Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search hérésieArticle
Plan de l'article
hérésie, doctrine religieuse professée au sein de l’Église catholique et s’opposant à l’un des actes de foi définis par le successeur de saint Pierre. Issu du grec haïresis (« choix », « opinion »), ce terme fut d’abord employé pour désigner un courant de pensée, sans connotation péjorative. Au Ier siècle apr. J.-C., l’historien Flavius Josèphe l’utilisa encore pour évoquer les différentes écoles religieuses et philosophiques.
L’histoire conserve les traces d’un grand nombre d’hérésies qui semblent indépendantes les unes des autres. Certaines d’entre elles, comme les hérésies gnostiques, professaient l’existence de deux dieux, et d’autres, comme les hérésies caïnites, faisaient l’éloge du crime et de la révolte, mais la plupart croyaient au Christ et pratiquaient son enseignement, quelquefois à l’image de Pierre Valdo ou de Jansénius, c’est-à-dire de façon plus exigeante que les fidèles eux-mêmes. Le refus d’obéissance et la contestation de l’autorité de l’Église sont communs à toutes les hérésies, qui s’accompagnaient de luttes de pouvoir. Celles-ci s’achevèrent soit par la formation de nouveaux groupes religieux ou même de nouvelles Églises, notamment lors du Grand Schisme d’Orient et (dans une certaine mesure) lors du Grand Schisme d’Occident, soit par la dispersion ou la mise à mort des membres récalcitrants.
Presque tous les éléments du dogme chrétien suscitèrent des opinions contraires ou déviantes. Le monothéisme fut contredit par les cathares, adeptes du dualisme manichéen. Le mystère de la Trinité, par sa complexité, cristallisa autour de lui un grand nombre d’hérésies : Arius fut condamné en 325 par le concile de Nicée I parce qu’il faisait de la personne du Fils la première créature du Père ; Nestorius fut condamné en 431 par le concile d’Éphèse pour avoir séparé les deux natures du Christ et refusé à Marie le titre de « Mère de Dieu » ; Apollinaire de Laodicée (v. 310-v. 390) et ses successeurs monophysites furent condamnés en 451 par le concile de Chalcédoine parce qu’ils prétendaient que le Christ n’était pas un être humain ; enfin, la doctrine du monothélisme, qui cherchait pourtant à réconcilier les croyants en unissant les deux natures — humaine et divine — du Christ, fut elle aussi condamnée en 680 par le concile de Constantinople III. Les mouvements hérétiques au sein de l’Église se prolongèrent jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. En France, le traditionalisme de monseigneur Lefebvre (1905-1991) se manifesta dans son refus d’obéir au concile Vatican II. En Amérique latine et en Afrique, la théologie de la libération, qui cherche depuis les années 1970 à réconcilier la religion avec un humanisme inspiré du marxisme, fut souvent menacée d’être déclarée hérétique.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |