Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Inde

Résultats avec Windows Live® Search

  • [France-Diplomatie] INDE

    Numéros utiles Police: 100 Ambassade de France à New Delhi : 2/50-E, Shantipath, Chanakyapuri, 110021 New Delhi. Tél. (24h/24) : [0091] (11) 2419 6100

  • Inde :: Guide de voyage Inde :: Routard.com

    Un guide qui propose de nombreux services comme : cartes, photos, météo, liens utiles, actualité, billets d'avion, visa, forum, itinéraires conseillés, vie pratique, argent ...

  • Inde

    en:India DEBUT_CHIFFRES_CLES ; Superf.; 3 288 milliers de km2; Pop.; 1 mds; PNB; 477,4 mds de dollars (2001); PNB/hab.; 460 dollars (2001); Croiss.; 5,4 % (2001); Budg. éduc.; 3,9 ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 13

Inde

Article
Médias
Inde : drapeau et hymneInde : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.1

Caractéristiques démographiques

Avec 1,13 milliard d’habitants en 2007, l’Inde représente environ un sixième de l’humanité. C’est le deuxième pays le plus peuplé au monde après la Chine. La population indienne continue d’augmenter régulièrement, mais à un rythme moins soutenu que dans les années 1970. La politique draconienne de régulation des naissances, menée sous le régime d’Indira Gandhi, malgré les réticences religieuses et culturelles d’une grande partie de la population, a permis de freiner la croissance annuelle, qui est passée de 2,2 % entre 1970 et 1980 à 1,6 % en 2007, tandis que l’indice de fécondité reculait dans le même temps de 4,8 à 2,8 enfants par femme. La population indienne augmente cependant de plus d’un million d’habitants par mois. L’Inde a connu depuis les années 1920 une baisse considérable de la mortalité, due à la lutte préventive contre les famines, qui n’ont pas pour autant disparu (comme en témoigne la famine du Rajasthan en 1987), et à la mise en place d’une politique de santé publique. Estimé à 45 ‰ dans la période 1881-1921, le taux de mortalité n’était en effet plus que de 6,4 ‰ en 2008.

L’espérance de vie moyenne a beaucoup augmenté, mais reste encore inférieure à celle des pays occidentaux. Elle est passée de 47,3 ans en 1970 à un peu plus de 69,2 ans en 2008. L’Inde est un pays jeune : les moins de 15 ans représentent 31,8 % de la population totale, les plus de 65 ans seulement 5,1 %. Le taux de mortalité infantile y est encore élevé et atteint 32,3 ‰. Par ailleurs, l’accès aux installations sanitaires reste réservés à une minorité (33 % de la population en 2004). Environ 20 % de la population est sous-alimentée (selon des estimations de 2002–2004).

La part des Indiens vivant en dessous du seuil de pauvreté était estimée en 2000 à 28,6 % de la population. Il existe en outre de grandes inégalités de richesse entre les différentes régions du pays. Ces inégalités géographiques opposent principalement les régions côtières et la capitale New Delhi aux régions intérieures — États du Bihar, du Madhya Pradesh, du Rajasthan et de l’Uttar Pradesh, qui forment un ensemble connu sous le nom de « Bimaru ».

3.2

Découpage administratif et villes principales

La fédération indienne est formée de 28 États (Andhra Pradesh, Arunachal Pradesh, Assam, Bengale-Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Goa, Gujarat, Haryana, Himachal Pradesh, Jammu-et-Cachemire, Jharkhand, Karnataka, Kerala, Madhya Pradesh, Maharashtra, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Pendjab, Rajasthan, Sikkim, Tamil Nadu, Tripura, Uttar Pradesh, Uttaranchal) et de 7 territoires de l’Union (les îles Andaman-et-Nicobar, Chandigarh, Dadra-et-Nagra-Haveli, Daman-et-Diu, Delhi, Laquedives) administrés directement par le gouvernement central. Certains de ces États représentent à eux seuls des entités démographiques et politiques considérables : 166 millions d’habitants pour l’Uttar Pradesh, 82,9 millions pour le Bihar, 96,8 millions pour le Maharashtra.

La densité de population atteint 380 habitants au km², sans que ce chiffre reflète pour autant les disparités régionales. Ainsi, elle peut varier entre 25 habitants au km2 dans le plateau du Dekkan à 1000 habitants au km2 dans les plaines côtières ou la vallée du Gange, et dépasser les 9 000 habitants au km² à Delhi. Si le taux d’urbanisation est l’un des plus faibles au monde — 29 % en 2005 — l’Inde compte plusieurs des plus grandes villes du monde, et c’est le deuxième pays du monde qui abrite le plus de citadins (après la Chine). L’Inde connaît un important exode rural, lié à sa croissance démographique et aux conditions de vie difficiles dans les zones rurales. Cet exode rural conduit à la surpopulation des villes, autour desquelles se sont développés de gigantesques bidonvilles. Face à leur prolifération, les autorités ont choisi de doter les bidonvilles d’infrastructures de base — égouts, eau potable. Les villes souffrent pour la plupart d’une importante pollution, atmosphérique et sonore.

La ville la plus peuplée de l’Inde est Bombay (16 368 084 habitants avec son agglomération en 2001). Viennent ensuite Calcutta 13 216 546 habitants) et Delhi, qui intègre dans son agglomération la capitale, New Delhi (12 791 458 habitants), Madras (6 424 624 habitants), Hyderabad (5 533 640 habitants), Bangalore (5 686 844 habitants), Ahmedabad (4 519 278 habitants), Pune (3 755 525 habitants), Kanpur (2 690 486 habitants), Nagpur (2 122 965 habitants), Lucknow (2 266 933 habitants), Jaipur (2 324 319 habitants).

3.3

Peuples, langues et religions

Plus de 1 600 communautés cohabitent sur le territoire de l’Union indienne. Cette profonde diversité ethnique, source de multiples conflits, se double d’une diversité linguistique et religieuse.

Les langues et dialectes parlés en Inde appartiennent à quatre familles linguistiques : les langues dravidiennes comme le télougou et le tamoul, parlées dans le Dekkan et le sud de l’Inde ; les langues indo-européennes comme le hindi et le bengali ; les langues austro-asiatiques comme le munda ; enfin, les langues sino-tibétaines comme le naga, le lushai, le mizo. Cette mosaïque de plus de 3 000 langues et dialectes a amené le gouvernement indien à instaurer dix-huit langues officielles dans le pays ; l’anglais est ainsi langue officielle, en association avec l’assamais, le bengali, le hindi (parlé par environ 40 % de la population), le kannara, le kashmiri, le malayalam, le marathe, l’oriya, le pandjabi, le sanskrit, le sindhi, le tamoul, le télougou et l’ourdou, et depuis l’amendement du 20 août 1992, le nepali, le konkani et le manipuri (voir langues de l’Inde).

La question ethno-linguistique a obligé Jawaharlal Nehru à accepter le redécoupage des États indiens selon le critère de la langue. C’est ainsi qu’entre 1956 et 1960, dans toute l’Inde, des provinces ou des États — Hyderabad, Andhra, Travancore-Cochin, Madras, le Maharashtra, Bombay, l’Assam et d’autres — ont été démembrés pour former de nouveaux États. Certaines provinces ont totalement disparu, comme Bombay, qui a donné naissance aux trois États du Karnataka, du Maharashtra et du Gujarat.

L’hindouisme est la religion pratiquée par une très large majorité de la population (80,5 %). Majoritaires dans le Cachemire, les musulmans représentent 13,4 % de la population. Viennent ensuite les minorités chrétienne (2,3 %), sikh (2 %, majoritaires au Pendjab), bouddhiste, jaïniste et parsi.

Les affrontements interethniques sont particulièrement violents dans les États du Nord-Est : Kukis contre Nagas, peuple semi-nomade implanté entre l’Assam et la Birmanie (500 000 personnes environ), dans l’État du Manipur ; militants Bodos contre musulmans dans l’État d’Assam ; menaces sur les minorités chakmas et hajongs dans l’État d’Arunachal Pradesh.

Deux groupes religieux sont également en conflit avec le pouvoir central. Au Cachemire, les extrémistes musulmans revendiquent le rattachement de leur État au Pakistan. Les attentats et le climat de terreur ont chassé la quasi-totalité des hindous de la région ; en 1993, ils n’étaient plus que 3 000 dans la vallée de Srinagar, contre 125 000 quelques années auparavant. L’armée indienne y déploie en permanence 150 000 hommes et s’y livre à une violente répression. À l’inverse, la destruction de la mosquée d’Ayodhya en 1992 témoigne de l’animosité des extrémistes hindous à l’égard des musulmans.

Les sikhs (littéralement, « ceux qui apprennent ») forment l’une des principales minorités religieuses en Inde. La plupart d’entre eux vivent au Pendjab, où ils représentent plus de la moitié de la population. Ils réclament, à ce titre, la création d’un État sikh. L’agitation autonomiste a débuté dès l’indépendance, avec la partition du territoire indien entre l’Inde à majorité hindoue et le Pakistan à majorité musulmane ; elle culmine avec l’assassinat du Premier ministre Indira Gandhi, en 1984, par des séparatistes sikhs, et les troubles meurtriers qui s’ensuivent.

3.4

Le système des castes

La société indienne contemporaine reste profondément marquée par le système de castes, introduit en Inde vers 1500 av. J.-C. et reposant sur la division par la jati, qui représente à la fois la naissance — qui définit le degré d’impureté — et l’appartenance à un groupe. Ce système distingue quatre castes sociales : (par ordre décroissant) les brahmanes (prêtres), les kshatriya (guerriers), les vaishya (paysans et commerçants) et les shudra (serviteurs). Selon ce système, une partie de la population hindoue (20 %) n’appartient à aucune caste ; ce sont les harijans, ou dalits, également appelés parias (les « intouchables »). La Constitution indienne supprime toute discrimination fondée sur la race, la religion, la caste, le sexe et le lieu de naissance, et l’État pratique de plus en plus une discrimination positive à l’égard des basses castes (dans l’administration publique, la représentation politique et l’accès à l’enseignement supérieur). Mais la mobilité d’une caste à l’autre ne varie guère, les mariages respectant les divisions par castes (voir endogamie).

3.5

Éducation

Le système éducatif a fait des progrès considérables depuis l’indépendance du pays, mais l’application des réformes est freinée par la persistance des discriminations liées au système des castes et des discriminations envers les femmes. L’école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 14 ans, mais la moitié environ abandonnent leur scolarité en cours de route. Sur la période 2002–2003, le taux de scolarisation était de 108 % dans l’enseignement primaire (104 % chez les filles), et de 53 % dans l’enseignement secondaire (47 chez les filles). L’Inde compte un très grand nombre d’établissements d’enseignement supérieur — l’Indian Institute of Science, à Bangalore, et le Tata Institute of Fundamental Research, à Bombay, figurent parmi les plus grands centres d’études et de recherche du pays. Si le nombre d’étudiants est passé de 5 millions au début des années 1990 à 11 millions en 2001–2002, le taux de scolarisation demeure relativement bas (12 % de la classe d’âge concernée).

Le programme national d’alphabétisation pour adultes mis en place par les autorités a permis de relever la part de la population adulte sachant lire et écrire à 57 % de la population totale en 2005 (contre 43 % en 1981). Ce chiffre cache toutefois de grandes disparités entre les hommes et les femmes, chez lesquelles le taux d’alphabétisation n’est que de 43 %. En outre, le taux d’analphabétisme varie beaucoup d’un État à l’autre ; le Kerala possède le plus faible du pays, notamment en raison de l’importance accordée à l’éducation des femmes et à leur statut relativement élevé.

En 2003, l’État a consacré 4 % du PIB aux dépenses d’éducation.

Page précédente
| | | | | | | | | ... 
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft