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Égypte

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Égypte : drapeau et hymneÉgypte : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.5

Culture

La culture de l’Égypte ancienne a nourri la civilisation grecque et l’histoire biblique, dont procède notre civilisation (voir littérature de l’Égypte ancienne). Plus tard, la chrétienté égyptienne apportera une contribution essentielle au développement du monachisme chrétien.

L’Égypte a été également, avec le Liban et la Syrie, le berceau de la renaissance culturelle arabe (la Nahda) du xixe siècle. Poètes, écrivains, dramaturges ont façonné l’histoire de la littérature égyptienne (voir littérature arabe). L’Égypte se distingue, par ailleurs, du reste du monde arabe par une abondante production cinématographique : elle produit chaque année des centaines de films et de séries télévisées qu’elle exporte dans tout le monde arabe et au-delà. La littérature égyptienne, comme le cinéma, a gagné une reconnaissance récente en Europe — particulièrement en France —, comme en témoignent l’attribution du prix Nobel de littérature en 1988 à l’écrivain égyptien Naguib Mahfouz ou les succès remportés par le réalisateur Youssef Chahine qui traite de sujets actuels de façon critique.

L’Égypte possède des musées remarquables, parmi lesquels le Musée égyptien ou musée des Antiquités égyptiennes. Le patrimoine est riche et varié de même que l’art de l’Égypte.

La presse égyptienne est la plus développée du monde arabe, et Le Caire est le principal centre d’édition du Proche-Orient. Le premier quotidien d’Égypte est al-Ahram (les pyramides). Il tire à près d’un million d’exemplaires, soit le tiers de la diffusion quotidienne totale. La presse, malgré une histoire ancienne (elle est née dans les années 1860), reste contrôlée par le gouvernement.

3.6

Institutions et vie politique

La République arabe d’Égypte est régie par la Constitution de 1971, qui instaure un régime présidentiel fort.

3.6. 1

Organisation des pouvoirs

Le président de la République est le chef de l’État. Détenteur du pouvoir exécutif, il était élu par référendum populaire pour six ans, sur proposition de l’Assemblée du peuple, le corps législatif jusqu’à l’amendement constitutionnel approuvé par référendum en mai 2005 qui institue l’élection au suffrage universel du président de la République parmi plusieurs candidats. Il nomme et peut révoquer le Premier ministre, à la tête du gouvernement. Le président de la République peut dissoudre l’Assemblée et gouverner par décrets dans des circonstances critiques.

Le pouvoir législatif est dévolu à un Parlement monocaméral, l’Assemblée du peuple. Celle-ci comprend 454 membres dont 444 sont élus au suffrage universel direct, tandis que les 10 membres restants, issus de la communauté copte, sont nommés par le président de la République. Les députés ont un mandat de cinq ans. Leurs compétences sont, selon la Constitution, proches de celles qui sont dévolues aux représentants du peuple dans les régimes parlementaires occidentaux : ils votent le budget, peuvent constituer des commissions d’enquête et retirer leur confiance au gouvernement. Dans la pratique, l’Assemblée n’a guère le pouvoir de s’opposer au chef de l’État, d’autant que, depuis l’indépendance, elle est dominée par le parti présidentiel.

La branche législative comprend aussi un Conseil consultatif (Majlis al-Choura), composé de 264 membres, dont 176 sont élus au suffrage universel et 88 sont nommés par le président de la République.

3.6. 2

Partis politiques

L’existence de partis politiques en Égypte date du protectorat britannique. Le plus ancien, le Wafd (« délégation »), a été le principal mouvement nationaliste jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Il a, depuis, très considérablement décliné et représente aujourd’hui une partie de l’opposition laïque sous le nom de Néo-Wafd. Favorable au libéralisme économique, il se positionne sur l’échiquier politique au centre-droit. Le Parti national démocratique (PND), parti présidentiel, est l’héritier de l’ancien parti unique, l’Union socialiste arabe, constitué sous la présidence de Nasser. Malgré l’adoption du multipartisme, en 1977, le PND a maintenu son hégémonie sur la vie politique égyptienne.

Le Parti communiste demeure interdit en Égypte de même que les mouvements islamistes Jihad et Jamaa islamiya, en conflit ouvert, depuis le début des années 1990, avec le pouvoir. Le mouvement des Frères musulmans, fondé en 1928 et qui a longtemps représenté seul la mouvance islamiste égyptienne, participe à la vie politique en appuyant officieusement des candidats indépendants. Seulement toléré, il n’a cependant pas le droit de se constituer en parti politique ni même en association.

4

Économie

4.1

Généralités

Dans ce pays où s’est constitué très tôt un pouvoir central fort, l’État joue toujours un rôle très important dans l’économie. Le « socialisme arabe » de Gamal Abdel Nasser s’inscrivait ainsi dans une longue tradition. Nasser a nationalisé tous les secteurs de l’économie et a mené une politique de grands travaux, symbolisée par la construction du barrage d’Assouan en 1960. Le président Sadate, héritant d’un pays laissé exsangue par la guerre des Six-Jours, a amorcé la libéralisation de l’économie (infitah) qui est toujours en cours. Mais le programme de privatisation des entreprises se réalise très lentement. Le pays est en outre confronté à une dette publique chronique. Ces difficultés ne sont pas sans susciter les réticences des bailleurs de fonds, alors que le pays dépend fortement de l’aide extérieure.

L’Égypte, dont le produit intérieur brut (PIB) s’élevait à 89 milliards de dollars en 2005, constitue une puissance économique au Proche-Orient. Pourtant, la croissance du PIB demeure inférieure à l’accroissement de la population. L’économie égyptienne repose aujourd’hui sur le pétrole et les services (lesquels contribuent pour 49 p. 100 au PIB). Le chômage touche officiellement 11 p. 100 de la population (statistiques de 2003), mais il peut être multiplié par deux ou trois dans la réalité, alors qu’arrivent chaque année 650 000 jeunes sans formation sur le marché de l’emploi.

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