Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Inde

Résultats avec Windows Live® Search

  • Inde - Wikipédia

    L' Inde (nom officiel : la République de l'Inde) est un pays du sud de l' Asie qui occupe la majeure partie du sous-continent indien. Le nom du pays « Inde » est dérivé de ...

  • Inde à Paris - Le portail de l'Inde et des indiens - Parce que ...

    Le portail de l'Inde et des indiens : tourisme, voyage, littérature, cinéma, Bollywood, culture, cuisine, spectacles, musiques.

  • [France-Diplomatie] INDE

    Numéros utiles Police: 100 Ambassade de France à New Delhi : 2/50-E, Shantipath, Chanakyapuri, 110021 New Delhi. Tél. (24h/24) : [0091] (11) 2419 6100

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 7 sur 13

Inde

Article
Médias
Inde : drapeau et hymneInde : drapeau et hymne
Plan de l'article
6.1.2. 1
Le Magadha, berceau de l’empire Maurya

Vers le milieu du vie siècle av. J.-C., le royaume aryen du Magadha (situé dans l’actuel Bihar, nord-est de l’Inde) devient l’un des plus importants de la péninsule indienne. Montant sur le trône vers 553 av. J.-C., Bimbisara — un contemporain du Bouddha et de Mahavira (fondateur du jaïnisme) — est le premier des souverains du Magadha à se lancer dans la conquête des territoires indiens voisins. La suprématie du Magadha est à l’origine d’une première unification en Inde, sous l’autorité d’un empereur. Avec la dynastie des Nanda, le royaume prend, au ive siècle av. J.-C., le contrôle d’une vaste région comprise entre le Pendjab, au nord-ouest, et le Bengale, à l’est.

Le nord-ouest de la péninsule est pour sa part en proie aux campagnes d’Alexandre le Grand, lequel, vainqueur des Perses, s’empare du Pendjab en 326 av. J.-C. Ses successeurs, les dynastes grecs de Bactriane, occupent l’Inde du Nord-Ouest jusqu’à Delhi ; de leur conversion au bouddhisme naît la civilisation gréco-bouddhique du Gandhara (région comprenant aujourd’hui le nord-est de l’Inde, une partie du Pakistan et l’Afghanistan). La conquête grecque du nord-ouest de la péninsule a pour conséquence de laisser le champ libre à l’est pour les souverains du Magadha.

6.1.2. 2
L’apogée de l’empire Maurya

En 321 av. J.-C., Chandragupta tue le dernier représentant des Nanda, et s’empare du royaume de Magadha, avant d’étendre son autorité vers le sud, jusqu’à la Narmada. Ses descendants poursuivent la conquête jusqu’aux plateaux du Mysore, l’extrême sud de la péninsule ne se soumettant que sous le règne d’Ashoka (v. 273-232 av. J.-C.). Le bouddhisme devient alors la religion dominante de l’empire. Ses préceptes sont enseignés dans des universités telles que celles de Nalanda et Taxila.

Le rayonnement de l’empire Maurya est considérable ; l’armée, forte de plusieurs centaines de milliers d’hommes, assure sa stabilité politique. L’organisation de la société, hiérarchisée en castes, y contribue aussi fortement. Dans la capitale impériale, Pataliputra (actuelle Patna), baignée par le Gange, se dresse alors un superbe palais, dont les vestiges témoignent de l’influence de la Perse.

Après la disparition d’Ashoka, l’unité de l’empire Maurya se révèle finalement assez fragile. Plusieurs dynasties se succèdent à la tête d’un empire de plus en plus réduit. Cette période est également marquée par la cabale qui aboutit à la contestation du bouddhisme et à l’avènement du brahmanisme, entre 184 et 72 av. J.-C.

6.1.2. 3
Les invasions chinoises

Vers la fin du ier siècle av. J.-C., les Scythes (appelés Saka ou Shaka en Inde), chassés de la mer d’Aral par les Yuezhi, occupent une grande partie de l’Inde occidentale. À leur tour, les Yuehzi envahissent la région. L’un des leurs fonde vers 40 av. J.-C. la dynastie des Kouchans (dite aussi Kushan ou Kushana), qui domine par la suite une grande partie du nord de la péninsule. Des relations commerciales et diplomatiques s’établissent avec l’Empire romain, par le biais de la route de la Soie. Le bouddhisme s’épanouit à nouveau sous le règne de l’empereur et mécène Kanishka, qui contribue fortement à l’épanouissement de l’art gréco-bouddhique du Gandhara.

6.2

L’Inde classique

6.2. 1

L’empire Gupta (v. 320-v. 540)

Après plusieurs siècles d’instabilité politique, l’émergence de l’empire Gupta, vers 320 apr. J.-C., inaugure une ère de croissance économique et de développement culturel d’un siècle et demi environ. Fondée par un nouveau Chandragupta, dit Chandragupta Ier (qui règne de 320 à 335), la dynastie s’impose progressivement en Inde du Nord. Ses successeurs unifient bientôt la péninsule. L’empire Gupta est ainsi considéré comme l’âge d’or de l’art de l’Inde classique ; sculptures et peintures murales de l’époque Gupta témoignent en effet d’une grande maîtrise artistique (voir art indien). L’invasion des Hephtalites (ou « Huns blancs ») et l’indépendance croissante des feudataires par rapport au pouvoir central conduisent, vers 540, à la chute de l’empire, qui a connu son apogée sous le règne de Chandragupta II.

En Inde du Nord, la chute des Gupta laisse le champ libre à Harsa (dernier grand monarque bouddhiste de l’histoire indienne), qui fonde en 606 un puissant royaume qui ne lui survit pas. À sa mort se crée une multitude de petits États et principautés, dont les rivalités entraînent une période de troubles qui ne prend fin qu’au début du xie siècle. À la même période, plusieurs royaumes se constituent en Inde du Sud (dynasties des Pallava, des Chola, etc.).

6.2. 2

L’implantation de l’islam

6.2.2. 1
Les invasions musulmanes

L’Inde du Nord, morcelée, recouvre paradoxalement son unité avec les invasions musulmanes. Dans l’ouest de la péninsule, favorisée par l’éclatement politique, émerge une nouvelle puissance solidement unifiée par l’islam, dirigée par le chef de guerre Mahmud de Ghazni (membre de la dynastie afghane des Ghaznavides). Au nom de la guerre sainte, celui-ci lance, entre 1000 et 1027, une série d’expéditions victorieuses contre les hauts lieux de religion et de pouvoir qu’étaient, entre autres, Mathura et Kanauj. Vers 1025, Mahmud a déjà pillé de nombreuses villes indiennes, dont le très riche port de Somnath, et annexé le Pendjab. Les querelles de pouvoir qui opposent ses successeurs laissent à l’Inde plus d’un siècle de répit mais, au xiie siècle, le pays suscite à nouveau la convoitise des envahisseurs.

Mohammad de Ghur est vraisemblablement le véritable instigateur de la présence musulmane en Inde. Après avoir conquis la plaine indo-gangétique à l’ouest de Bénarès (prise de Delhi en 1193), il progresse rapidement vers l’est, et s’empare du Bengale quelques années plus tard, en 1202.

Page précédente
... | | | | | | | | | | ... 
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft