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SoudanArticle
Plan de l'article
Les principales ressources naturelles du Soudan sont l’eau, fournie par le Nil, et les sols fertiles des vallées fluviales. L’irrigation est très développée dans la partie centrale. La Gézireh (« l’île » en arabe), au sud de Khartoum, foyer de la culture du coton, constitue le cœur de l’économie soudanaise. Avec une superficie de 1 million d’hectares, la Gézireh est la région la plus irriguée du monde. Les acacias des forêts du Centre fournissent la gomme arabique, commercialisée depuis plus de deux mille ans. Les réserves en minéraux, bien que faibles, existent : le pays recèle des ressources en or, chrome, cuivre et en minerai de fer, ainsi qu’en pétrole, notamment dans le sud du pays.
En 2007, la population du Soudan est estimée à 42,3 millions d’habitants, pour une densité moyenne de 18 habitants au km2. Les régions les plus peuplées sont celles situées autour de Khartoum et dans le Soudan central à proximité du Nil Bleu et du Nil Blanc. Le Soudan est une véritable mosaïque ethnique, à l’intérieur de laquelle il est possible de distinguer deux groupes principaux. Au nord et au centre dominent les populations islamisées (77 p. 100 des Soudanais), qui ne sont pas toutes arabisées : si les Baggaras, peuple noir de pasteurs transhumants du Centre, le sont, ce n’est pas le cas des nomades chameliers Béjas (environ 500 000 personnes) peuplant les montagnes de la mer Rouge. Au sud et dans les massifs montagneux centraux, vivent des populations animistes et chrétiennes, parmi lesquelles les Dinka (2 millions de personnes) et les Nuer (500 000 personnes), pasteurs nomadisant de la cuvette du Haut-Nil, ainsi que les Nuba (500 000 individus), agriculteurs des collines du Centre. La guerre civile a bouleversé les schémas traditionnels de peuplement. La plupart des habitants du Sud ont été déplacés, des dizaines de milliers d’entre eux ont été tués et des centaines de milliers se sont réfugiés dans les pays voisins ou dans des camps bâtis à la périphérie des villes du Nord.
En février 1994, le territoire a été divisé en 26 États fédéraux. Khartoum, la capitale, constitue la plus grande ville du pays et le principal centre économique du pays. Elle forme une conurbation avec Omdurman, capitale précoloniale. Port-Soudan, sur la mer Rouge, est le principal port du pays.
La langue officielle du Soudan est l’arabe, parlé par 70 p. 100 de la population. L’anglais est largement utilisé, tout comme une centaine de langues locales, parlées essentiellement dans l’ouest, l’est et le sud du pays (voir langues d’Afrique). En 1983, la charia, loi islamique, a été imposée comme source du droit à l’ensemble du pays. Si plus de 70 p. 100 de la population soudanaise appartiennent à la communauté sunnite, 17 p. 100 sont animistes et 10 p. 100 chrétiens. L’islam soudanais se caractérise par la vénération d’un grand nombre de « saints » locaux. L’adhésion à l’une ou l’autre croyance va de pair avec l’appartenance à une culture et à une communauté sociale.
L’école est gratuite mais non obligatoire. Dans le Nord, les écoles coraniques jouent un rôle important dans la scolarisation des jeunes. La guerre civile a en revanche provoqué l’effondrement du système scolaire dans le sud du pays. En 2005, le taux d’alphabétisation est de 63,2 p. 100, bien que le pays comporte plusieurs établissements d’enseignement supérieur comme l’université de Khartoum (fondée en 1956), l’université islamique d’Omdurman (1912) et l’université de Juba (1975), fermée depuis la reprise de la guerre civile.
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