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Résultats avec Windows Live® Search Soljenitsyne, AlexandreArticle
Plan de l'article
Présentation ; Un parcours ascendant interrompu par une inculpation pour « complot antisoviétique » ; La détention et la relégation ; La déstalinisation autorise le premier succès littéraire ; Samizdat et expulsion ; L’expérience individuelle élargie aux dimensions de l’Histoire
Soljenitsyne, Alexandre (1918-2008;), écrivain soviétique, lauréat du prix Nobel de littérature (1970), l’un des plus importants écrivains russes de la seconde moitié du XXe siècle.
Né à Kislovodsk (Caucase), six mois après la mort de son père, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne passe une enfance relativement heureuse à Rostov-sur-le-Don, où s’établit sa mère en 1924. Étudiant en mathématiques et en physique à l’université de Rostov et, parallèlement, aux cours par correspondance de l’Institut de philosophie, d’histoire et de littérature de Moscou, il enseigne, une fois diplômé, l’astronomie et les mathématiques dans une petite ville située au nord de Rostov. Mobilisé comme simple soldat en 1940, admis à une école d’officiers, il remplit ses soirées libres en rédigeant de petits récits. Envoyé sur le front de Prusse-Orientale à la fin de 1942 comme commandant d’une batterie de reconnaissance, décoré à deux reprises, promu capitaine (1944), il est arrêté en février 1945 pour avoir fait part, dans sa correspondance avec un ami, de ses « indignations politiques » et qualifié Staline de « caïd ». En juillet de la même année, un comité spécial de la sûreté de l’État le condamne, sous l’inculpation de complot antisoviétique, à huit ans de « redressement » en camp de travail.
Successivement détenu à Moscou, dans un camp mixte, puis dans un institut de recherche à Marfino, dans la banlieue de Moscou, il est transféré dans un camp pour détenus politiques à Ekibastouz, au Kazakhstan, où, comme son héros Ivan Denissovitch, il est fondeur et maçon. Pendant sa détention, il compose de mémoire une pièce, le Festin des vainqueurs, qu’il désavouera par la suite. Libéré en 1953, Soljenitsyne est aussitôt envoyé en relégation perpétuelle dans un village du Kazakhstan où il enseigne les mathématiques tout en se consacrant à l’écriture : il compose la pièce la Fille d'amour et l'innocent et commence la rédaction du Premier Cercle. Réhabilité à la faveur de la déstalinisation par le tribunal de l’URSS (février 1956), il s’établit à Riazan où, jusqu’en 1964, parallèlement à une intense mais secrète activité d’écriture, il enseigne la physique.
En 1962, Khrouchtchev autorise la parution dans la revue Novy Mir de Une journée d'Ivan Denissovitch, une description crue du Goulag. La nouvelle de cette publication fait sensation en URSS et dans le monde entier, et vaut à son auteur une célébrité immédiate : renouant avec la grande tradition du roman russe, ce récit révèle un immense auteur. Conforté par l’immense courrier de ses lecteurs et par celui d’anciens zeks (détenus) qui lui fournissent de multiples témoignages, Soljenitsyne entreprend alors, toujours en grand secret, la rédaction de l'Archipel du Goulag, une peinture sans concession du système concentrationnaire et du régime soviétique.
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