![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search graineArticle
Plan de l'article
graine, organe végétal résultant du développement de l’ovule (ou oosphère) des plantes supérieures (spermaphytes — gymnospermes et angiospermes) après sa fécondation par les gamètes mâles d’un grain de pollen, et renfermant l’embryon et ses réserves nutritives. La graine permet le transport, la protection et la nutrition de l’embryon végétal. Les graines sont protégées par un tégument, étui externe imperméable. Les réserves (lipides chez les oléagineux, amidon chez les céréales, protéines chez les légumineuses ou encore glucides) qu’il entoure sont constituées par un tissu spécial, l’endoderme. Pendant la maturation des graines dites exalbuminées, juste avant la germination, ces réserves sont transférées dans un ou deux cotylédons (selon qu’il s’agit d’une plante monocotylédone ou dicotylédone), les premières « feuilles » de la plantule. Les graines sont ainsi plus résistantes et peuvent survivre, avant la germination, à une période de sécheresse, de froid, ou à tout autre condition difficile. Les graines sont souvent contenues dans des fruits, qui attirent les animaux, ce qui permet leur dispersion. Le fruit provient du développement de l’ovaire autour de l’ovule fécondé devenu graine. Au cours de sa maturation, la graine se déshydrate jusqu’à ce que l’eau ne représente que de 5 à 15 p. 100 de sa masse.
La taille, la forme et l’aspect des graines peuvent varier considérablement d’une espèce à l’autre. La plus grosse graine est celle du cocotier des Seychelles qui mesure près de 30 cm de diamètre, alors que les plus petites, celles des orchidées, font à peine un dixième de millimètre. Les graines quittent la plante mère emportées par le vent, par l’eau ou les animaux. La structure de chaque type de graine est adaptée à son mode de transport. Ainsi, les graines transportées par le vent sont souvent garnies d’appendices en forme d’ailes ou de parachute, comme les graines d’érable ou de pissenlit. Les graines qui sont disséminées par les animaux sont souvent sucrées, odorantes, dotées de couleurs voyantes, qui attirent les oiseaux ou les mammifères. Celles dispersées par un milieu aquatique ont la capacité de flotter.
Certaines graines, telles celles du saule, ne sont viables, c’est-à-dire capables de se développer, qu’un court moment après être tombées de l’arbre qui les a produites. Au contraire, d’autres sont viables pendant des années. Par exemple, des graines du lotus sacré d’Inde ont germé 3 000 ans après avoir été produites. Chaque espèce a une période définie de viabilité germinative ; les graines semées après la période de viabilité optimale peuvent produire des plantes de vigueur réduite ou ne pas germer du tout.
Le phénomène de dormance est différent de la non-viabilité. En effet, avant de pouvoir germer, de nombreuses graines doivent passer par une période dite de repos végétatif, caractérisée notamment par une forte déshydratation. Dans le cas du saule, cette période est presque inexistante. Chez les orchidées, elle permet aux graines d’achever leur maturation. D’autres graines subissent pendant la dormance des transformations chimiques qui les préparent à la germination. Par exemple, la dormance permet d’assouplir le tégument dur et épais de certaines graines, afin que la plantule puisse sortir. Certaines graines d’arbres africains ont besoin de passer par le tube digestif des éléphants pour préparer leur tégument à la germination. C’est la raison pour laquelle on dit parfois que l’éléphant régénère la forêt tropicale.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |