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Plan de l'article
Présentation ; Milieu naturel ; Population et société ; Institutions et vie politique ; Économie ; Histoire
Inde, en hindi Bhārat, pays d’Asie méridionale. Sa capitale est New Delhi ; Bombay sa ville la plus peuplée. L’Inde est bordée à l’ouest par le Pakistan et la mer d’Oman, au nord par la Chine (région autonome du Tibet, sous contrôle chinois), le Népal et le Bhoutan, à l’est par la Birmanie, le golfe du Bengale et le Bangladesh, au sud par le détroit de Palk et le golfe de Mannar, qui le séparent du Sri Lanka, dans l’océan Indien.
L’Inde a une superficie de 3 165 596 km², ce qui la place au septième rang mondial. La péninsule indienne forme à elle seule un sous-continent, bien distinct de l’Asie, dont elle était d’ailleurs séparée jusqu’à l’ère tertiaire. Située dans une zone fortement sismique, au point de rencontre des plaques indienne et eurasienne, l’Inde — à l’instar des autres pays de la péninsule indienne — est exposée aux tremblements de terre — des séismes très meurtriers ont notamment eu lieu en septembre 1993 (10 000 morts, dans l’État de Maharashtra) et en janvier 2001 (entre 70 000 morts dans le Gujarat) et, en décembre 2004, un tsunami provoqué par un très violent séisme sous-marin dans l’océan Indien a dévasté les îles Andaman et Nicobar et l’État du Tamil Nadu (15 000 morts). La majeure partie du territoire indien est constituée de moyennes montagnes, de plateaux ou de plaines. Le pays peut être divisé en quatre grands ensembles géographiques : l’Himalaya, les plaines alluviales du nord, le Dekkan et les Ghats orientaux et occidentaux. L’Himalaya est la plus haute chaîne de montagnes du monde. Née de la collision entre la plaque tibétaine et la plaque indienne, elle est formée de roches cristallines et de sédiments. Son point culminant en territoire indien est le Kangchenjunga (8 598 m), le troisième sommet du monde après l’Everest et le K2. Large de 160 à 320 km, l’Himalaya s’étire sur plus de 2 400 km entre l’Inde et le Tibet, depuis le Jammu-et-Cachemire, à l’ouest, jusqu’à l’Assam, à l’est. À l’ouest, l’Himalaya se prolonge par la chaîne du Karakorum, dans le Cachemire, puis par celle de l’Hindu Kush, en Afghanistan. Au pied de l’Himalaya s’étend une vaste plaine, d’ouest en est (du Pakistan au Bangladesh). Trois grands fleuves, qui prennent leur source au Tibet ou dans ses confins, traversent cette région : l’Indus (2 897 km), le Gange (2 510 km) et, à l’extrême est, le Brahmapoutre (2 897 km). Ils sont alimentés par la mousson et la fonte des neiges himalayennes. À l’est de la péninsule, deux fleuves conduisent à des deltas qui progressent sur la mer : le Gange et le Brahmapoutre, dont les bassins hydrographiques cumulés totalisent 3 millions de km², et qui arrosent le Bengale-Occidental, la plaine de l’Assam et le Bangladesh. L’Assam présente des types de sols extrêmement contrastés : des sols médiocres, lessivés, sur les surfaces hautes, dans la partie ouest de la plaine du Gange et dans le piémont du Pendjab ; des sols inondables, plus favorables à l’agriculture dans les régions basses. Ces sols, formés par les alluvions déposées par les grands fleuves, font de la plaine de l’Assam la région la plus fertile et la plus peuplée du pays. La riziculture y est très développée, de même que la culture du blé et de la canne à sucre, plus spécifiquement dans la partie septentrionale de cette région (Uttar Pradesh et Pendjab). Au sud des plaines se découpe le vaste plateau triangulaire du Dekkan, qui occupe l’essentiel de la péninsule indienne avec des hauts plateaux du côté de la mer d’Oman et des plateaux plus bas du côté du golfe du Bengale. La structure de la région est celle d’un bouclier précambrien, formé de roches de natures très différentes. Aux plateaux de granite ou de gneiss (plateau de Mysore, à l’extrême sud, plateaux du Bastar ou de Chota Nagpur, à l’est) s’opposent les plateaux basaltiques, qui présentent un relief en terrasses. Les sols noirs (ou regur), formés par la décomposition du basalte, ont une forte capacité de rétention en eau, qui a notamment favorisé la culture du coton. Le Dekkan est bordé par deux chaînes de montagnes d’altitude moyenne : les Ghats occidentaux (915 m), qui longent, du nord au sud, la mer d’Oman et la côte de Malabar ; les Ghats orientaux (460 m), qui bordent la côte de Coromandel, sur le golfe du Bengale.
L’Inde est caractérisée par un climat tropical de mousson. Malgré la présence de certaines zones tempérées, l’alternance entre une saison sèche et une saison des pluies conditionne la vie et l’activité des Indiens. Lors de la saison des pluies, de juin à octobre, la mousson apporte des masses d’air humide en provenance de la mer d’Oman et de l’océan Indien. Le sud et l’ouest du pays sont les premiers touchés, en juin. L’ensemble du territoire indien entre dans la saison des pluies avant la mi-juillet. Les précipitations peuvent être considérables (à Tcherrapunji, elles atteignent 10 920 mm par an). L’intersaison est marquée par un retour progressif de la sécheresse. À partir de décembre, la mousson souffle de l’intérieur des terres vers la mer. Jusqu’au mois de mars, la saison sèche, relativement fraîche, est toutefois marquée par de violents orages et des chutes de neige sur l’Himalaya. Les températures diurnes sont généralement supérieures à 15 °C dans le Nord, à 20 °C ou 25 °C dans le Sud. En revanche, les nuits sont fraîches : dans la plaine du Gange, elles peuvent descendre jusqu’à 5 °C, et il gèle parfois au Pendjab. Après la saison sèche débute la période la plus chaude de l’année, entre la mi-mars et le début du mois de juin. Les températures montent alors fréquemment au-dessus de 40 °C et, dans certaines zones du centre de l’Inde, peuvent dépasser 50 °C. Ces tendances générales ne rendent cependant pas compte de la variété climatique caractéristique de l’Inde. À l’ouest, dans la région des Ghats et sur la côte qui les longe, le climat est humide, avec des précipitations particulièrement abondantes sur les reliefs. La saison des pluies est assez longue dans la région de Cochin ou Mangalore, moins longue à Bombay ou Surat. Le nord-ouest du pays — la plaine du Pendjab et les plaines du Rajasthan — est globalement plus sec. Le centre de l’Inde connaît une saison chaude et sèche particulièrement longue, avec un niveau de précipitations très faible dans les vallées — celles de la Godavari et de la Krishna notamment. Dans cette zone du centre du pays, la saison froide est quasi inexistante. C’est sans doute au nord-est du pays que le cycle des saisons est le plus nettement marqué. Comme à l’ouest, la saison des pluies dure relativement longtemps, de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois d’octobre. Au sud-est, les plus fortes précipitations sont enregistrées en novembre ou décembre, tandis que le reste du pays entre dans la saison sèche. Le volume des précipitations varie énormément selon les années ; une année de sécheresse peut en effet succéder à une période de tempête tropicale, toutes deux catastrophiques pour l’agriculture. De trop fortes pluies favorisent par ailleurs la prolifération des moustiques, et le développement du paludisme.
À l’origine, l’Inde était essentiellement recouverte de forêts tropicales. Ce type de végétation a pu se maintenir dans les régions très arrosées. La flore est ainsi particulièrement variée dans la plaine du Gange, où elle bénéficie de l’humidité. La végétation est luxuriante dans les plaines du Sud-Est, où alternent des palétuviers, des forêts de sals (grands arbres au bois précieux) et des arbres à bois dur. Les conifères dominent dans le nord-ouest de l’Himalaya, dont les versants orientaux sont recouverts d’une abondante végétation tropicale et subtropicale. Sur la côte de Malabar et sur les versants des Ghats orientaux, zones à fortes précipitations et densément boisées, les arbres à feuilles persistantes prédominent. Dans les plaines marécageuses et sur les versants peu élevés des Ghats occidentaux, de vastes étendues de jungle restent impénétrables. Dans la région du Dekkan, la végétation est moins dense, avec des forêts de bambous, et des arbres à palmes et à feuilles caduques. La faune indienne est très variée. La famille des félidés est représentée par le tigre, la panthère, le léopard tacheté et le léopard des neiges, le chat du Bengale et, dans le Dekkan, le guépard. Outre les quelques spécimens du parc de Gir, dans le Gujarat, les lions ont disparu de l’Inde. Malgré des efforts menés au niveau national et en coopération avec d’autres pays, qui ont permis de porter le nombre de tigres sauvegardés dans des réserves à plusieurs milliers, l’espèce reste également menacée. L’éléphant d’Asie vit principalement sur les versants nord-est des chaînes himalayennes et dans les forêts reculées du Dekkan. Parmi les autres espèces figurent notamment le rhinocéros, le gaur, l’ours brun, le loup, le chacal, le dhole, le bœuf sauvage, le sanglier et diverses espèces de singes, d’antilopes et de cerfs. L’Himalaya et les régions montagneuses abritent plusieurs espèces de chèvres et de moutons sauvages ainsi que des bouquetins. Il existe différents types de serpents : cobras, daboias, serpents vivant en eau de mer, venimeux, et pythons.
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