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Gros, Antoine-Jean

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Gros (Antoine-Jean), Bataille des pyramidesGros (Antoine-Jean), Bataille des pyramides

Gros, Antoine-Jean (1771-1835), peintre français, élève de David et célèbre pour ses tableaux historiques retraçant les hauts faits militaires de Napoléon Ier.

Né à Paris, Antoine-Jean Gros se forme d’abord à l’école de son père, qui exerce le métier de miniaturiste. En 1785, il entre dans l’atelier de Jacques-Louis David, dont il est l’un des élèves les plus doués. David le fait présenter à Napoléon en 1793, lui permettant ainsi d’entamer une carrière de peintre officiel de l’empereur. La même année, Antoine-Jean Gros est lauréat du prix de Rome et se rend en Italie où il devient officier. Durant les campagnes d’Italie, il peint sa première grande œuvre, Bonaparte au pont d’Arcole (1796, musée du Louvre, Paris) qui est suivie de plusieurs grandes compositions, parmi lesquelles figurent Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (1804, musée du Louvre), la Bataille d’Aboukir (1806, château de Versailles), le Champ de bataille d’Eylau (1808, musée du Louvre) et la Bataille des Pyramides (1810, château de Versailles). Antoine-Jean Gros réalise également un certain nombre de portraits de l’empereur et de son entourage, dont Bonaparte Premier consul (1801-1802, musée de la Légion d’Honneur, Paris).

Dans toutes ses œuvres historiques, Antoine-Jean Gros exalte avec fougue l’aspect héroïque de l’épopée napoléonienne. Après la chute de l’Empire, il prend en 1816 la succession de Jacques Louis David à l’École des beaux-arts et reçoit le titre de baron. Il exécute des peintures décoratives pour la coupole du Panthéon (1824) et pour quelques plafonds du Louvre. Ses dernières œuvres, d’inspiration mythologique et traitées dans un style néoclassique, ne rencontrent que peu de succès auprès des critiques et du public. Profondément affligé par le piètre accueil réservé à sa dernière toile Hercule et Diomède lors du Salon de 1835, Antoine-Jean Gros se suicide en se jetant dans la Seine.

Son œuvre, qui annonce le mouvement romantique, a fait l’admiration d’Eugène Delacroix et de Théodore Géricault.

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