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Résultats avec Windows Live® Search MésopotamieArticle
Plan de l'article
Présentation ; Premiers États mésopotamiens ; Empires assyrien et chaldéen ; Domination perse ; Périodes hellénistique et romaine ; Périodes médiévale et moderne
Mésopotamie, région historique située entre le Tigre et l’Euphrate, et correspondant à l’Irak et à la Syrie orientale actuels ; la Mésopotamie (en grec, « le pays entre les deux fleuves ») est l’un des berceaux de la civilisation urbaine. Le Tigre et l’Euphrate se trouvent à environ 400 km l’un de l’autre lorsqu’ils quittent la Turquie vers le sud ; l’Euphrate coule sur 1 300 km et le Tigre sur 885 km avant de se rejoindre, pour se jeter dans le Chatt al Arab. Les vallées et les plaines de Mésopotamie, irriguées par les deux fleuves et leurs affluents, sont encadrées par les montagnes, au nord et à l’est, et le désert d’Arabie et la steppe de Syrie, à l’ouest. La richesse naturelle de la Mésopotamie a toujours présenté un grand attrait pour les habitants des régions voisines, plus pauvres, ce qui explique pourquoi son histoire est faite de migrations et d’invasions continuelles. Les pluies sont peu abondantes dans la région, mais l’utilisation de canaux pour irriguer le sol fertile permet d’obtenir de bonnes récoltes. La culture des dattiers dans le Sud procure en abondance de la nourriture, des fibres, du bois et du fourrage. Les deux fleuves contiennent du poisson, et les marais du Sud des oiseaux sauvages.
Le besoin d’autodéfense et d’irrigation amène les anciens Mésopotamiens à s’organiser et à construire des canaux et des sites protégés par des murailles. Après 6000 av. J.-C., les sites s’accroissent, devenant des villes au IVe millénaire av. J.-C. Le premier site de la région est probablement Eridu, mais le plus bel exemple est Uruk (la biblique Erech) dans le Sud, où des temples en briques de torchis sont décorés de plaques de métal ouvré et de sculptures en pierre. Le développement d’une administration favorise également l’invention de l’écriture cunéiforme. Les Sumériens sont probablement les créateurs de cette culture urbaine précoce, qui s’étend vers le nord en remontant l’Euphrate. Les autres sites importants de Sumer sont, entre autres, Adab, Isin, Kish, Larsa, Nippur, El-Obeïd et Ur. Vers 2330 av. J.-C., la région est conquise par les Akkadiens, une peuplade sémitique de Mésopotamie centrale. Leur roi Sargon dit l’Ancien (souverain de 2370 à 2314 av. J.-C.) fonde la dynastie d’Akkad, et à cette époque l’assyrien commence à supplanter le sumérien. Les Goutéens, une tribu des montagnes de l’Est, mettent fin à la souveraineté akkadienne en 2218 av. J.-C. et, après un temps de vacuité, la IIIe dynastie d’Ur gouverne la majeure partie de la Mésopotamie. Des envahisseurs venus du royaume septentrional d’Élam détruisent la cité d’Ur vers 2000 av. J.-C. Sous leur domination, aucune cité ne prend l’ascendant sur les autres avant le milieu du xviiie siècle av. J.-C., lorsque Hammourabi, de Babylone, unifie le pays pour quelques années à la fin de son règne. Au même moment, une famille amorite prend le contrôle d’Assur au nord ; tant Babylone qu’Assur tombent cependant rapidement aux mains de nouveaux venus. En 1595 av. J.-C., les Hittites mènent des incursions contre Babylone qui passe peu après sous la domination des Kassites. Au cours des quatre cents ans qui suivent, Babylone connaît la prospérité ; ses rois sont les égaux des pharaons d’Égypte, et sa population commerce intensément. Assur passe au Mitanni, un État fondé par des Hourrites venus du Caucase, probablement liés au peuple d’Urartu. Les Hourrites sont installés en Mésopotamie depuis des siècles, mais, après 1700 av. J.-C., ils se répandent en grand nombre dans tout le Nord et en Anatolie.
Vers 1350 av. J.-C., le royaume mésopotamien septentrional d’Assyrie commence à s’affirmer. Ses armées battent le Mitanni, s’emparent un temps de Babylone en 1225 av. J.-C. et atteignent la Méditerranée vers 1100 av. J.-C. Au cours des deux siècles qui suivent, cette expansion est stoppée par les tribus araméennes du désert de Syrie et, à l’aide de tribus chaldéennes, celles-ci envahissent Babylone. L’Assyrie combat entre autres ces tribus, reprenant son expansion après 910 av. J.-C. À l’apogée de son expansion (v. 730-650 av. J.-C.), l’Empire assyrien est maître du Moyen-Orient, de l’Égypte au golfe Arabo-Persique. Les régions conquises sont laissées à des rois vassaux ou, en cas de troubles, annexées. Suivant la pratique antique, les sujets rebelles sont déportés. Les fréquentes révoltes exigent une machine de guerre puissante, mais elle ne peut tenir en mains longtemps un royaume aussi vaste. Des pressions internes et des attaques menées par les peuplades de Médie et les Chaldéens à Babylone provoquent la chute de l’Assyrie en 612 av. J.-C. Les Mèdes s’emparent du pays montagneux, laissant la Mésopotamie aux Chaldéens de Nabuchodonosor II. Les Chaldéens règnent sur la Mésopotamie jusqu’en 539 av. J.-C., lorsque Cyrus le Grand, de Perse, qui a conquis la Médie, s’empare de Babylone.
Sous les Perses, la Mésopotamie est divisée entre les satrapies (provinces) de Babylone et d’Assur, Babylone jouant un rôle majeur dans l’empire. L’araméen, déjà largement répandu, devient la langue commune, et la mise en place d’un gouvernement impérial apporte la stabilité à la région. À la fin, cependant, le régime se montre trop oppressif et la prospérité de la Mésopotamie décline.
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