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Résultats avec Windows Live® Search Ronsard, Pierre deArticle
Plan de l'article
Présentation ; « Je suis Ronsard et que cela te suffise. » ; « Les exploits de l’esprit » ; « Je suis le trafiqueur des Muses. »
Ronsard, Pierre de (1524-1585), poète et courtisan français, salué par les cours et les humanistes européens de la Renaissance comme le successeur d’Homère en France. Initiateur de la Brigade (future Pléiade), il domine le monde poétique de son époque par sa production aussi abondante que variée. On en retient généralement les divers sonnets amoureux et les discours philosophiques.
Fils cadet d’un hobereau vendômois au service de François Ier, le jeune Pierre, comme la plupart des fils de la petite noblesse de province est destiné aux carrières de l’État. Après quelques années de préceptorat et un bref passage au collège de Navarre dont il est renvoyé pour immaturité (1533), il intègre l’école des pages à douze ans, afin d’y recevoir les enseignements militaires. Il est alors mis à la disposition de la famille royale, accompagnant ainsi Jacques V et son épouse en Écosse (1535-1537 ; 1539-1540), suivant les expéditions de Charles d’Orléans (1538-1539). En 1540, l’humaniste Lazare de Baïf l’emmène enfin en Alsace pour une mission diplomatique. C’est une longue fièvre — dont les suites le laissant à demi sourd lui interdisent désormais les fonctions militaires — qui lui permet de reprendre ses études de lettres (1543) et de se faire conférer la tonsure, gage de revenus constants. En 1544, il rejoint le collège parisien humaniste de Coqueret avec son ami Jean Antoine de Baïf afin d’y compléter ses connaissances des langues et des grands textes anciens sous la direction de l’érudit Jean Dorat. En même temps, avec ses condisciples, parmi lesquels Joachim Du Bellay et Jacques Peletier du Mans, il forme un groupe de travail — baptisé « la Brigade » (future Pléiade) — dont les efforts et le projet ambitieux de « rénover la poésie française et de créer une langue nationale » se traduiront par la publication, en 1549, de la Défense et Illustration de la langue française de Du Bellay.
Si Ronsard publie son premier poème dans l’édition des Œuvres poétiques de Jacques Peletier, en 1547, et rédige divers épithalames en l’honneur de princes et de princesses ou quelques entrées royales, il fait véritablement son entrée sur la scène poétique en 1550, alors que paraissent ses quatre livres d’Odes pindariques. Ce recueil de pièces, que suit le Bocage (qui deviendra le Bocage royal en 1584) et qui, sur des rythmes variés, chante aussi bien les grands personnages que la vie privée, illustre la verve lyrique du poète qui souhaite redonner à la poésie la fonction encomiastique (de célébration) et divine qu’elle a héritée de l’Antiquité. L’ouvrage reçoit une suite — le Cinquiesme Livre des Odes — en 1552, et connaîtra plusieurs remaniements jusqu’en 1584.
Quand en 1552, paraît le recueil des Amours (qui correspond aux seules Amours de Cassandre dans l’édition de 1560), collection de sonnets et de chansons aux thématiques amoureuses platonisantes héritées du pétrarquisme et dédiés à Cassandre, première inspiratrice des passions impossibles relatées dans les canzoniere amoureux de Ronsard, le poète est déjà attelé à la rédaction du Livret des Folastries (suite de poèmes légers et gaillards qu’il publiera en 1553) et de la Franciade qui constitue son « grand œuvre » et qui, dès lors que le projet d’écrire « l’épopée de la grandeur de la France » sera approuvé et commandé par le roi Henri II, ne quittera plus jamais ses tablettes. Suivent, en 1554, une nouvelle édition du Bocage et la publication des Meslanges, poèmes descriptifs de longueurs variables qui renouvellent le genre du blason marotique. En 1555 et 1556, outre les éditions remaniées des Odes et des Meslanges, Ronsard publie successivement la Continuation des Amours et la Nouvelle Continuation des Amours, où il continue de célébrer le sentiment amoureux. En s’adressant à Marie l’Angevine, ce recueil lui permet d’expérimenter son principe de la variété, en utilisant « une ryme plus basse » qui substitue au style « élevé » des premières Amours une inspiration plus quotidienne et une poésie plus simple. Il s’illustre encore dans le genre de la poésie de célébration et fait paraître deux livres d’Hymnes (1555-1556), longue suite de poèmes allégoriques et mythologiques à la gloire des héros du monde et de la nature.
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