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IndeArticle
Plan de l'article
Présentation ; Milieu naturel ; Population et société ; Institutions et vie politique ; Économie ; Histoire
Le Congrès national indien (Indian National Congress), créé en 1885, a conduit l’Inde vers l’indépendance, proclamée en 1947. En 1969, certains membres du Parti du Congrès font sécession pour former l’Indian National Congress-Organization (ou Congress-O). L’Indian National Congress-Indira (ou Congress-I) est fondé en 1978 par Indira Gandhi. Après avoir dominé la vie politique indienne pendant près d’un demi-siècle, le parti du Congrès cède durablement la place en 1996 au Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP), dirigé par Atal Bihari Vajpayee ; cette formation, fondée en 1980, axe son programme sur le nationalisme hindou et, après avoir recruté parmi les castes supérieures, parvient à étendre son audience aux classes moyennes urbanisées. Le parti du Congrès, présidé par Sonia Gandhi — la veuve de l’ancien Premier ministre Rajiv Gandhi —, revient cependant au pouvoir à l’issue des élections législatives de 2004, fort de sa popularité auprès des masses rurales. Le Communist Party of India (CPI), créé en 1925 — il se scinde en 1964, donnant naissance au Communist Party of India-Marxist (CPI-M) —, est un autre parti influent du pays, notamment au Bengale-Occidental et au Kerala. Les extrémistes hindous sont regroupés dans le Jana Sangh, dominé par les nationalistes ultras de la RSS, la Rashtriya Sevak Sangh (Association des volontaires nationaux). L’organisation politique régionale est marquée par une multitude de partis, souvent au pouvoir, à l’instar de la Conférence du Jammu-et-Cachemire, ancienne Ligue musulmane (IUML) toujours très présente au Kerala, ou encore l’Asom gana parishad, le Parti régionaliste assamais. L’Akali dal est un parti sikh. Le paysage politique indien est en outre marqué depuis les années 1990 par l’émergence de nombreuses formations ; outre les partis défendant les intérêts des basses castes ou des sans caste (tels que le Bahujan Samaj Party, le parti des sans caste), de plus en plus de partis représentent les intérêts musulmans.
En 2003, l’État a consacré 2,6 % du PIB aux dépenses de la défense nationale. La même année, l’armée de terre comptait 1 100 000 hommes, la marine 55 000 hommes et l’armée de l’air 170 000 hommes. L’armée ne s’implique pas en politique ; en revanche, elle est engagée dans les opérations de répression des divers mouvements de guérilla qui ont lieu dans certaines régions de l’Inde. La police interne est quant à elle du ressort des États, et non du gouvernement central.
L’Inde a longtemps souffert d’une gestion centralisée (au niveau de la fédération comme au niveau des différents États) et d’une tradition protectionniste qui remonte aux premières années de l’indépendance. Jawaharlal Nehru, qui a lancé le premier plan quinquennal en 1951, a en effet été l’instigateur d’une économie très protégée, étatisée et centralisée. Sous son impulsion, l’État s’est peu à peu arrogé le contrôle des secteurs clés de l’économie, tout en exerçant un droit de regard sur le secteur privé. Des mesures protectionnistes — tarifs douaniers, diverses barrières à l’importation — ont été prises pour protéger les industries nationales. Ce système a permis à l’Inde de développer ses industries, de préserver son marché intérieur en atteignant l’autosuffisance alimentaire, et de devenir un des grands exportateurs mondiaux de céréales. À partir de 1991, sous la direction de Narasimha Rao, l’Inde prend le tournant de la libéralisation économique, avec la diminution des barrières douanières et l’ouverture aux investissements étrangers. Les dépenses publiques, l’inflation, le remboursement des dettes et le déficit de la balance des paiements diminuent. À partir de 1991, la majorité des États de l’Union ouvrent leurs portes aux investisseurs étrangers, tout en limitant les contrôles exercés sur le secteur privé et en autorisant la privatisation de certaines entreprises publiques. L’investissement ne bénéficie cependant pas à tous les États de l’Union dans la même mesure ; cinq États principaux (Andhra Pradesh, Gujarat, Karnataka, Maharashtra et Tamil Nadu) apparaissent largement privilégiés (en recevant les deux tiers de l’investissement privé), au détriment de sept États défavorisés (Assam, Bihar, Madhya Pradesh, Orissa, Rajasthan, Uttar Pradesh et Bengale-Occidental.
Dans les années 2000, l’Inde figure parmi les dix grands marchés internationaux émergents, et comme une véritable puissance mondiale : en 2006, son produit intérieur brut (PIB) de l’Inde atteignait 912 milliards de dollars, soit l’un des premiers au monde. Le taux de croissance, qui dépassait à peine 3 % par an entre 1970 et 1980, a plus que triplé en quinze ans avant d’atteindre 9,2 % en 2006. Le pays parvient en outre à maintenir à un faible niveau son endettement et à maîtriser son taux d’inflation. Le décollage de l’économie indienne est principalement imputable aux activités de services et au développement des hautes technologies ; sa croissance est cependant de plus en plus portée par l’essor remarquable des secteurs manufacturiers et de la construction. En créant des emplois, cette tendance peut permettre à l’Inde, l’un des pays les plus pauvres au monde en dépit d’une croissance économique parmi les plus élevées du monde, de sortir de cette situation paradoxale.
L’agriculture est une activité primordiale pour l’économie de l’Inde, car si celle-ci est devenue une grande puissance industrielle, elle est encore un pays rural. En 2006, le secteur primaire employait 66,7 % des actifs et représentait 18 % du PIB — ce chiffre connaît une baisse rapide puisqu’il était de 28 % en 1995 et de 23 % en 2000. Dans les années 1970, sous le régime d’Indira Gandhi, le pays s’est lancé dans une « révolution verte » destinée à améliorer les rendements agricoles et à réduire les risques de famines. Les nets progrès réalisés dans ce domaine (la balance agricole est désormais excédentaire) ne se sont pas pour autant accompagnés d’une remise en cause du système de la propriété terrienne (deux tiers de métayers et 20 % de petits propriétaires). La plupart des exploitations sont de très petite taille, et plus d’un tiers sont trop réduites pour répondre aux besoins des familles qui les exploitent, issues généralement des castes inférieures. Le développement de l’agriculture et de la productivité agricole passe par des efforts de modernisation et d’irrigation.
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