Plan de l'article
Anjou, région et ancienne province de l'ouest de la France, située entre le Maine et la Touraine à l'est, le Poitou au sud et la Bretagne à l'ouest.
Le cœur de l’Anjou correspond à l'actuel département du Maine-et-Loire, dans la Région administrative des Pays de la Loire, tandis que sa périphérie s'étend sur une partie des départements de la Mayenne, la Sarthe, l'Indre-et-Loire et la Vienne. L'Anjou est au contact des derniers reliefs du Massif armoricain (l'Anjou noir) et du Bassin parisien (l'Anjou blanc). Le relief de la partie ouest de la région s'élève dans le Craonnais au nord et dans les Mauges au sud, tandis que dans l'est, la région s'étend sur les bas-plateaux du Baugeois, où coulent la Mayenne, le Loir et la Sarthe, et sur le Saumurois, que traversent l'Argentan et le Thouet. Entre ces deux derniers ensembles, la vallée de la Loire prend le nom de val d'Anjou. L’Anjou, dont la capitale est Angers, est l’une des grandes régions vinicoles françaises (appellations d’origine contrôlée anjou, anjou-coteaux-de-la-loire, anjou-gamay, anjou-villages, coteaux-du-layon, coteaux-de-l’aubance, savennières, quarts-de-chaume, bonnezeaux).
| 3.1 |
|
Des Celtes au haut Moyen Âge
|
L'Anjou, occupé dès le paléolithique, est peuplé par les Celtes Andécaves, dont le chef Dumnac refuse, au Ier siècle av. J.-C., de se rendre aux Romains. Au Ve siècle, les Francs s'emparent à leur tour du territoire, qui subit en outre les invasions des Vikings au IXe siècle : en 867, ces derniers s'emparent d'Angers et conservent la ville pendant six ans. L'Anjou est par la suite intégré aux possessions de l'ancêtre des Capétiens, Robert le Fort, et érigé en comté en 870.
| 3.2. |
1 |
|
La première maison d’Anjou
|
Du Xe au XIIIe siècle, la région connaît une période de grandeur grâce à plusieurs comtes portant le nom de Foulques : le plus célèbre d’entre eux est Foulques III Nerra, comte pendant plus de cinquante ans, grand guerrier et grand bâtisseur ; un autre Foulques, mari de Bertrade de Montfort jusqu'à ce que le roi de France Philippe Ier la lui ravisse, est à l’origine de l’excommunication du roi ; enfin, un troisième Foulques marie son fils Geoffroy à Mathilde, petite-fille de Guillaume le Conquérant et prétendante au trône d'Angleterre. Geoffroy, qui porte une branche de genêt à son chapeau, se voit attribuer le surnom de Plantagenêt. Son fils, Henri II, est roi d'Angleterre à partir de 1154 ; il hérite de sa mère la Normandie et la prétention au trône d'Angleterre et de son père le Maine et l'Anjou. Par son mariage en 1152 avec l'épouse répudiée de Louis VII, Aliénor d'Aquitaine, il se rend maître du Poitou et de l'Aquitaine. Cependant, les possessions françaises des deux époux demeurent sous la coupe du roi de France, bien que celui-ci soit moins puissant que son vassal.