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Résultats avec Windows Live® Search Vlaminck, Maurice deArticle
Plan de l'article
Présentation ; Du cyclisme à la peinture ; Naissance d’un fauve ; « Le fauvisme, c’est moi » ; Retraite et disgrâce
Vlaminck, Maurice de (1876-1958), peintre français, l’un des représentants majeurs du fauvisme.
Né à Paris dans une famille d’origine flamande, Maurice de Vlaminck quitte sa famille à l’âge de 16 ans et s’installe près de Versailles, pour devenir mécanicien. Il commence à peindre mais se consacre surtout au cyclisme qui lui permet de gagner sa vie, jusqu’à l’âge de 18 ans. Il rencontre alors Susanne Berly, qui devient sa femme. À la suite d’une maladie, il abandonne le cyclisme et vit en donnant des leçons de violon et en jouant dans les cafés. Également journaliste anarchiste, il évolue dès lors dans un milieu bohème et mélomane, et cherche d’abord sa voie dans la musique avant de se consacrer à la peinture.
Maurice de Vlaminck rencontre André Derain par hasard dans le métro en 1900. Ils se lient d’amitié malgré leurs origines sociales différentes (Derain est fils de commerçant, Vlaminck de souche populaire) et louent un atelier à Chatou, dans le restaurant désaffecté Levanneur. C’est là qu’ils font leurs premières recherches communes. En 1901, ils sont tous les deux bouleversés par la découverte de l’œuvre de Vincent Van Gogh, lors de sa première rétrospective à la galerie Bernheim-Jeune. André Derain présente Henri Matisse à Maurice de Vlaminck. En 1904, ce dernier rencontre Guillaume Apollinaire et découvre l’art nègre. La même année, il expose pour la première fois avant de présenter huit tableaux, en 1905, avec André Derain et Henri Matisse, à l’exposition scandaleuse du Salon d’Automne qui leur vaut l’appellation de « fauves », expression peu flatteuse du critique d’art Louis Vauxcelles pour décrire ce groupe de peintres à la palette vive et pure. Le journaliste Étienne Charles écrit par ailleurs dans la Liberté à propos d’une de ses toiles, le Remorqueur (1905) : « Monsieur de Vlaminck dépasse tous les artistes précédents dans la débauche organique qu’il fait de la couleur ».
Insoumis et anticonformiste, volontiers anarchiste, Maurice de Vlaminck renonce à toute règle et discipline, allant jusqu’à se vanter de n’avoir jamais pénétré au Louvre et de ne peindre que ce que son cœur et son instinct lui dictent : « Mon ardeur, affirme-t-il, me permet toutes les audaces, toutes les impudeurs, pour oublier les conventions du métier de peindre. » Dès lors sa peinture évolue, et s’il use de la même violence chromatique qu’à ses débuts, il remplace peu à peu le dessin par l’application de tons purs très proches de l’expressionnisme. Il réalise ainsi une série de toiles importantes (parmi lesquelles figure Paysage aux arbres rouges, 1906), représentatives du fauvisme dont il devient l’un des meilleurs ambassadeurs. À partir de 1908, avec le déclin du fauvisme, ses compositions — pour l’essentiel des paysages — deviennent plus construites : cherchant à appliquer la leçon de Paul Cézanne qu’il admire depuis ses débuts, il souligne désormais les volumes, faits de petites facettes colorées aux teintes moins tranchées (Bords de rivière, 1909). Il rencontre alors le marchand de tableaux Ambroise Vollard qui lui achète un certain nombre de toiles et fait la connaissance, après un séjour en Angleterre, d’Amedeo Modigliani et du futuriste Filippo Tommaso Marinetti.
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