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  • [France-Diplomatie] SOUDAN

    Numéros utiles . Ambassade de France à Khartoum: Heures d’ouverture : 8h - 15 h . Tel : [249](1)83.47.10.82 Télécopie : [249](1).83.46.59.28

  • AMBASSADE de la REPUBLIQUE du SOUDAN à PARIS

    La représentation diplomatique du pays à Paris présente des informations synthétiques sur le pays et les services qu'elle propose à ses ressortissants résidant en France.

  • Soudan

    en:Soudan DEBUT_CHIFFRES_CLES ; Superf.; 2 505,8 milliers de km2; Pop.; 31,7 millions; PNB; 10,7 mds de dollars (2001); PNB/hab.; 340 dollars (2001); Croiss.; 6,9 % (2001)

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Soudan

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Soudan : drapeau et hymneSoudan : drapeau et hymne
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5.7. 2

L’éviction d’Hassan al-Tourabi et la fin de l’isolement international

Au mois décembre 1999, les profondes tensions qui opposent Omar al-Bachir et Hassan al-Tourabi — porté à la présidence du Parlement en 1996 — éclatent en conflit ouvert. Après avoir dissous le Parlement et décrété l’état d’urgence, le président soudanais nomme un gouvernement et écarte du pouvoir le leader islamiste. Le président espère ainsi mettre fin à l’ambiguïté d’un pouvoir tiraillé entre deux tendances. Il compte aussi trouver là une occasion de renouer avec l’opposition politique et de rompre l’isolement du pays face à ses voisins immédiats : l’Ouganda, l’Éthiopie et l’Érythrée (qui soutiennent les autonomistes du Sud). Lancé dans une énergique campagne diplomatique, il parvient également à obtenir le soutien de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, ainsi que de plusieurs pays de l’Union européenne, intéressés par les ressources pétrolières du pays.

En décembre 2000, Omar al-Bachir est réélu à la présidence de la République pour un mandat de cinq ans avec 86,5 p. 100 des suffrages. Boycotté par la quasi-totalité des partis d’opposition, le scrutin ne peut avoir lieu dans 12 circonscriptions du sud du pays contrôlées par la rébellion. Alors qu’à l’Assemblée nationale, le Congrès national (CN), le parti du président, remporte la quasi-totalité des sièges à pourvoir, les résultats du scrutin sont qualifiés de « farce » par l’opposition qui estime que les fraudes et les irrégularités ont marqué le processus électoral. Le président affirme que sa priorité est le rétablissement de la paix dans un pays qui, depuis 1983, est en proie à une guerre civile.

5.7. 3

Entre trêve et combats

La voie de la modération dans laquelle s’est engagé le régime de Khartoum, confirmée par la condamnation des attentats du 11 septembre 2001, permet la reprise des relations avec les États-Unis. Leur engagement diplomatique au Soudan contribue à des avancées importantes dans la résolution du conflit du Sud-Soudan : le 19 janvier 2002, à Genève (Suisse), sous l’égide de l’envoyé spécial des États-Unis pour la paix au Soudan, Jonhatan Danforth, le gouvernement soudanais et les rebelles du Sud de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) s’accordent sur un cessez-le-feu historique. En dépit de la poursuite des offensives, les négociations aboutissent le 20 juillet à la signature d’un protocole d’accord à Machakos (Kenya).

Au mois d’octobre 2003, tandis que la poursuite de combats sporadiques ne semble pas remettre en cause la trêve ni les pourparlers de paix, le président Bachir procède à la libération des prisonniers politiques, conformément à sa volonté de normaliser la situation politique au Soudan. C’est dans ce cadre qu’est libéré le leader islamiste, Hassan al-Tourabi, arrêté et placé en résidence surveillée en février 2001 pour tentative de sédition. Ce dernier est cependant de nouveau arrêté quelques mois plus tard, alors qu’il est accusé d’encourager les mouvements de rébellion dans le Darfour. Situé au nord-ouest du Soudan, à la frontière avec le Tchad, le Darfour est en effet le théâtre, à partir de février 2003, d’une rébellion menée par deux groupes rebelles, le Mouvement de libération du Soudan (MLS) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), réclamant notamment le développement économique de cette région semi-désertique et isolée. Alors que forces gouvernementales soudanaises et rebelles s’affrontent, le conflit dégénère en catastrophe humanitaire, à la suite des exactions perpétrées par des milices arabes pro-gouvernementales (assassinats, viols, enlèvements de civils, destruction de villages). D’abord ménagé, puis menacé de sanctions par l’ONU, le gouvernement soudanais signe avec les rebelles en novembre 2004 deux protocoles d’accord aux termes desquels les parties au conflit s’engagent à cesser toute opération au Darfour et à garantir la sécurité des populations locales. Selon l’ONU, cette « guerre oubliée » aurait fait plus de 50 000 morts et plus d’un million de déplacés (réfugiés notamment au Tchad voisin).

Tandis que la guerre se poursuit dans le Darfour, les négociations entre le gouvernement et la rébellion sudiste de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), dirigée par John Garang, aboutissent le 9 janvier 2005 à la signature d’un accord de paix global et final à Nairobi (Kenya). Cet accord, qui met fin à un conflit ayant fait un million et demi de morts et quatre millions de déplacés, prévoit une période d’autonomie de six ans, suivie d’un référendum d’autodétermination pour la population du Sud. Il définit un partage du pouvoir et des richesses : John Garang devient le premier vice-président du Soudan le 9 juillet 2005, tandis que le SPLA se voit attribuer la moitié des ressources, essentiellement pétrolières. Mais le décès de John Garang, seulement quelques semaines plus tard, dans un accident d’hélicoptère, provoque des émeutes violentes. Salva Kiir lui succède à la tête du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), la branche politique du SPLA. Toutefois, la normalisation politique se poursuit, et au mois de septembre suivant, un gouvernement d’union nationale est formé, pour la première fois dans l’histoire du Soudan.

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