérieure.

2.2

Théorie de la guerre juste

Durant toute cette période, la réflexion morale sur la guerre subit d’importantes évolutions. Dans la Grèce antique, comme à Rome, prévalait l’idée que les peuples barbares, considérés comme inférieurs, devaient être soumis par tous les moyens aux civilisations supérieures. Cette conception conduisait à penser que, l’ennemi ne disposant d’aucun droit, la guerre était sans merci, et que les vaincus pouvaient être légitimement dépouillés et asservis.

Le judaïsme puis le christianisme cherchèrent pour leur part à légitimer la guerre au travers de la notion de guerre sainte. En théorisant la « guerre juste », les penseurs chrétiens, tels saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, contribuèrent à définir le statut de la guerre : celle-ci n’était légitime que si elle était non seulement déclarée par l’autorité souveraine, mais aussi conduite dans le but de maintenir l’ordre et la justice, et non motivée par le profit ou la volonté de domination.

Au Moyen Âge s’opéra progressivement une distinction entre conflits armés privés, opposant les féodaux entre eux, et que l’Église tentait de réduire, et les guerres menées par les États. Sous l’influence de l’Église s’élabora un code de chevalerie, visant notamment à assurer la protection des populations civiles et à garantir des droits aux vaincus. Ces règles ne s’appliquèrent généralement pas aux infidèles, contre lesquels furent entreprises plusieurs croisades.

Cependant, les règles de la chevalerie ne pouvaient plus avoir cours dès lors qu’intervenaient dans les conflits d’autres acteurs : à partir du XIVe siècle, les États utilisèrent de plus en plus les services de mercenaires, qui ignoraient le code de la « guerre courtoise ». Plus tard, les guerres de Religion, à la fois guerres nationales et conflits entre États, remirent en cause la distinction traditionnelle entre soldats et civils.

Page précédente
| | |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft