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Résultats avec Windows Live® Search nouvelle (littérature)Article
Plan de l'article
Présentation ; Définition et origine du genre ; XVIIe siècle : le petit roman ; XVIIIe siècle : le conte et la nouvelle ; XIXe et XXe siècles, définition du genre
nouvelle (littérature), genre de fiction narrative en prose, qui se différencie du roman par sa brièveté. Toutefois, on remarque aisément que cette caractéristique formelle ne suffirait pas à la distinguer d'un conte ou d'un roman court. En d'autres termes, les critères définitoires de la nouvelle, faute de trait générique véritablement distinctif, doivent inclure d'autres traits, notamment ceux concernant la construction dramatique.
Le genre n'a été défini que tardivement, au XIXe siècle, lorsque la vogue de la nouvelle gagna les États-Unis. Avant cette période de théorisation du genre, le terme de « nouvelle » qualifiait tout simplement un type de récit court, le plus souvent en prose mais quelquefois en prose et en vers, dont le sujet, parfois satirique ou grivois, pouvait être tiré de la tradition populaire. Ce sont les récits du Décaméron (1348-1353) de Boccace qui sont ordinairement considérés comme l'origine de la nouvelle. Le mot « nouvelle », pour désigner une œuvre, et par extension un genre littéraire, fut d'ailleurs emprunté à l'italien novella (1414), qui venait de Boccace et qui caractérisait un « récit concernant un événement présenté comme réel et récent ». L'anglais, au XVIe siècle, forma sur le mot italien novella celui de novel, qui devait ultérieurement prendre le sens plus général de fiction romanesque, cependant que short story se chargeait de la signification de novella. Les premiers récits du type de la novella étaient inspirés de Boccace. Ce furent d'abord les Contes de Cantorbéry (v. 1387-v. 1400) de Chaucer, vingt et un contes écrits pour la plupart en distiques héroïques. Vinrent ensuite, au XVIe siècle, les contes de l'Heptaméron (1558) de Marguerite de Navarre.
Au XVIIe siècle, ce furent les Nouvelles exemplaires (1613) de Cervantès, les Contes et Nouvelles (1665-1674) de La Fontaine, récits en prose et en vers mêlés d'une tonalité satirique et grivoise, inspirés de Boccace et de l'Arioste, puis les Nouvelles tragi-comiques (1655-1657) de Scarron. Il n'y a que peu de liens, hormis la brièveté des histoires, entre ces récits et la nouvelle telle qu'elle sera définie au XIXe siècle. En revanche, au XVIIe siècle, contrastant avec les longs romans pastoraux du type de l'Astrée d'Honoré d'Urfé, parurent des œuvres plus brèves, comportant moins de digressions, d'histoires enchâssées et d'intrigues entrelacées : on les appelait « petits romans » et le modèle le plus illustre en est la Princesse de Clèves. En même temps que les petits romans parurent des récits encore plus brefs, sans rapport avec la veine satirique de Boccace et de La Fontaine : ceux-ci peuvent être appelés des nouvelles ; c'est le cas de la Princesse de Montpensier, de Mme de La Fayette.
Le XVIIIe siècle vit se multiplier les récits courts intitulés contes. Les Romans et Contes de Voltaire illustrent le genre du conte philosophique. La nouvelle se différencie pourtant du conte en ce sens que, si elle peut être fantastique ou faire appel au surnaturel, elle ne comporte pas d'éléments relevant du merveilleux, puisqu'elle relate des événements réputés réels. En outre, la structure des contes comprend des invariants et des éléments codifiés qui sont des conventions définitoires du genre : les conventions génériques du conte, du conte de fées et du conte populaire, s'opposent à l'absence de conventions génériques qui caractérise la nouvelle. Il est vrai qu'un certain nombre de textes qui sont en fait des nouvelles peuvent s'intituler contes : c'est le cas des Contes cruels (1883) de Villiers de l’Isle-Adam, qui sont des récits dans la veine de ceux d'Edgar Poe, c'est le cas encore des Contes du chat perché (1934, 1950 et 1958) de Marcel Aymé, qui mêlent des éléments de merveilleux (les animaux qui parlent) à une évocation drôle de la vie à la ferme ; mais en réalité il s'agit là de variantes modernes et parodiques du genre du conte. Plus complexe est l'interprétation générique des récits des romantiques allemands. Les contes de Tieck (les Elfes, la Coupe d'or, le Runenberg), ceux d'Hoffmann (le Vase d'or, Kreisleriana, la Princesse Brambilla) ou ceux de Friedrich de La Motte-Fouqué (Ondine, la Mandragore), qui ne sont pas des contes traditionnels comme ceux de Grimm ou de Perrault (voir Contes de Grimm et Contes de ma mère l'Oye), contiennent suffisamment d'éléments empruntés au féerique et aux légendes populaires pour former un sous-genre à part à l'intérieur du genre du conte.
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