Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Louis-Philippe Ier et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Louis-Philippe Ier

Résultats avec Windows Live® Search

  • Louis-Philippe Ier - Wikipédia

    Pour les articles homonymes , voir Louis Philippe d'Orléans . ...

  • Louis-Philippe Ier

    Thème(s) de cette page : louis philippe, louis-philippe, louis philippe ier, louis-philippe i, louis philippe i, chambre louis philippe, philippe ier, louis philippe roi 1848 ...

  • Louis-Philippe 1er - L'Histoire en Ligne

    Né à Paris le 6 octobre 1773, mort à Claremont, Angleterre en 1850, Louis-Philippe est le le cousin de Louis XVI...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 2

Louis-Philippe Ier

Article
Médias
Louis-Philippe, roi des FrançaisLouis-Philippe, roi des Français
Plan de l'article
3.1

La Révolution confisquée par le « roi citoyen »

Lorsqu’éclate la Révolution de juillet 1830, la bourgeoisie d’affaires qui a souhaité le renversement des Bourbons nourrit la plus grande méfiance à l’égard d’une solution républicaine. Aussi s’emploie-t-elle habilement à prendre de vitesse les insurgés parisiens et cherche-t-elle une option pour le futur. L’homme de la situation leur apparaît être le duc d’Orléans. Celui-ci semble susceptible de garantir au mieux un compromis écartant tant le spectre de la monarchie absolue d’Ancien Régime que l’ombre sanglante des excès révolutionnaires. Dès le départ précipité du roi Charles X, les républicains proposent au duc d’Orléans la lieutenance générale du royaume le 30 juillet 1830. Louis-Philippe l’accepte et, le 31, est solennellement présenté au peuple de Paris depuis le balcon de l’Hôtel de Ville, en une sorte de « couronnement populaire ». Le 7 août enfin, après un vote favorable des Chambres, le duc d’Orléans devient Louis-Philippe Ier.

Fidèle à son image justifiée de roi-citoyen et afin de marquer la rupture avec le droit dynastique, il refuse le titre de roi de France (qui en aurait fait Philippe VII) et prête serment à la Charte constitutionnelle de 1814, révisée pour consacrer symboles (drapeau tricolore) et décisions politiques (abaissement du cens, abolition de la censure, liberté de la presse).

3.2

Le tournant ultra-conservateur

Dans un premier temps, soucieux de ne pas décevoir les espoirs des républicains, des bonapartistes et de la majorité de la classe politique, Louis-Philippe opte pour une direction libérale du régime. Il nomme donc Laffitte, l’homme du parti du Mouvement, au poste de président du Conseil. Mais dès 1830-1831, l’agitation républicaine se fait menaçante. Aussi Louis-Philippe se tourne-t-il vers les conservateurs et appelle-t-il Casimir Perier à la tête du gouvernement (mars 1831). Ainsi porté aux affaires, le parti de la Résistance fait insensiblement basculer le régime dans l’ère des persécutions politiques contre les bonapartistes, les républicains, les légitimistes et les émeutiers, tels les Canuts de Lyon, sévèrement réprimés en novembre 1831.

La mort de Casimir Perier en 1832 ne modifie pas l’orientation politique de la monarchie de Juillet désormais garantie par Soult, étroitement surveillé par le roi (1832-1834). Entouré d’hommes comme le comte de Molé, le duc de Broglie, Guizot ou Thiers, Louis-Philippe s’implique de plus en plus dans la gestion des affaires. Tandis que la monarchie s’engage dans les voies d’un conservatisme toujours plus prononcé, les oppositionnels s’affichent et manifestent : les légitimistes, regroupés derrière la duchesse de Berry et son fils, le comte de Chambord, contestent à Louis-Philippe son titre royal ; de leur côté, les républicains déclenchent des insurrections à partir de 1832 dont les plus violentes, en avril 1834 à Lyon et Paris, débouchent sur la sanglante répression de la rue Transnonain (15 avril). La popularité de Louis-Philippe est alors laminée. Plusieurs attentats menacent alors la vie du souverain dont les plus importants restent ceux de Fieschi le 28 juillet 1835, puis de Meunier et d’Alibaud en 1846. Après deux brefs passages de Thiers à la présidence du Conseil (1836 et 1840) et deux intermèdes dirigés par Molé et Soult — auxquels succèdent plusieurs crises ministérielles —, Guizot accède au pouvoir. Huit années durant, il se fait le fidèle porte-parole du roi, en imprimant la marque grandissante d’un ultra-conservatisme. Il fait fi des aspirations des classes défavorisées, en particulier les ouvriers qui manifestent sporadiquement, mais également de la petite bourgeoisie trop peu fortunée pour accéder au droit de vote.

3.3

La déliquescence du régime et l’abdication de Louis-Philippe

En dépit de la fermeté de Louis-Philippe, certains événements fissurent progressivement la stabilité de la monarchie de Juillet. En 1842, la mort de l’héritier de la couronne, le duc d’Orléans, très populaire en raison de ses opinions libérales, porte un premier coup au régime. De surcroît, le vieillissement du monarque accentue la critique des oppositionnels contre l’État et les journaux, régulièrement saisis, le croquent en retour sous les traits fameux d’une poire. La crise économique qui frappe le pays à partir du milieu des années 1840 finit de déstabiliser l’autorité d’un Louis-Philippe apparemment inconscient de la ruine qui menace son trône.

Lancée le 9 juillet 1847, la « campagne des Banquets » rassemble bientôt l’ensemble de l’opposition. L’interdiction et la répression d’un banquet radical le 21 février 1848 déclenche l’agonie du régime. Malgré la démission de Guizot le 23, la fusillade du boulevard des Capucines, le jour même, lance dans la capitale un vaste mouvement révolutionnaire. Pour ne pas faire tirer sur le peuple, Louis-Philippe choisit vainement d’abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris (24 février). Il quitte aussitôt le territoire, s’exilant en Grande-Bretagne. La reine Victoria met à sa disposition le château de Claremont (dans le Surrey) où il meurt deux ans plus tard, le 26 août 1850. Avec l’abdication de Louis-Philippe, le régime monarchique s’éteint au profit des aspirations républicaines (voir IIe République).

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft