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hauteur (musique)

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DiapasonDiapason

hauteur (musique), position d'une note, déterminée par la rapidité des vibrations qui la produisent en l'espace d'une seconde. Plus les fréquences sont nombreuses, plus le son est aigu. La hauteur de la note à partir de laquelle sont accordés les instruments est fixée conventionnellement : c'est le diapason.

Cependant, la sensation de hauteur de deux sons d'égale fréquence est conditionnée par la nature de l'instrument, son timbre, et également par l'acoustique de la salle et la température ambiante.

On distingue différentes hauteurs pour la voix humaine : soprano, contralto, ténor, baryton ou basse. (Voir Chant, art du.)

Avant un concert, les musiciens accordent en principe leur instrument d'après le la 3 (au milieu de la portée en clé de sol), à 440 hertz/seconde pour une température de 20 °C, suivant la norme fixée au congrès de Londres en 1939 et ratifiée par le Conseil de l'Europe (1971). On utilise cependant parfois le diapason fixé à 444/445 hertz. En effet, la fréquence étalon, ou diapason, a considérablement varié au cours des siècles, selon les pays et les genres musicaux. Pendant la Renaissance, les instruments à vent en bois furent généralement accordés de manière que le la 3 équivaille à 446 hertz (c'est-à-dire 446 vibrations par seconde), soit un demi-ton au-dessus du la moderne. Les facteurs d'instruments à vent de la fin du XVIIe siècle, qui utilisaient le diapason des orgues parisiennes, fixèrent le la à 415, soit un demi-ton au-dessous du diapason moderne. À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, les instruments à vent (voir Musique, instruments de) utilisés dans les ensembles et les orchestres furent progressivement accordés de plus en plus haut, pour finalement approcher un la à 452 (diapason aigu) au milieu du XIXe siècle. De nombreuses tentatives de normalisation du diapason furent menées, les plus importantes étant à mettre à l'actif d'une commission de musiciens et de scientifiques français qui, en 1858-1859, se prononça en faveur du la = 435, alors largement utilisé à l'époque en France. En 1887, ce même diapason fut adopté par la Conférence internationale de Vienne.

Voir aussi Accord (musique) ; Solfège ; Système musical ; Tonalité.

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