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  • Pacifisme

    en:Pacifism ... par Jeremy Brecher et Brendan Smith. — octobre 2006

  • Pacifisme - Wikipédia

    Il existe deux acceptions possibles du terme pacifisme  : l'action des partisans de la paix ou une doctrine de la non violence. Les deux concepts relient simplement les revers d ...

  • Mot Clef : Pacifisme

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pacifisme

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Manifestation contre les armes nucléairesManifestation contre les armes nucléaires
Plan de l'article
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Présentation

pacifisme, courant politique et idéologique caractérisé par l’opposition à la guerre et à toute forme de violence, qui s’exprime de manière individuelle ou dans le cadre d’un mouvement organisé. Le pacifisme trouve ses fondements dans des préceptes moraux ou des croyances religieuses, auxquels s’ajoutent parfois des considérations sur les implications sociales et politiques de la guerre.

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Formes du pacifisme

Il existe une forme radicale de pacifisme, pratiquée notamment par certains groupes religieux, tels l’Église mennonite ou la secte des quakers, qui refuse de manière radicale toute forme de violence ; une telle attitude, qui se réclame des préceptes du Sermon sur la montagne, a été pratiquée par les premiers chrétiens en butte aux persécutions, avant que ces derniers n’y renoncent, lorsque l’Église s’est rapprochée de l’État romain au IVe siècle. Caractéristique des religions contemplatives, cette forme de pacifisme se retrouve également dans le confucianisme et le bouddhisme.

On la distingue d’une attitude qui utilise le pacifisme (ici considéré comme synonyme de non-violence) comme moyen de persuasion morale, afin d’obtenir la satisfaction de certaines revendications. Dans ce sens, le pacifisme peut prendre la forme d’une résistance passive, telle qu’elle a été mise en œuvre dans le cadre de la lutte contre la domination britannique en Inde par Gandhi et ses disciples, ou par le mouvement des droits civiques aux États-Unis.

Enfin, il existe une forme de pacifisme, à l’origine investie d’une signification religieuse (telle qu’elle apparaît dans la « trêve de Dieu », interruption momentanée des combats préconisée à certaines occasions par l’Église catholique dès le Moyen Âge), qui promeut un système à vocation universelle pour éviter le recours à la guerre en cas de différend, et pour parvenir à des procédures garantissant la sécurité collective.

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Historique

Bien que les mouvements pacifistes organisés ne soient apparus qu’au XIXe siècle, les efforts menés en faveur du maintien de la paix sont nés de l’émergence des nations et des États, dès la fin du Moyen Âge. Au XIVe siècle, Dante propose d’instituer un empire mondial afin d’abolir la guerre. Au XVe siècle, Georges Podiébrad, roi de Bohême, puis un siècle plus tard, le roi de France Henri IV proposent la création d’un parlement international. Par la suite, ces propositions sont relayées au XVIIe siècle par les écrits du quaker anglais William Penn, et au XVIIIe siècle par l’abbé de Saint-Pierre, dont le Projet de paix perpétuelle (1713) inspire notamment Jean-Jacques Rousseau, Emmanuel Kant, Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (De la réorganisation de la société européenne, 1814) et Jeremy Bentham.

À partir du XIXe siècle se développent de véritables mouvements pacifistes dans les pays occidentaux, tels l’American Peace Society aux États-Unis ou la Ligue internationale et permanente de la paix, fondée en 1867 par le Français Frédéric Passy, titulaire avec Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, du premier prix Nobel de la paix en 1901. Ces mouvements concentrent leurs efforts sur l’action en faveur du désarmement et du règlement pacifique des différends, et sont à l’origine des conférences de La Haye (1899 et 1907) et de la création de la Société des Nations (SDN), remplacée après la Seconde Guerre mondiale par l’Organisation des Nations unies (ONU). La fin du XIXe siècle voit également la naissance du pacifisme à fondement politique, qui se manifeste notamment dans le cadre de l’Internationale, organisation regroupant les partis ouvriers de plusieurs pays occidentaux, qui s’oppose à la guerre au nom de la solidarité prolétarienne. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale et le ralliement aux gouvernements en place des mouvements socialistes marque l’échec de cette forme de pacifisme que symbolisait Jean Jaurès, mais la tradition pacifiste continue cependant de s’exprimer au sein du mouvement anarchiste et au sein du mouvement communiste international.

Après la Première Guerre mondiale, on assiste à l’émergence d’un pacifisme né dans les rangs des anciens combattants, auquel certains historiens attribuent une part de responsabilité dans l’inertie dont ont fait preuve les démocraties occidentales face à la montée du nazisme et du fascisme.

Enfin, depuis la Seconde Guerre mondiale, la volonté de lutter contre les armes nucléaires a suscité la création de nombreuses organisations pacifistes, qui se sont manifestées notamment au cours des années cinquante. En Europe occidentale, ces organisations ont été particulièrement actives lors de la crise des euromissiles, qui s’est développée principalement au début des années quatre-vingt en Allemagne, où les protestations étaient très vives contre le projet américain d’installer sur le sol européen de nouveaux missiles nucléaires.

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