![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Bourse de valeursArticle
Plan de l'article
Présentation ; Historique du système boursier ; Rôle et influence du NASDAQ ; Les systèmes de cotation
Bourse de valeurs, lieu où s’échangent les produits financiers, principalement les actions et obligations émis par les entreprises. Ces échanges donnent lieu à des cotations qui déterminent la valeur des titres des sociétés cotées. Il existe par ailleurs des bourses de valeurs qui ont un domaine spécifique d’activité. C’est le cas, par exemple, des bourses de valeurs limitées à la cotation des matières premières.
Si historiquement il est possible de distinguer dans la Rome antique les prémisses d’une organisation de type boursier, la bourse, telle qu’on la connaît aujourd’hui, date du XVe siècle et coïncide avec le développement des échanges et l’apparition de nouveaux moyens de paiement reposant sur le crédit. C’est toutefois au XIXe siècle que les bourses de valeurs connaissent un véritable essor. C’est à cette époque que le capital s’investit en actions d’entreprises. Les grandes compagnies de construction ferroviaire associant banquiers, industriels, épargne nationale et investissements étrangers en constituent un bon exemple. La bourse aujourd’hui est devenue le lieu où s’échangent les valeurs mobilières, émises par les sociétés et proposées aux épargnants. Les bourses de valeurs peuvent être classées selon un principe de spécialité, la nature des titres échangés, l’identité des opérateurs habilités à intervenir sur ces marchés financiers, ou encore selon le mode de règlement des opérations qui se nouent sur ces marchés (à ce titre, on distingue le règlement comptant des marchés boursiers qui acceptent le règlement à terme).
Les principales places boursières dans le monde sont situées à New York, Londres, Francfort et Tokyo. Un système d’« échange » concurrent s’est établi à l’échelle mondiale grâce au National Association of Securities Dealers Automated Quotation (NASDAQ), qui est un marché de cotations informatisées pour des opérateurs agissant aux États-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe. Le NASDAQ est la deuxième Bourse américaine en volume ; son importance est grandissante et elle facilite le négoce des titres hors-cote qui sont émis par des sociétés du second marché qui évoluent dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ce marché des valeurs technologiques, qui connaît une forte croissance, a annoncé son implantation européenne pour le quatrième trimestre de l’an 2000. Parmi les investisseurs sollicités pour participer à ce projet, outre les quinze premières banques mondiales, figurent une société comme News Corp. et le groupe Vivendi Universal. Ce futur marché espère attirer au moins un millier de sociétés européennes parmi les plus dynamiques évoluant dans le domaine des télécommunications, de l’informatique ou des équipements électroniques. Le Nasdaq devrait disposer de trois sièges sur le Vieux Continent, à Paris, à Londres et à Francfort. La distinction entre cote officielle et second marché repose sur les conditions que doivent remplir les entreprises afin d’être autorisées à émettre auprès du public des valeurs mobilières. Les conditions d’accès au second marché ne sont pas aussi contraignantes que celles exigées pour figurer à la cote officielle. Le second marché est traditionnellement réservé à des entreprises qui ne disposent ni de la taille, ni des fonds nécessaires pour pouvoir bénéficier d’une cote officielle. L’exemple du NASDAQ illustre parfaitement la tendance à l’accroissement de la compétition et l’usage de systèmes de cotations informatisés pour remplacer l’« enceinte » traditionnelle de la Bourse où opérateurs et agents de change se rassemblent et négocient « à la criée ». Si la Bourse de New York a conservé son enceinte de cotations, la place de Londres est entièrement informatisée depuis la déréglementation (surnommée « Big Bang ») de 1987 ; les opérateurs peuvent ainsi voir instantanément toutes les cotations s’afficher sur leur écrans. Les progrès des technologies de l’information ont considérablement réduit le coût de mise en place d’un marché centralisé des valeurs par écrans digitaux. Cette informatisation a fortement accru l’aspect mondial qui caractérise l’activité de bourse. Les évolutions des cours sont connues de façon quasi immédiate et de façon continue, quel que soit l’endroit où se déroule la cotation. La rapidité de cette information a été mise en avant pour expliquer l’ampleur de certains krachs boursiers récents, qui renforcent les « comportements moutonniers », et accentue plus rapidement que par le passé les tendances baissières des cours.
L’accroissement de la concurrence entre Bourses a provoqué une scission en deux grandes catégories des systèmes de cotations de ces places. La première rassemble les plus grandes places boursières et utilise le système dit de market maker (teneur de marché). Sur ces places, les market makers fixent toute la journée les cours auxquels ils sont prêts à vendre et à acheter les titres d’une société. Les investisseurs peuvent visionner ces cours et les réglementations de la Bourse précisent que toute transaction doit s’effectuer aux meilleurs prix pour les investisseurs (c’est-à-dire au plus haut si vous vendez et au plus bas si vous achetez). Tous les cours sont affichés sur les écrans et les market makers sont tenus d’honorer leurs engagements pour des transactions en deçà d’un certain volume. Pour les transactions dépassant ce volume, les prix fixés par les market makers ne sont utilisés qu’à titre indicatif ; le prix définitif est le résultat de la négociation avec l’opérateur. L’avantage évident de ce système réside dans l’exécution immédiate des ordres et la fixité simultanée du cours en tout lieu.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |