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  • Cicéron - Wikipédia

    Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero) est né le 3 janvier 106 av. J.-C., à Arpinum en Italie et mort le 7 décembre 43 av. J.-C. près d' Arpinum.

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Cicéron

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Plan de l'article
1

Présentation

Cicéron (106-43 av. J.-C.), homme politique romain, orateur et écrivain latin.

2

Un « homme nouveau » au Sénat romain

2.1

Une fulgurante carrière des honneurs

Né à Arpinum (aujourd’hui Arpino, en Italie), dans une famille patricienne, aisée et cultivée, Marcus Tullius Cicero — francisé en Cicéron — reçoit une éducation choisie à Rome puis à Athènes. Avec son jeune frère Quintus, il fréquente les plus grands maîtres de l’époque dans l’art oratoire et le droit, et se montre brillant en philosophie et en rhétorique — deux domaines indissociables à l’époque. De retour à Rome, Cicéron s’oriente vers la profession d’avocat, où il se distingue rapidement par son talent oratoire. Cependant, en 79 av. J.-C., désireux de compléter ses connaissances dans les domaines du droit, de l’art oratoire et de la philosophie, il repart pour la Grèce (où il se lie d’amitié avec Titus Pomponius Atticus) et poursuit sa quête de savoir jusqu’en Asie Mineure.

De retour à Rome en 77 av. J.-C., Cicéron se lance dans la carrière politique : questeur en 75, il est élu au Sénat dès 74. En 69, il est édile, puis accède à la charge de préteur en 66. Il gravit ainsi les différents échelons de la carrière des honneurs (cursus honorum) et, bien que n’étant pas aristocrate lui-même, obtient le soutien de l’aristocratie romaine, qui pousse cet homme nouveau (Homo novus) jusqu’au poste de consul en 63 av. J.-C., aux dépens de son rival Catilina.

2.2

La rivalité avec Catilina

En 63 av. J.-C., alors que Cicéron est au pouvoir comme consul, son rival Catilina conspire et projette de prendre le pouvoir par une insurrection armée. Averti du complot, Cicéron interpelle ainsi son rival en plein Sénat : Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? (« Jusqu’à quand, Catilina, vas-tu abuser de notre patience ? »). La loi martiale est immédiatement proclamée et Cicéron, dans l’urgence, ordonne l’exécution sommaire de Catilina et de ses complices. Mais, en 58 av. J.-C., il se voit accuser par un autre de ses ennemis, le plébéien Claudius Pulcher (auquel se rallient Jules César et d’autres sénateurs), d’avoir agi à la hâte, sans laisser la justice suivre son cours habituel, ni consulter le peuple romain. À la suite de ces accusations, le consul est contraint à l’exil : il quitte Rome pour un séjour d’un an en Grèce. C’est Pompée, membre du premier triumvirat aux côtés de Jules César et Crassus, qui le rappelle à Rome.

2.3

De la prudence à la proscription

De retour à Rome en 57 av. J.-C., Cicéron reprend son activité d’avocat, mais se tient prudemment à l’écart des responsabilités politiques. En 51 av. J.-C., il accepte toutefois une nomination au poste de proconsul en Cilicie. Lorsqu’il rentre à Rome en 50 av. J.-C., la guerre civile menace, opposant Pompée à Jules César. Cicéron choisit de se ranger parmi les amis de Pompée ; mais, après la victoire de Jules César et la fuite des partisans de Pompée en 48 av. J.-C., il se retire prudemment de la scène publique et choisit de se consacrer à l’écriture en attendant le pardon de César (qui lui est accordé).

Après l’assassinat de César en 44 av. J.-C., Cicéron revient à la politique, persuadé que cette mort va permettre à la démocratie de retrouver ses droits dans Rome : dans l’espoir d’un retour de la République, il apporte son soutien au fils adoptif de Jules César, Octave (futur empereur Auguste) dans sa lutte contre le consul Marc Antoine. Cependant, lorsqu’Octave et Marc Antoine se réconcilient et s’allient au sein d’un second triumvirat, Cicéron est parmi les premiers à faire les frais de cette alliance : accusé d’être un ennemi de l’État, il est proscrit et exécuté le 7 décembre 43 av. J.-C.

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