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  • LAVAL, Pierre

    LAVAL, Pierre. Homme politique français né à Châteldon en 1883. Licencié en droit, il adhère à la SFIO en 1903. Il accélère sa carrière politique en " naviguant ...

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    Un éclairage sur l'inspirateur de la Collaboration ... Né à Châteldon (Puy-de-Dôme) le 28 juin 1883, dans la famille d'un modeste cafetier, Pierre Laval devient ...

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Laval, Pierre

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Pierre LavalPierre Laval
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1

Présentation

Laval, Pierre (1883-1945), homme politique français, qui fut, en tant que deuxième personnage du gouvernement de Vichy, l’un des principaux artisans de la collaboration avec l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

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L’ascension sociale

Né à Châteldon (Puy-de-Dôme), fils d’un aubergiste, tôt remarqué à l’école pour ses capacités, il entreprit des études, qu’il finança en devenant surveillant d’internat. Titulaire de deux licences (en droit et sciences naturelles), marié à la fille du maire de Châteldon, il s’installa en 1907 à Paris et s’inscrivit au barreau.

Avocat attitré de plusieurs syndicats, dont la CGT, spécialisé dans le droit du travail, il s’attira une flatteuse réputation en obtenant l’acquittement d’un syndicaliste anarchiste, Manhès, qu’il avait défendu gratuitement. Adhérent de la SFIO depuis 1905, il entama sa carrière politique en se faisant élire député d’Aubervilliers, sous l’étiquette de socialiste révolutionnaire. Bien implanté dans cette circonscription populaire de la banlieue parisienne, où résidaient de nombreux Auvergnats, il fut cependant, en raison de son pacifisme militant, battu aux élections de 1919, qui virent la victoire du Bloc national, très marqué par l’esprit « ancien combattant ».

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La carrière ministérielle

Ayant déjà entamé l’évolution politique qui devait le mener vers la droite, il ne rejoignit pas le Parti communiste lors de la scission du congrès de Tours et commença à prendre ses distances avec la SFIO. Élu maire d’Aubervilliers en 1923, mandat qu’il devait conserver jusqu’à la Libération, il eut la satisfaction d’être réélu député l’année suivante, comme socialiste indépendant face à un candidat SFIO auquel il reprochait ses sympathies pour les communistes. À la tête d’un cabinet florissant, jouissant d’une excellente implantation locale, il apparaissait déjà bien davantage comme un opportuniste, avant tout soucieux de sa réussite sociale, que comme un homme de convictions.

Son pragmatisme et son sens des relations lui ouvrirent les portes de la carrière ministérielle. Remarqué par Joseph Caillaux, il fut nommé en 1925 ministre des Travaux publics dans le cabinet Paul Painlevé, puis devint garde des Sceaux dans le cabinet Briand (1925-1926), avant de rejoindre en 1930 le cabinet formé par le républicain de droite André Tardieu, en qualité de ministre du Travail. Intéressé depuis toujours par les problèmes sociaux, il fit passer durant cette période les décrets d’application de la loi du 5 avril 1928 qui préfiguraient, pour certaines catégories de la population, le système de la Sécurité sociale.

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La présidence du Conseil

En janvier 1931, enfin, il accéda à la présidence du Conseil, fonction qu’il cumula avec le portefeuille des Affaires étrangères, à trois reprises jusqu’en février 1932. À ce titre, il se rendit à Washington en août 1931 et tenta de négocier, alors que la France s’enfonçait dans la crise économique, un moratoire sur la dette contractée à l’égard des États-Unis lors de la Première Guerre mondiale. De nouveau ministre du Travail en 1932 dans le cabinet Tardieu, puis ministre des Colonies dans le cabinet Doumergue, il retrouva les Affaires étrangères après l’assassinat de Louis Barthou, et cumula de nouveau ce portefeuille avec la présidence du Conseil, de juin 1935 à janvier 1936.

Durant cette période, Laval mena une politique budgétaire extrêmement stricte tout en appliquant, en matière monétaire, des mesures déflationnistes qui touchèrent surtout les fonctionnaires et les porteurs de titres d’État. Fidèle à ses options pacifistes, il crut s’attirer les bonnes grâces de Mussolini en signant, en janvier 1935, un traité accordant à l’Italie fasciste d’importantes satisfactions territoriales en Afrique. Dans la même logique, il poussa à la passivité lors du rattachement de la Sarre à l’Allemagne, tout en tentant d’assurer une éventuelle alliance de revers en concluant, au mois de février 1935, un pacte d’assistance mutuelle franco-soviétique. Mais son ultime tentative, menée en décembre 1935, avec l’appui de sir Samuel Hoare, secrétaire au Foreign Office dans le cabinet Stanley Baldwin, pour éviter l’application des sanctions décidées à la Société des Nations contre l’Italie après l’affaire éthiopienne, lui coûta finalement son poste, le gouvernement étant renversé, le 22 janvier 1936.

Sénateur de la Seine depuis 1927, Pierre Laval se fit élire cette même année dans le Puy-de-Dôme. Ulcéré par son échec, opposé à la politique du Front populaire, qu’il jugeait démagogique, il développa à partir de cette époque une solide hostilité vis-à-vis de la classe politique, qui le lui rendait bien. À gauche, en effet, on se méfiait de cet ancien allié, à la solide réputation d’affairisme (Laval était notamment le propriétaire du Moniteur du Puy-de-Dôme, de la station de radio Paris-Lyon et de la source d’eau minérale de Sargantale), qui avait marié sa fille à un descendant de La Fayette, René de Chambrun, tandis qu’à droite on tenait à distance ce concurrent trop subtil, considéré comme peu digne de confiance. Écarté de toute responsabilité politique, il ne sortit de sa réserve que pour désapprouver la déclaration de guerre contre l’Allemagne, le 1er septembre 1939.

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