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postimpressionnisme

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Sérusier, le TalismanSérusier, le Talisman
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1

Présentation

postimpressionnisme, ensemble des mouvements, courants et tendances artistiques qui ont succédé à l’impressionnisme en France, entre 1885 et 1905 environ.

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Le terme « postimpressionnisme »

Le néologisme « postimpressionnisme » est employé pour la première fois en 1910 par le critique britannique Roger Fry dans le titre de l’exposition qu’il organise à Londres à la Grafton Gallery, Manet and the Post-Impressionists. Le terme « postimpressionnisme » regroupe alors tous les artistes qui ont un temps — plus ou moins long — pratiqué l’impressionnisme pour s’y opposer ensuite. S’y rattachent ainsi à la fois les peintres qui ont participé aux expositions impressionnistes mais dont les œuvres ouvrent de nouvelles perspectives — Edgar Degas, Paul Cézanne et Paul Gauguin —, ceux dont les œuvres sont simplement postérieures au mouvement tout en s’en distinguant — Vincent Van Gogh et Henri de Toulouse-Lautrec —, et d’autres qui, comme les symbolistes et les Nabis, réagissent contre. L’acception du terme s’élargit ensuite aux néo-impressionnistes comme Georges Seurat et Paul Signac, puis désigne tous les artistes qui ont poursuivi, au cours du xxe siècle, les approches impressionnistes.

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Les différentes tendances postimpressionnistes

À partir des années 1885-1890, de nouvelles avant-gardes s’opposent à l’impressionnisme — voué à l’apparence des choses — pour bientôt lui succéder : la solidité de construction d’un Paul Cézanne, le chromatisme dense d’un Vincent Van Gogh, les recherches synthétiques d’un Paul Gauguin, le pointillisme d’un Georges Seurat.

3.1

Le néo-impressionnisme de Seurat ou la continuité

Initiateur du néo-impressionnisme, George Seurat choisit d’allier l’analyse scientifique de la couleur à la permanence des formes. À cet effet, il applique la peinture en minuscules touches de couleur pure qui, vues à une certaine distance, se mélangent pour former des zones d’ombre et de lumière. Un dimanche à la Grande Jatte (1884-1886, Art Institute, Chicago) est sans doute le meilleur exemple de cette formule néo-impressionniste qui a tenté de nombreux peintres — entre autres Maximilien Luce, Charles Angrand et Henri Cross — et dont Paul Signac devient le théoricien à la mort de Seurat. Ce mouvement n’a eu cependant qu’une existence limitée, la plupart de ses membres revenant à une manière de peindre plus « naturelle ».

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