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valse (de l'allemand walzen, « tourner »), danse de salon à trois temps, exécutée en couple, et musique sur laquelle elle se danse. En musique comme en danse, le premier des trois temps du rythme de la valse, très marqué, donne l'élan. Il est suivi par deux temps (ou deux pas) plus faibles, dont le second apparaît comme un élancement préparatoire vers le nouveau premier temps (…trois un deux trois un deux…).
La première forme de la valse est la volte provençale à 3/4. De rythme lent, on la danse en couple et en tournant, à la Cour de France dès le XIIe siècle. De plus en plus prisée, rebaptisée « allemande tournée », son rythme s’accélère à la pratique et ses pas, à l’origine glissés et marchés, s’agrémentent au XVe siècle de sauts exécutés pendant les rotations. Les couples ainsi enlacés et tournant sur eux-mêmes décrivent un cercle par leur parcours. Jugée licencieuse par le roi Louis XIII, sa pratique fut interdite.
Parallèlement, à la Cour des Habsbourg, on danse sur un air issu des faubourgs de Vienne, la Walzer. Cette valse, appelée Deutscher, où les partenaires tournent sur un rythme rapide en exécutant une grande variété de pas glissés et sautillés et des figures de passe, choque tout d'abord la haute société quand elle apparaît aux environs de 1800. Elle devient cependant la danse de société la plus en vogue du XIXe siècle et triomphe au congrès de Vienne de 1814-1815. Dansée sur le parquet des bals publics, sa forme chorégraphique se fixe en une série de trois pas glissés exécutés en tournant. Elle connaît cependant beaucoup de variantes, parmi lesquelles la « valse viennoise », construite sur l’alternance du tournoiement des couples, obéissant, par une série d’allongements et de rétrécissements de l’amplitude, aux ralentissements et aux élans de l’accompagnement musical. Son essor au milieu du XIXe siècle est en grande partie dû au succès des compositeurs viennois, Johann Strauss père et fils (voir famille Strauss).
La valse ne réapparaît en France qu’au XIXe siècle et sous sa forme viennoise. Elle connaît un tel succès que Paris compte, en 1900, plus de sept cents bals publics réservés à sa pratique. Dans sa version populaire, elle est « musette » et s’accompagne de l’accordéon. La « java » est sa version sautillée. Elle se simplifie également en une forme à deux temps introduite dans les quadrilles et dans les cotillons. Malgré l’évolution des styles de la danse de salon, le XXe siècle n’abandonne pas la valse et la modernise en quelques variantes formées sur la valse en demi-tour sur pivot. On peut citer la « valse de Boston » et la « valse anglaise », où l'un des pas est plongé et glissé, un autre semble hésitant, en suspension sur le troisième temps. La « valse créole », d'Amérique du Sud, est souvent dansée avec un pas battu et des claquements de talon supplémentaires. Les valses sont très utilisées dans les ballets du répertoire classique : le Lac des cygnes, la Belle au bois dormant et Casse-Noisette (Tchaïkovski), les Sylphides (Chopin), Valses de Vienne (Strauss).
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