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Résultats avec Windows Live® Search système musicalArticle
Plan de l'article
système musical, système théorique ou pratique permettant, en musique, un ajustement correct des intervalles d'une gamme, ou échelle de notes. On utilise plusieurs mesures pour estimer un intervalle : le savart, le cent et le comma (un ton = 7 commas, 50 savarts = un ton, 1 200 cents = une octave). L'organisation des sons entre eux est fondée sur le phénomène de résonance naturelle. Tout son émet une série d'harmoniques : octave, quinte, quarte et tierce (par exemple do-do à l'octave supérieure, sol, do, mi, sol et si bémol). Dans l'histoire de la musique, quatre grands systèmes furent utilisés.
Le premier système est celui de Pythagore. Il fut utilisé dans la Grèce antique (voir Grecque, musique), en Chine, dans les pays islamiques (voir Islamique, musique) et durant tout le Moyen Âge. Il est fondé sur la série des quintes justes (dites également naturelles) fa-do-sol-ré-la-mi-si. En continuant le cycle de quinte en quinte, on a : fa#, do#, sol#, ré#, la#, et enfin mi# et si#, jusqu'au retour au point initial. C'est le cycle des quintes pythagoriciennes. Les tons sont égaux entre eux, les demi-tons ne le sont pas. Ce système fut en vigueur jusqu'à la fin du XVe siècle. Le système zarlinien, élaboré par Gioseffo Zarlino (1517-1590), compositeur et auteur de plusieurs traités d'harmonie, prit pour base les six premiers sons de la série des harmoniques. Le mode majeur introduit par ce système représente une progression ascendante, alors que le mode mineur correspond à une progression descendante. Les tons sont inégaux et les demi-tons plus larges.
Le troisième grand système fut le tempérament moyen, très populaire à la période baroque (v. 1600-1750), dans lequel l'analyse porta surtout sur la tierce do-mi, considérée comme une succession de quatre quintes (do-sol / sol-ré / ré-la / la-mi). Ces quintes furent légèrement abaissées pour produire des tierces majeures égales entre elles. Un seul intervalle, sol#-ré#, est resté faux : la fameuse « quinte du loup ». (Voir Modulation ; Tonalité.) À la fin du XVIIIe siècle, le tempérament égal vit le jour. Les demi-tons furent légèrement modifiés afin qu'ils soient tous égaux — l'octave fut divisée en douze intervalles équidistants. Toutes les tonalités devinrent interchangeables, ce qui favorisa la modulation. C'est là un élément fondamental du chromatisme croissant et de la complexité harmonique de la musique composée à partir du milieu du XIXe siècle. Au XXe siècle se dessine une désagrégation du système tonal, engendrant la polytonalité, mise en œuvre notamment par Darius Milhaud et Prokofiev (Deuxième symphonie), le dodécaphonisme d'Arnold Schoenberg, et enfin le système des séries (sérialisme) d'Anton von Webern. Une rupture décisive a cependant été marquée avec la musique électronique et la musique concrète.
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