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HongrieArticle
Plan de l'article
La Hongrie possède quatre stations de radio et deux chaînes de télévision. La Constitution hongroise garantit la liberté de la presse. En 2004, il y avait 34 quotidiens totalisant un tirage de 4,69 millions d’exemplaires.
Avant la Seconde Guerre mondiale, l’économie de la Hongrie était essentiellement fondée sur l’agriculture. Les rares sites industriels ont été détruits durant le conflit. Après la prise du pouvoir par les communistes en 1948, le gouvernement hongrois a lancé une série de plans de développement économique à long terme qui privilégiaient l’industrialisation. Négligeant les biens de consommation et les activités de service jusque dans les années 1960, les autorités ont consacré l’essentiel de leurs investissements à l’industrie lourde. Avec l’élection d’un gouvernement non communiste en 1990, la Hongrie a accéléré sa transition d’une économie planifiée centralisée vers une économie de marché. Le pays s’est notamment ouvert au tourisme, qui est devenu une part importante de l’économie. La Hongrie figure au début des années 2000 parmi les pays les plus riches de l’ancien Bloc de l’Est. En 2006, le produit intérieur brut (PIB) était de 112,9 milliards de dollars, soit un PIB par habitant de 11 216,60 dollars. En 1997, le pays a renoué avec une croissance positive, qui atteint 3,90 p. 100 pour la période 2006. Sous le coup d’une sévère politique d’austérité en 1996-1997, la Hongrie est parvenue à réduire son taux d’inflation (18,5 p. 100 en 1997, ramené à 9,2 p. 100 en 2001 et 5,3 p. 100 en 2003) et bénéficie d’un taux de chômage modéré (de 10,4 p. 100 en 1997, il est passé à 6,1 p. 100 en 2004). La Hongrie totalise à elle seule 40 p. 100 des investissements étrangers de la région et apparaît bien armée pour réussir son intégration dans l’Union européenne (UE), effective le 1er mai 2004, malgré un déficit budgétaire excessif. Pour la période 2007-2013, la Hongrie est bénéficiaire de 22,5 milliards d’euros de fonds structurels de l’Union européenne, ce qui représente 3,21 p. 100 de son PIB.
En 2006, le secteur primaire représentait 4,2 p. 100 du PIB et occupait 5 p. 100 de la population active. Près de 54 p. 100 du territoire total de la Hongrie est cultivable. Au milieu des années 1980, environ 94 p. 100 de la surface agricole utile était gérée par des fermes collectives et des fermes d’État. En 1990, une grande partie des terres ont été restituées aux propriétaires d’origine ou partagées. Les céréales occupent plus de la moitié de la surface cultivée : le maïs (8,44 millions de t), le blé (4,4 millions de t) sont les principales productions, suivies par la betterave sucrière (2,5 millions de t), l’orge (1 081 120 t), la pomme de terre (574 436 t), le tournesol. Les vignes de la région du Tokay sont mondialement connues et produisent annuellement 551 251 t de raisin. L’élevage est important, notamment celui des porcins (3,9 millions de bêtes, 3 fois plus qu’en France à population égale). Les forêts totalisaient 2 millions d'hectares en 2005. L’extension des zones cultivées, un taux d’exploitation élevé et un reboisement inadapté ont diminué les ressources après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1960, le gouvernement a limité la coupe de bois et a lancé un programme de reboisement intensif. Le lac Balaton et les fleuves Danube et Tisza alimentent l’industrie de la pêche en eau douce (perches, carpes, brochets, silures et aloses).
En 2006, le secteur secondaire représentait 30,1 p. 100 du PIB et occupait 32,4 p. 100 de la population active. Au temps du communisme, toutes les ressources minières étaient exploitées par l’État, sauf l’uranium, confié à une agence soviétique. Les principales productions sont le charbon (13,2 millions de t), le lignite, la bauxite (647 000 t), le pétrole (9,1 millions de barils par an) et le gaz naturel (2,9 milliards de m3) ; d’importance moyenne, elles sont en régression régulière depuis le début des années 1990. La Hongrie doit importer les matières premières indispensables à ses industries en croissance rapide, après le passage à vide qui a suivi l’effondrement du communisme. L’industrie lourde reste dominante avec la production d’acier, d’aluminium et de ciment. Le développement des industries de transformation concerne la construction mécanique, le matériel audiovisuel, les produits chimiques. La Hongrie dispose également d’une importante industrie agroalimentaire, traitant les productions locales. En 2003, l’approvisionnement en électricité est assuré à 32,5 p. 100 par le nucléaire.
En 2006, le secteur des services représentait 65,7 p. 100 du PIB et occupait 62,6 p. 100 de la population active. L’unité monétaire de la Hongrie est le forint (1 forint = 0,0041 euro en janvier 2005). Toutes les activités financières sont gérées par la Banque nationale de Hongrie qui émet la monnaie et gère les comptes courants et l’épargne. La Banque du commerce extérieur finance les entreprises qui commercent avec l’étranger et la Banque de développement national finance les projets d’investissement à grande échelle. Le pays dispose de plus de 30 banques commerciales. Le Danube, qui traverse le pays du nord au sud, constitue l’artère de transport principale. Avec ses affluents navigables (totalisant 1 690 km), il permet des liaisons à faible coût pour une grande part du fret intérieur et du trafic des passagers. Il offre aussi une voie d’accès rapide aux marchés d’Europe centrale, du Sud-Est et de la mer Noire. La Hongrie dispose également de 159 568 km de routes et de 7 950 km de voies ferrées. Au lendemain de son adhésion à l’Union européenne, la Hongrie décide d’investir dans les transports autoroutiers afin de profiter de sa position centrale en Europe.
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