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Présentation ; L’URSS ; Les partis communistes d’Europe de l’Est ; Les partis communistes asiatiques ; Les partis communistes d’Europe occidentale ; Les partis communistes du continent américain
communistes, partis, organisations politiques prenant pour référence le communisme, dominées en principe par la classe ouvrière, et généralement structurées sur le modèle du parti créé en Russie après la révolution de 1917. Chaque parti donne une interprétation du marxisme inspirée plus ou moins directement du modèle soviétique. Ce sont souvent des structures politiques fortement hiérarchisées dans lesquelles la base suit les directives du bureau politique. Dans les années 1980, plus d’un quart de la population mondiale vivait sous domination communiste. Deux des pays les plus peuplés du monde, la Chine et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), avaient des gouvernements communistes. Les partis communistes étaient également au pouvoir en Bulgarie, en Tchécoslovaquie, en République démocratique allemande (RDA), en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Albanie, en Yougoslavie, à Cuba, en Éthiopie, en Angola, en Afghanistan, au Cambodge, au Laos, en Mongolie, en Corée du Nord et au Viêt Nam. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, cependant, de nombreux régimes communistes se sont effondrés après celui de l’Union soviétique. Cet effondrement a eu pour effet d’affaiblir considérablement le pouvoir et l’influence des partis communistes dans le monde.
De sa création (1918) à l’instauration du multipartisme (1990), le Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) a été le seul parti politique admis en Union soviétique. À la tête de l’État, il dirigeait tous les rouages économiques et politiques du pays.
Le PCUS est issu du Parti ouvrier social-démocrate russe (POSDR), créé en mars 1898 au congrès de Minsk. Lors du congrès de Bruxelles-Londres en juillet-août 1903, ce parti se scinde en deux : d’une part, les bolcheviks de l’aile gauche majoritaire, dirigée par Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine ; d’autre part, les mencheviks, minoritaires. Après l’échec de la révolution de 1905, les dissensions entre les deux groupes s’accentuent, jusqu’à la séparation définitive en janvier 1912 (conférence de Prague), date à laquelle les bolcheviks fondent leur comité central. Ces derniers estiment, en effet, qu’il ne faut pas attendre la consolidation de la démocratie bourgeoise, mais déclencher la révolution socialiste dans un pays qui constitue le maillon le plus faible de la chaîne du capitalisme. Les mencheviks considèrent, au contraire, que la révolution socialiste n’est possible que dans un pays hautement industrialisé, et qu’il faut d’abord passer par une phase bourgeoise d’industrialisation de la Russie, phase nécessaire et préalable à une élimination de la bourgeoisie au nom de la lutte des classes. La Première Guerre mondiale constitue, pour le mouvement bolchevique, l’occasion de déclencher la révolution socialiste. Il s’agit pour ses chefs de suivre le mot d’ordre lancé par Lénine : « la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile ». Rentré en Russie après la révolution de février 1917, ce dernier organise la conquête du pouvoir, laquelle doit permettre de passer d’une simple révolution « bourgeoise » à une véritable révolution « prolétarienne ». Au moment de la révolution d’octobre 1917, menée par les bolcheviks, Lénine prend le contrôle du mouvement révolutionnaire russe, fait adopter par le IIe Congrès des soviets (novembre 1917) le décret « sur la paix », et celui « sur la terre » abolissant la propriété foncière. Lénine fait également approuver la constitution d’un nouveau gouvernement entièrement bolchevique, qu’il préside : le Conseil des commissaires du peuple. En janvier 1918, la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR) est proclamée. En juillet 1918, le congrès panrusse des soviets, allant à l’encontre de toute pratique démocratique, adopte une constitution consacrant la toute-puissance du Parti communiste (bolchevique) de Russie (nouveau nom du POSDR depuis mars 1918). Dans un contexte de guerre civile et de désorganisation complète du pays, les bolcheviks pratiquent la terreur jusqu’en 1920, sur le modèle jacobin de 1792-1793. En 1922, ils créent, selon les principes unitaires défendus par Joseph Staline, l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) rassemblant quatre républiques. En 1924, le parti est rebaptisé « parti communiste (bolchevique) de l’Union soviétique ». Le nom de parti communiste de l’Union soviétique (sans le qualificatif « bolchevique ») est adopté en 1952.
La structure du PCUS reflète la structure administrative de l’URSS et est organisée sur le modèle du centralisme démocratique. Au plus bas niveau se trouvent environ 400 000 organisations de base, chapeautées, en ordre croissant de pouvoir, par un nombre moindre de comités, de la campagne, de la ville, du district, de la région et de la république. Au sommet de la pyramide se trouve le Congrès de l’Union, théoriquement l’organe exécutif suprême du parti, le Comité central élu par le Congrès, le Bureau politique, choisi par le Comité central, et le secrétariat. Le plus haut fonctionnaire du parti, le secrétaire général du PCUS, a la suprématie du pouvoir politique en URSS. La composition du Politburo et du secrétariat reflète généralement la prépondérance de l’ethnie russe dans les affaires du parti. Stimulant la masse des militants, une minorité d’activistes dont le but est de devenir apparatchiks, c’est-à-dire responsables, anime la vie politique. Le parti procède à un recrutement étroit : le temps de probation est long, l’examen des candidats minutieux. Si la qualité de membre du PCUS fait espérer des avantages, elle comporte des obligations morales (vie impeccable) et professionnelles (souci de se perfectionner, qualité du travail : « brigades d’émulation socialistes ») ; l’exclusion du parti est toujours possible. Les permanents jouissent de quelques avantages, et seul le million de membres de la nomenklatura forme une caste à part.
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