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Farnèse, Alexandre (condottiere)

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Sánchez Coello, Portrait du condottiere Alexandre FarnèseSánchez Coello, Portrait du condottiere Alexandre Farnèse

Farnèse, Alexandre (condottiere) (1545-1592), homme de guerre italien, duc de Parme et Plaisance (1586-1592), le plus célèbre des derniers condottiere du XVIe siècle finissant, célèbre pour les campagnes victorieuses qu'il a menées aux Pays-Bas pour le compte de Philippe II d’Espagne.

Arrière-petit-fils du pape Paul III (Alexandre Farnèse), fils du prince italien Octave Farnèse, duc de Parme, et de Marguerite d'Autriche (fille illégitime de l'empereur Charles Quint), il naît à Rome dans le palais dit aujourd’hui Madame, où il est baptisé par Ignace de Loyola. Il est introduit par sa mère à douze ans à la cour de son oncle, le roi Philippe II d'Espagne (demi-frère de Marguerite d’Autriche, devenue en 1550 Marguerite de Parme), et est formé à l’université d’Alcalá. Après avoir épousé en 1565 la princesse Marie de Portugal, il sert sous les ordres d'un autre de ses oncles, don Juan d'Autriche. Il s’illustre au cours de la bataille de Lépante (1571) ainsi qu'aux Pays-Bas, dont il devient (comme l’avait été sa mère) gouverneur général pour le compte du roi Philippe, après la mort de don Juan d’Autriche et la victoire de Gembloux (1578), et commande les armées espagnoles. Le 17 mai 1579, Alexandre Farnèse obtient au traité d'Arras la soumission des provinces rebelles de l'Artois et du Hainaut. Pendant les six années qui suivent, il s'emploie à étendre la domination espagnole sur la partie méridionale des Pays-Bas (aujourd'hui la Belgique), et prend notamment d’assaut la place d’Anvers (1585), après s’être emparé d’Utrecht, de Maastricht et de Tournai (1581).

En 1586, à la mort de son père Ottavio, il prend possession des duchés de Parme et Plaisance, mais demeure dans les Flandres. Cette même année et l’année suivante, il réussit à contrecarrer les tentatives anglaises visant à aider les rebelles hollandais, mais il ne peut mener à bien l’invasion de l'Angleterre à la suite de la destruction de l'Invincible Armada en 1588. Entre 1590 et 1592, il intervient en France comme allié de la Ligue catholique, et contraint le roi Henri IV à lever les sièges de Paris (1590), puis de Rouen (1591). Il meurt à l’âge de quarante-huit ans à l’abbaye de Saint-Vaast (Arras) des suites d’une blessure reçue devant Caudebec (en Normandie) et repose à Parme, dans la crypte de l’église de la Madonna della Steccata.

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