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sacrement

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Baptême catholiqueBaptême catholique
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Présentation

sacrement, dans les Églises chrétiennes, actes liturgiques institués par le Christ et confiés à l'Église pour communiquer la grâce de Dieu. Ils sont au nombre de sept pour l'Église catholique, au nombre de deux pour la tradition protestante non luthérienne (voir protestantisme).

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L'origine des sacrements

Le mot latin sacramentum qui a donné en français le mot sacrement est la traduction du terme grec mystèrion : le mystère, dans les religions antiques, est une réalité divine normalement cachée à l'homme, ou un culte secret, pratiqué par des initiés, qui permet d'avoir part à la vie de la divinité.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec mystèrion désigne le plan de Dieu pour la rédemption du monde, réalisé par le Christ et révélé à ceux qui ont la foi (Épître aux Éphesiens I, 9-10).

Le Nouveau Testament donne un fondement solide à plusieurs sacrements chrétiens, qui cependant ne portent pas encore ce nom de sacrement : le baptême (Évangile selon saint Matthieu XXVIII, 19) et l'eucharistie (Évangile selon saint Matthieu XXVI, 26-29).

Au début du XXe siècle, la recherche sur l'origine des sacrements s'est tournée vers les religions à mystères de l'Orient. On pensait que ces religions avaient influencé les premières communautés chrétiennes. Aujourd'hui, les spécialistes insistent surtout sur l'origine juive des sacrements : le baptême serait issu des mouvements baptistes juifs tandis que l'eucharistie proviendrait des repas rituels juifs.

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Du Christ aux sacrements

La théologie chrétienne des sacrements est fondée sur le salut que le Christ apporte aux hommes par sa mort et sa résurrection. Le salut réalisé par le Christ en fait le sacrement fondamental (c'est-à-dire le signe et le moyen) de la rencontre de Dieu et de l'homme. C'est parce que l'Église est le corps du Christ qu'elle est appelée par le concile Vatican II sacrement de salut, c'est-à-dire « à la fois le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain » (Lumen Gentium 1). Les sacrements chrétiens tirent leur efficacité et leur signification de l'action salvatrice du Christ qui est ainsi communiquée et rendue accessible dans l'Église. Ils communiquent efficacement la grâce dont ils sont le signe, car ils sont le résultat du salut réalisé par le Christ. Cependant, certaines Églises protestantes ne considèrent pas les sacrements comme les véhicules de la grâce, mais comme des signes extérieurs d'une grâce intérieure, celle de la foi, qui est déjà présente dans le croyant.

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Opus operatum

Dans la théologie catholique, le sacrement est valide et efficace par l'action de Dieu (opus operatum) et non par la disposition subjective de l'homme comme telle (opus operantis). Cela ne signifie pas que le sacrement apporte le salut et donne la foi si l'homme se ferme à son action par manque de foi. Une disposition subjective de réception de la grâce, d'ouverture à l'action de Dieu est nécessaire pour que le sacrement réalise en l'homme le salut, mais cette disposition subjective n'est pas la cause de l'efficacité du sacrement. Elle en est seulement la condition.

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