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communistes, partisArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’URSS ; Les partis communistes d’Europe de l’Est ; Les partis communistes asiatiques ; Les partis communistes d’Europe occidentale ; Les partis communistes du continent américain
Le Parti communiste français (PCF) est fondé en 1920 par des membres du Parti socialiste français qui souhaitent suivre l’exemple des bolcheviks russes. Entre les deux guerres, le PCF connaît un net effritement du nombre de ses adhérents (130 000 en 1921, 23 000 en 1933). La crise de 1929, l’abandon de la politique de classe contre classe, la dynamique du Front populaire auquel il participe, un secrétaire général populaire et réaliste, Maurice Thorez, lui sont ensuite favorables. Cependant, son attitude après la signature du pacte germano-soviétique lui vaut d’être interdit en 1939. Premier parti de France à la Libération, avec 26 p. 100 des suffrages (élections d’octobre 1945), le PCF voit son influence diminuer tout au long de la Ve République. Au début des années 1970, fort de près de 500 000 adhérents, il se lance dans une stratégie d’Union de la gauche (Programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste, 1972). De juin 1981 à juillet 1984, quatre communistes font partie des gouvernements de Pierre Mauroy. Aux côtés du PCF, notons l’existence du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF), dont fait partie l’Union des étudiants communistes de France (UECF), et de la Confédération générale du travail (CGT) qui, avec 650 000 adhérents environ en 2002, constitue l’une des principales forces syndicales françaises. Le principal quotidien du PCF, l’Humanité, a un tirage de près de 60 000 exemplaires. La chute du mur de Berlin (1989) et l’effondrement de l’URSS ont profondément ébranlé le PCF. Néanmoins, son nouveau secrétaire général, Robert Hue, assouplit les structures du parti, relance le dialogue avec l’ensemble des forces de gauche et redonne au PCF une place de partenaire au sein d’une gauche dite plurielle. Entre juin 1997 et mai 2002, le gouvernement de Lionel Jospin compte trois communistes (Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports ; Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement ; Michelle Demessine, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement, chargée du Tourisme). Cependant, le PCF est victime de son recentrage, comme en attestent les résultats de l’élection présidentielle de 2002 : avec 3,37 p. 100 des suffrages exprimés, le parti communiste — en la personne de son candidat Robert Hue — obtient son score historiquement le plus bas. Au-delà de la crise politique due à la désaffection de l’électorat traditionnel, la crise est aussi financière du fait du non-remboursement des frais de campagne de Robert Hue. Lors des élections législatives de 2002, le groupe communiste à l’Assemblée nationale passe de 35 à 21 élus.
Le Parti communiste italien (PCI) a été fondé en 1921 à la suite de la scission du Parti socialiste italien. Interdit par le régime fasciste (1925), il réapparaît comme une force majeure sur la scène politique italienne en 1944. Au niveau local, le PCI a exercé le pouvoir dans de nombreuses municipalités à partir de la fin des années 1940. L’organisation du PCI était à peu près similaire à celle du PCUS. L’organisation de base est la section, la fédération étant constituée de plusieurs sections. Les fédérations, dont chacune coïncide avec le territoire d’une province italienne, sont regroupées en comités régionaux. Le PCI comptait 1,5 million d’adhérents au milieu des années 1980, dont 40 p. 100 d’agriculteurs. L’organe officiel du PCI, L’Unita, a un tirage quotidien de 300 000 exemplaires. Dans les années 1970 et au début des années 1980, le PCI, qui se montre critique à l’égard du PCUS, se fait le promoteur de l’« eurocommunisme » par la voix de son secrétaire général, Enrico Berlinguer. En réaction aux bouleversements en Europe de l’Est et en URSS, le PCI se transforme en parti démocratique de la Gauche (Partito democratico della Sinistra, PDS) en 1991, mettant l’accent sur la social-démocratie, les droits des femmes et les questions économiques. Aux élections de 1996, le PDS devient le premier parti d’Italie, avec 20,6 p. 100 des voix, et la coalition de l’Olivier, dont le PDS est un pilier, constitue un gouvernement. Au moment de la transformation du PCI en PDS, 150 000 dissidents fondent le Parti de la refondation communiste (Partito della rifondazione comunista, dit Rifondazione), qui marque sa différence par une plus grande fidélité aux idéaux communistes traditionnels de l’ancien Parti communiste.
Les partis communistes d’Europe occidentale ont tous été fondés entre 1918 et 1923, après la révolution russe. Leur histoire a varié au hasard des relations internationales et ils disposent de plus ou moins de pouvoir politique d’un pays à l’autre. Parmi les plus petits partis, en taille et en importance, se trouvent ceux d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, d’Irlande, des Pays-Bas et de Suisse, qui soutenaient tous le PCUS. S’ils sont également faibles, les partis de Suède, de Norvège, de Belgique et de Grande-Bretagne ont été représentés dans leurs parlements respectifs et ont participé au gouvernement, sur le plan tant national que local. Comparativement à ceux de France et d’Italie, les partis communistes d’Europe occidentale les plus importants sont ceux de Grèce, de Finlande, du Portugal et d’Espagne.
Le parti communiste des États-Unis d’Amérique (PCUSA) est issu du Parti travailliste communiste et du Parti communiste, tous deux fondés en 1919. Il a pris le nom de « parti des Travailleurs d’Amérique » en 1921, puis de « parti communiste des États-Unis » en 1929. Le PCUSA n’est pas représenté au Congrès. On estime à environ 20 000 le nombre d’adhérents au PCUSA. Ses membres sont concentrés dans un petit nombre d’États industriels et appartiennent à la tranche d’âge des cinquante ans et plus. Le PCUSA était structuré selon le modèle du PCUS. Il ne possède pas d’organisations officiellement affiliées, mais la Ligue de la jeunesse communiste des États-Unis (l’ancienne Ligue de libération des jeunes travailleurs), qui compte 3 000 adhérents, fait fonction de section de la jeunesse. Le PCUSA a été un des partis les plus prosoviétiques, faisant écho à toutes les positions de l’URSS en matière de politique étrangère et de politique intérieure. Cette rigidité doctrinale et politique a souvent été critiquée par des organisations marxistes rivales, dont la plus importante est le Parti socialiste des travailleurs. Les plus petits mouvements, tels que le Parti communiste révolutionnaire, se sont également opposés aux positions pro-PCUS du PCUSA mais n’ont jamais attiré qu’un nombre restreint d’adhérents. Durant la guerre froide, ces partis ont été soumis à un contrôle très strict de la CIA et sont passés pour la plupart dans la clandestinité au moment du maccarthysme. La fin du monde bipolaire a fortement affaibli ces partis, qui peuvent être assimilés à des groupuscules.
Les partis communistes de l’hémisphère occidental sont, à l’exception de ceux de Cuba et du Nicaragua, généralement de petite taille et, dans certains cas, illégaux. Leur importance est à mettre au compte de leur soutien aux coalitions de gauche, en particulier en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et, à l’occasion, de leurs activités de guérilla. Les partis communistes du Chili, du Salvador, de Colombie, du Guatemala et du Mexique ont été parmi les plus actifs sous cet angle. Les partis d’Amérique latine ont généralement soutenu à la fois le PCUS et le Parti communiste cubain, lequel les aidait financièrement. Au Nicaragua, les sandinistes, proches des communistes, renversent la dictature d’Anastasio Somoza Debayle en 1979, mais ils sont confrontés à l’opposition des États-Unis, qui soutiennent les rebelles de la Contras, et à celle des libéraux appuyés par l’Église. Aux élections de 1990, le sandiniste Daniel Ortega est battu par la candidate libérale Violeta Chamorro. Le parti cubain, dirigé par Fidel Castro, est le seul parti communiste au pouvoir dans l’hémisphère occidental. Organisé dans la ligne pure et dure du PCUS, et dépendant de l’aide financière de l’Union soviétique, le Parti communiste cubain contribue à la mise en œuvre de la politique du PCUS dans les années 1970 et 1980, en fournissant une aide militaire aux « mouvements de libération nationale » à l’étranger, en particulier en Éthiopie et en Angola. Cependant, la chute de l’URSS et ses difficultés économiques mettent fin aux échanges économiques privilégiés avec Cuba. En outre, le blocus américain exercé contre Cuba plonge l’île dans une situation économique désastreuse et remet en cause, à terme, l’hégémonie du parti ainsi que le pouvoir absolu de Fidel Castro.
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